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     BOX OFFICE USA TOP ANNUEL 1927

    TOP 21 A 30

     

      Suite du box office USA 1927 par Laurent Aumaitre

     RANG

    TITRE

    RÉALISATEUR

    SORTIE
     USA

     RECETTE
    1927

     RECETTE CUMULÉE

    DE L'EXPLOITATION

     21

    THE FIRE BRIGADE

    WILLIAM NIGH

    20.12.26

    495 979 $

    506 150 $

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM avec May McAvoy

     Terry O'Neil est le plus jeune d'une famille de pompiers irlandais. Il tombe amoureux d'Hélèn Corwin, mais des complications s'ensuivent quand Terry apprend que son père, un entrepreneur riche a réduits ses coûts en mettant ses batiments en danger d'incendie...
     
    May McAvoy joua dans son premier film en 1917, mais c'est avec Ben-Hur, en 1925, qu'elle se fit connaitre. Si elle ne devint jamais vraiment une star, elle n'en connut pas moins quelques succès à l'instar de ce film, dans lequel elle n'apparait pourtant pas durant la première demi-heure.
    La MGM reversa 25 % des bénéfices du film à un collège d'instruction de sapeurs-pompiers.


     

    22

    LES AILES
    WINGS

    WILLIAM A.WELLMAN
    12.08.27

          488 745 $

             3 021 790 $

     BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film PARAMOUNT avec Clara Bow, Charles "Buddy" Rogers, richard Arlen, Gary Cooper

    En 1917, dans un petit village américain. Jack Powell et David Armstrong, deux amis inséparables passionnés d’aviation, vivent dans l’insouciance de la jeunesse et sont tous deux amoureux de Sylvia. Mais Sylvia aime David, et Mary, garçon manqué de la bande, aime Jack, qui ne voit en elle qu’une bonne amie. L’Amérique entre en guerre. Jack et David s’engagent avec enthousiasme comme pilotes. Au cours de leur entraînement, ils se lient d’amitié avec White, qui meurt peu après aux commandes de son avion. Jack et David prennent conscience de la dure réalité de la guerre. Au cours de leur première mission, ils sont confrontés à une escadrille allemande et s’en tirent de justesse...

     Film sonore, tinté de couleur et tourné dans le procédé d’écran large Magnascope, « Les ailes » est un film majeur de la décennie. Sorti moins de trois mois après la très médiatisée traversée de l’Atlantique par Charles Lindbergh, ce premier film d’aviation de guerre connut un succès public colossal et propulsa Charles « Buddy » Rogers et Clara Bow au rang de méga stars. Il consacra Gary Cooper comme vedette, alors qu’il n’a que deux minutes de présence à l’écran ; il imposa également William A. Wellman comme le réalisateur de premier plan qu’il ne cessera plus d’être. S’il rapporta moins d’un demi-million de dollars en 1927, c’est parce qu’il ne fut joué que dans une seule salle, le Criterion de New York, durant 63 semaines avant de connaitre une sortie nationale.
    Ce fut aussi un triomphe critique, et l’on put lire : « En guise de spectacle, Wings est un triomphe technique. Il enchaîne les coups de poing jusqu'à ce que le spectateur soit presque nerveusement épuisé ». « Les ailes » est le premier film à remporter l’Oscar du meilleur film, le seul film muet à l’obtenir jusqu’à la sortie de « The Artist » et le seul dans lequel figure Gary Cooper.
    Les séquences aériennes sont tellement réussies et réalistes qu’un historien a étudié le film dans les années 70 pour voir si Wellman n’avait pas inclus des images d’archives de la Première Guerre mondiale. Mais Wellman n’en avait pas eu besoin. Il faut dire qu’il était un vétéran du Lafayette Corps qui servit en France en 1917. Il abattit 3 avions plus 5 probables avant de se faire abattre à son tour. Il survécut miraculeusement au crash (il boita le reste de sa vie et avait une plaque de métal dans le crâne). Aujourd’hui encore, « Les ailes » constitue la référence dans le genre. Avant de tourner « Top Gun », Tony Scott visionna le film afin d'étudier les séquences aériennes.
    Wellman poussa le réalisme jusqu’à imposer à ses acteurs vedettes de piloter eux-mêmes les avions, avec caméra embarquée, une première dans l’histoire du cinéma. Mais contrairement à Richard Arlen qui servit dans la Royal Canadian Flying Corps, Charles Rogers n’avait jamais piloté. Il fut donc instruit par le lieutenant Hoyt Vandenberg (qui devint général, commandant de la 9e Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale). À la fin du tournage, « Buddy » totalisait 800 heures de vol !
    « Les ailes » est également le premier long métrage à montrer deux hommes s’embrasser et le premier à faire du placement de produit avec la barre chocolatée Hershey.
    Le film fut longtemps considéré comme perdu jusqu’à ce qu’une copie soit retrouvée dans les archives de la Cinémathèque française à Paris.

