• STAVISKY - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1974

     

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    STAVISKY...

     

    15 MAI 1974

     

    STAVISKY - BOX OFFICE JEAN-PAUL BELMONDO 1974



     

     

    • Réalisation : Alain Resnais
    • Scénario, Adaptation et dialogues de Jorge Semprún
    • Musique : Stephen Sondheim
    • Image : Sacha Vierny
    • Pellicule 35mm, couleur par eastmancolor
    • Production : Cerito Films, Les Films Ariane (Paris) - Euro International Films (Rome)
    • Producteurs délégués : Alexandre Mnouchkine, Oscar Dancigers
    • Directeur de production : Alain Belmondo
    • Distribution : C.C.F.C
    • Début du tournage : 4 octobre 1973
    • Durée : 115 min
    • Jean-Paul Belmondo : Serge Alexandre Stavisky
    • François Périer : Albert Borelli
    • Anny Duperey : Arlette
    • Michael Lonsdale : Docteur Mézy
    • Roberto Bisacco : Juan Montalvo de Montalbon
    • Claude Rich : Inspecteur Bonny
    • Charles Boyer : Le baron Jean Raoul
    • Pierre Vernier : Me Pierre Grammont
    • Marcel Cuvelier: Inspecteur Boussaud
    • Van Doude : Inspecteur principal Gardet
    • Jacques Spiesser : Michel Grandville
    • Michel Beaune : Le journaliste maître-chanteur

    Lundi 24 juillet 1933. Trotsky, révolutionnaire bolchevique, fait une discrète arrivée à Cassis : il vient d'obtenir l'asile politique en France. À Paris, commence pour Serge-Alexandre, homme d'affaires joueur et séducteur, une semaine comme les autres, entièrement vouée à l'argent. À l'heure où son riche ami, le baron Raoul, vient l'attendre dans le hall de l'hôtel Claridge pour lui donner quelques détails sur le concours d'élégance qui a eu lieu la veille à Biarritz, et où Arlette, dame de coeur de Serge-Alexandre, s'est particulièrement distinguée. Seule ombre au tableau en cette journée du 24 juillet, l'enquête que prépare l'inspecteur Bonny, de la Sûreté, sur Serge-Alexandre, homme au passé chargé et qui, sept ans auparavant, a'été condamné à deux ans de prison pour escroquerie. C'est l'inspecteur Boussaud, aujourd'hui plus qu'ami de Serge-Alexandre, qui avait procédé à l'arrestation. Entre autres affaires, Serge-Alexandre dirige le théâtre de l'Empire. C'est là qu'il se rend avec le baron Raoul et qu'il s'offre un instant d'émotion en donnant la réplique à Erna, une comédienne fière de sa judéité, alors qu'il cherche à faire oublier la sienne. Eu fin d'après-midi, Borelli, son homme de confiance, après lui avoir rappelé que ses entreprises étaient déficitaires, cherche à le mettre en garde sur les dangers courus avec cette nouvelle escroquerie, récemment mise en oeuvre : l'émission de faux bons de caisses au crédit municipal de Bayonne. C'est avec ce scandale que prendra fin la carrière aventureuse de Serge-Alexandre, retrouvé mort dans un chalet de montagne.

     

     *****************************************************

    "Stavisky" est un film important dans la carrière commerciale de Jean-Paul BELMONDO parce qu'il symbolise ce que j'appellerai la fin de son premier cycle. En effet le film représente sur le papier une prise de risque que l'acteur ne prendra plus dans ses choix suivants. Pourquoi ? Parce que Alain RESNAIS réalisateur réputé n'a pas tourné depuis cinq ans, ce qui n'est pas très grave si l'on considère que Jean Paul RAPPENEAU a tourné très peu également, mais surtout qu'il n' a pas connu de succès au box office depuis des lustres.

    BELMONDO qui a eu vent que Sergio LEONE désirait tourner une adaptation autour du personnage décide de lancer la production de sa propre adaptation. Il financera le film à 80%, les 20% restant seront à la charge des films Ariane. Jorge SUMPRUN s'attelle à l'écriture du scénario. Alain RESNAIS qui connait SUMPRUN lui demande sur quoi il travaille. Quand ce dernier lui répond, le réalisateur lui déclare qu'il aurait bien aimer faire le film. SUMPRUN s'adresse à l'impresario de BELMONDO qui se montre intéressé. La rencontre entre BELMONDO et RESNAIS va s'avérer très réussie, les deux sont ravis de travailler ensemble. Le budget sera de 9 millions de francs et le tournage va durer 14 semaines. La distribution est de qualité mais ne comporte pas de grandes stars, mais de bons acteurs. La vedette féminine est Anny DUPEYREY qui est une bonne idée, car elle se prête bien à cette époque glamour bien qu'elle ressemble un peu à une héroïne de papier glacé.

    Le tournage se passe sans encombre, et RESNAIS supporte très bien les nombreuses farces de BELMONDO, car il possède un sens de l'humour caché. Il ne sait même pas que son interprète est le principal producteur du film. L'ayant appris à la fin du tournage il n'en trouve l'acteur que plus respectable de ne pas lui avoir fait sentir que c'était l'argentier du film. Le film devait s'appeler "L'Empire d'Alexandre", mais BELMONDO trouvait que cela faisait péplum, RESNAIS quant à lui pense à "Alexandre le bine aimé" mais cela rappelle trop "Alexandre le bienheureux" d' Yves ROBERT. Finalement le distributeur déclare 10 jours avant la fin du tournage qu'il ne prendra le film que sous le titre "Stavisky".

    Ce qui frappe à première vue dans le film, c'est la grande qualité de sa réalisation qui est très appliquée. La photographie est superbe, bien que le ton du film soit un peu froid. Bien qu'il soit consacré à Stavisky, le film débute étrangement sur l'arrivée de Léon Trotsky à Cassis, où il est reçu à la Mairie où le Préfet lui confirme son asile politique. Bon, pourquoi pas ? Le réalisateur déroute parfois le spectateur avec des choix discutables dans l'articulation de son film, constitué de flash-back, et d'une peu évidente allusion à Trotsky dont le réalisateur tente de lier les deux destins. L'histoire se focalise sur Stavisky. Il faut tout de mettre qu'aujourd'hui ce personnage qui ne disait déjà pas grand chose au public de l'époque en 1974 est devenu parfaitement inconnu aujourd'hui, sans vouloir froisser personne. Stavisky est un escroc qui mène bon train, accompagné de bon nombre d'amis