     

     BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30

     

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30

     

    23

    LE BEL AGE
    THE FAIR CO-ED

    SAM WOOD

    15.10.27

    473 400 $

                 485 300 $ 

     BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM avec Marion Davies

    Marion Bright, est une jeune fille moderne qui aime beaucoup sa voiture. Lorsqu son père veut l'envoyer étudier à Bingham, elle refuse fermement sous prétexte que ce collège n'accepte pas les voitures. Mais quand un jeune étudiant, Bob, sonne à la porte en tant que démarcheur pour se faire de l'argent de poche, elle change d'avis et rejoint la cohorte d'étudiants...

    Comme à l'accoutumée, ce nouveau succès de Marion Davies est une production de son amant, le milliardaire William Randolph Earst qui détesta le film et qui tint le réalisateur Sam Wood responsable. Il considérait cette adaptation d'une pièce à succès de 1909, comme une « comédie bon marché ».
    Durant le tournage, Charles Lindbergh, auréolé de gloire après sa traversée de l'Atlantique, vint à la rencontre de Marion Davies dont il était totalement fan. Cette brève rencontre assura une promotion certaine au film.

     

    24

    MONSIEUR WU 
    MR WU

    WILLIAM NIGH

    26.03.27

          470 262 $

        470 262 $ 

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM avec Lon Chaney, Renée Adorée

     Mister Wu a élevé sa fille Nang Ping dans le strict respect des antiques valeurs chinoises. Il la destine à un mandarin et ne songe pas une seconde à la consulter sur l'opportunité de ce mariage. Bien qu'elle vive cloîtrée dans le palais paternel, Nang Ping fait la connaissance d'un jeune Anglais, Basil Gregory, dont elle s'éprend. Elle a la naïveté d'informer son père de son intention de l'épouser. Mister Wu aime sa fille mais plus encore les traditions. Il tue sa fille et entreprend de se venger de la totalité de la famille Gregory, qu'il invite dans sa demeure. Les portes se referment sur madame Gregory et sa fille, inconscientes du danger qui les menacent...

    Mr Wu est à l'origine le héros d'une pièce à succès de Broadway, sortie en 1913. Ce personnage devint si populaire que Matheson Lang, premier acteur à l'avoir interprété, joua presque uniquement des rôles d'Asiatique le reste de sa carrière, au point que son autobiographie s'intitula « Mr Wu regarde en arrière ». La pièce fut adaptée une première fois en 1919 par le cinéma britannique. C'est d'ailleurs outre-Manche qu'il restera le plus populaire ; il y sera régulièrement cité dans les chansons à succès du comique George Formby.
    Cette popularité imposa ainsi la caricature des Chinois, en particulier les anciens, qui peut être aujourd'hui considérée comme dérangeante. Tout comme l'est cette version du prolifique réalisateur de série B, William Nigh (119 films à son actif en 35 ans), que même le talent de Lon Chaney ne sauve pas de la médiocrité.
    À noter que les décors du film sont signés Cedric Gibbons, l'un des 36 cofondateurs de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences et le designer de la statuette des Oscars. Oscars pour lesquels il fut nominé 39 fois et récompensé 11 au cours de sa carrière.

     

     

    25

    L'INCONNU
    THE UNKNOW

    TOD BROWNING

    04.06.27

            466 600 $

            406 600 $ 

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM Avec Lon Chaney, Joan Crawford

    Alonzo, "L'homme sans bras", vedette d'un cirque installé à Madrid, tire à la carabine et lance des poignards avec ses pieds sur sa partenaire, dont il est en secret éperdument amoureux, la jolie Estrellita, la fille de Zanzi, le directeur. Malabar, l'hercule du cirque, est également sensible aux charmes de la jeune fille, laquelle ne lui prête pourtant aucune attention, car Estrellita est terrifiée par les mains des hommes. Aussi se sent-elle en sécurité auprès d'Alonzo. En réalité, "L'homme sans bras" est un redoutable malfaiteur qui, pour déjouer les recherches de la police, s'est fabriqué cette fausse identité qui le rend ainsi parfaitement insoupçonnable. Non seulement il possède ses deux bras qu'il tient, pendant la journée, dissimulés le long de son corps. Rudoyé par Zanzi, Alonzo l'étrangle. La police enquête, mais en vain. "L'homme sans bras", résolu à épouser Estrellita, ira jusqu'à se faire amputer de ses deux membres par un chirurgien marron...

    Ce nouveau film du duo Browning/Chaney connut des critiques mitigées, le New York Evening Post écrivant même : « Une visite à la salle de dissection dans un hôpital serait tout aussi agréable et en même temps plus instructive ». Mais le public fit un bon accueil au film, et découvrit ainsi Joan Crawford.
    Todd Browning s'inspira d'un de ses souvenirs de l'époque où il suivait un cirque itinérant, et où un criminel en fuite avait intégré le cirque comme acrobate.
    La production engagea l'artiste de cirque Paul Desmuke, né sans bras, pour doubler Lon Chaney dans les scènes où celui-ci se sert de ses pieds à la place des mains, comme pour jouer du couteau ou fumer par exemple.
    Ce film imposa donc Joan Crawford comme une actrice de premier rôle auprès du studio. Elle déclara « J'ai plus appris en regardant travailler Lon Chaney  qu'avec n'importe qui d'autre. J'ai pris conscience pour la première fois de la différence entre se tenir devant une caméra et agir. C'est alors que j'ai commencé à travailler mon jeu ».
    Pendant longtemps, seules des copies de très mauvaise qualité existaient, jusqu'à ce qu'Henri Langlois découvre en 1968 une copie du film en parfait état à la Cinémathèque française, parmi d'autres films dans une caisse portant la mention « inconnu »...

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30

     

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    26

    TWO ARABIAN KNIGHTS

    LEWIS MILESTONE

    23.09.27

          465 518 $   

                      509 718 $   

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film UNITED ARTISTS avec William Boyd, Mary Astor

    L'histoire concerne les aventures d'un soldat de la Première Guerre mondiale et de son sergent. W. Dangerfield Phelps (William Boyd) est un homme intelligent qui est constamment harcelé par le Sgt. Peter O'Gaffney (Louis Wolheim). Les deux hommes se chamaillent sur le champ de bataille et continuent de le faire quand ils sont capturés par les Allemands et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre. Face à un problème commun, O'Gaffney et Phelps enterrent la hache de guerre (mais pas trop profondément) et organisent une évasion. Ils réussissent finalement en enfilant des burnous et en se faisant passer pour des Arabes. 


    Ce premier film produit par le milliardaire excentrique Howard Hugues est également le premier succès du grand réalisateur Lewis Milestone. Immigré russe, naturalisé américain en 1919, Milestone débuta dans le métier comme assistant-réalisateur de guerre en Europe. Ce qui explique sans doute la virtuosité avec laquelle il filme les batailles dans sa célèbre adaptation du non moins célèbre roman d'Erich Maria Remarque : « À l'Ouest rien de nouveau ». Avec « Two arabian knights », il obtient l'Oscar du meilleur réalisateur de comédie (le premier Oscar des trois de sa carrière).
    On l'a oublié, mais si William Boyd reste connu pour avoir interprété le célèbre cow-boy Hopalong Cassidy à partir de 1935, il fut une vedette du muet. Après avoir accumulé les petits rôles depuis 1918, il est repéré par Cecil B. DeMille en 1925 qui lui donne un second rôle dans son film « Road To yesterday ». L'année suivante, il lui offre la célébrité avec « Les bateliers de la Volga » que nous avons déjà vu.
    Mary Astor débute dans le cinéma en 1921 et après quelques rôles secondaires pour la Paramount elle décroche le rôle principal féminin face au grand John Barrymore dans « Beau Brummel » (voir 1924). Leur liaison, alors qu'elle est mineure est mal vue par ses parents, aussi la séquestrent-ils dans leur maison. Pour couronner le tout, ce sont eux qui gèrent sa carrière et surtout ses gains. Un jour elle réussit à s'échapper en passant par la fenêtre du deuxième étage de la maison, mais elle ne réussira à récupérer ses gains qu'en 1926 après l'énorme succès de « Don Juan » (voir 1926). Aussi ce nouveau succès est pour elle symbole d'une nouvelle vie, celle d'une star libre et indépendante.

    Longtemps invisible une copie du film fut découverte dans les archives personnelles d'Howard Hughes après sa disparition

     

    27

    RESURRECTION

    EDWIN CAREWE

    19.03.27

            451 257 $     

          451 257 $    

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film Edwin Carewe Productions  avec Dolores del Rio, Rod La Rocque

    Katyusha, une paysanne, est séduite et abandonnée par le prince Dimitry, qui se retrouve, des années plus tard, dans un jury chargé de juger la même Katyusha  

    Cette adaptation d'un roman de Léon Tolstoï est le deuxième des cinq films dirigés par le réalisateur producteur amérindien Edwin Carewe, ayant pour vedette la splendide Dolores Del Rio. Elle débuta en effet dans « Joanna » réalisé par Carewe en 1925. L'année suivante, l'immense succès d'« Au service de la gloire » la révèle au grand public, et le succès de « Resurrection » la consacre définitivement star. Commence alors une incroyable carrière de 40 ans au sommet. Considérée en son temps comme l'une des plus belles actrices du monde (un jury composé de spécialistes de la mode, du cinéma, de la chirurgie esthétique, de médecins, etc. la consacre même plus belle actrice au monde dans le magazine Photoplay en 1933), elle reste sans aucun doute la plus grande star cinématographique mexicaine de l'histoire.
    Un succès de plus pour Rod La Rocque qui épousera quelque mois plus tard Vilmà Bànky avec qui il restera jusqu'à sa mort en 1963.
    Après la cruelle déception de découvrir que Dolorès Del Rio n'avait pas l'intention de l'épouser, Edwin Carewe réalisera un remake parlant du film en 1931, avec la rivale de cette dernière, Lupe Velez. Trois ans plus tard, Rouben Mamoulian adaptera lui aussi le roman de Tolstoï, produit par Samuel Goldwynn, sous le titre « Terre de résurrection ».

     

    28

    LE BATEAU IVRE 
    TWELVE MILES OUT

    JACK CONWAY

    09.07.27

         449 700  

                449 700 $          

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM avec John Gilbert, Joan Crawford

    Jerry est un redoutable motocycliste dont la petite amie a été séduite par Red McCue, un malfaiteur. Jerry décide de se venger et défie son rival. Commence alors une folle poursuite...


    Troisième enfant d'une famille modeste, un père qui abandonne le foyer quelques mois avant sa naissance, violée par son beau-père dès ses onze ans, Joan Crawford se réfugie dans la danse. Quittant le Missouri pour Hollywood, où elle enchaîne et gagne les concours de Charleston, elle se fait remarquer par le directeur du service publicité de la MGM qui lui fait signer un contrat en 1925. Elle y restera 20 ans. Elle commence comme doublure de corps pour Norma Shearer, puis enchaîne les figurations avant de connaitre son premier rôle important l'année précédente, dans un film de la First National, qui l'avait « emprunté » à la MGM, « Plein les bottes ». Mais c'est bien « L'inconnu » sorti un mois plus tôt qui la starifie.
    Jack Conway débute comme acteur en 1909, deux plus tard il rejoint la compagnie de David W. Griffith, où il fait ses débuts de réalisateur en 1915. L'année suivante, il entre à la Universal où il se forge une réputation de directeur fiable. En 1925 il rentre à la MGM où il reste jusqu'à sa retraite en 1948. Au sein du studio au lion rugissant, il aligne les succès. Réalisateur sans génie, respectant à la lettre le cahier des charges imposé par le studio, Conway est ce qu'on appelle un bon artisan. S'il ne signe aucun chef-d'œuvre durant sa carrière, ses films restent toutefois divertissants et agréables à regarder aujourd'hui encore.

     

    29

    MOCKERY

    BENJAMIN CHRISTENSEN

    13.08.27

          448 400 $  

      448 400 $  

    BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film MGM avec Lon Chaney

    En Sibérie déchirée par la guerre, Sergei, un paysan à l'esprit simple, rencontre Tatiana, une jeune femme qui lui offre de la nourriture et de l'eau pour l'aider à se rendre à Novokursk. Se faisant passer comme un couple, les deux se faufilent dans la forêt, évitant les soldats. Ils s’arrêtent dans une cabane déserte pour se reposer, mais ils sont découverts par les cosaques et, ne croyant pas que la belle femme soit mariée à un tel homme, ils fouettent Sergei pour qu’ils se rendent compte de la vérité. Lorsque les troupes s'approchent des cosaques, Tatiana se révèle être la comtesse Alexandrova, apportant des informations importantes au siège. Tatiana et Sergei se rétablissent à l'hôpital local, où Dimitri, un jeune capitaine, la considérant comme une paysanne, la flirte jusqu'à ce qu'elle révèle son identité. Tatiana devient l'invitée de M. Gaidaroff, un profiteur de guerre nouvellement riche. Sergei est emmené chez Ivan, le portier de la maison, qui remplit Sergei d'histoires sur la façon dont Tatiana l'évitera, mais que le jour des travailleurs viendra bientôt. Sergei commence à le croire quand il voit Dimitri embrasser Tatiana, et il devient progressivement aigri avec sa pauvre existence. Les troupes quittent la ville pour défendre Vladisk, et les serviteurs trouvent un nouveau courage avec les Gaidaroff laissés sans protection. Ivan et Sergei se saoulent et quand Mme Gaidaroff sonne pour les domestiques, Sergei monte et la nargue. Ivan dit à Sergei qu'il a l'intention d'avoir Tatiana en premier, et Sergei, furieux, enferme Ivan et ses amis dans la cave. Sergei revient à l'étage où il poursuit Tatiana à travers la maison. Les troupes entrent dans la maison et Dimitri la sauve juste à temps. Sergei est capturé et doit être abattu, mais quand Tatiana voit ses cicatrices, elle se souvient de la façon dont il lui a sauvé la vie. Elle ment, disant que Sergei est resté fidèle et qu'il est libéré. Ivan et ses amis s'échappent de la cave et attaquent les gardes. Sergei les combat jusqu'à ce que Dimitri revienne pour les sauver. Sergei est blessé et Tatiana lui dit qu'elle restera toujours avec eux.

    Ce deuxième film américain du danois Benjamin Christensen reçut des critiques mitigés dirons-nous, et rentra tout juste dans ses frais. Il reste considéré comme l'un des rares mauvais films de Lon Chaney pendant sa période MGM. Pourtant, il fut produit par Erich Pommer, célèbre producteur allemand qui lança le mouvement expressionniste du cinéma d'outre-Rhin. Pommer avait dirigé le puissant studio UFA où il produisit les plus gros succès européens de la décennie, ainsi que certains de ses plus grands chefs-d'œuvre : citons entre autres « Metropolis », « Le cabinet du docteur Caligari », « Docteur Mabuse », « Faust » « Manon Lescaut », « Variété ». Les trois derniers, que nous avons vus les années précédentes ayant pour vedette Emil Jannings. Il produisit ensuite deux films pour la Paramount, puis fut engagé par la MGM qui ne le retiendra pas plus que nécessaire. En tant qu'indépendant, il produira « L'ange bleu » avec Emil Jannings et une certaine Marlène Dietrich, ce qui fit le bonheur de la Paramount qui distribua le film et fit signer un contrat à l'actrice aux jambes les plus célèbres du cinéma.

     

    30

    HULA

    VICTOR FLEMING

    27.08.27

    436 342 $

               436 342 $ 

     BOX OFFICE USA 1927 - TOP 21 A 30Un film PARAMOUNT Avec Clara Bow, Clive Brook

    Hula Calhoun, est une très jolie jeune fille, qui a grandi dans le ranch de son père, veuf, propriétaire d'une plantation d'ananas à Hawaii. Loin de la culture <<civilisée>> du monde. Naïve, elle fixe son dévolu sur l'ingénieur anglais, Anthony Haldane. Hula lui déclare son amour, mais Haldane est marié, il se force à lui donner un accueil plutôt froid...

    Victor Fleming ne semble pas avoir été rancunier envers Clara Bow qui eut une liaison avec Gary Cooper alors qu'ils s'étaient fiancés après le tournage de « Mantrap » (voir 1926). En effet, après lui avoir offert son premier grand rôle, il lui offre le rôle qui marquera le public. En particulier avec la célèbre scène où l'actrice se baigne entièrement nue dans une rivière. Le vrai talent de Clara était sa spontanéité. Elle improvisait beaucoup, ce qui ne se faisait pas à l'époque, mais toujours dans la bonne direction et les réalisateurs apprirent très vite à la laisser faire. Fleming dira d'elle qu'elle était « un Stradivarius. Touchez-la et elle répondra avec génie ». Avec pas moins de 6 films en un an, 1927 fut l'année où Clara devint tout simplement la plus grande star de la fin de cette décennie. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

     

     

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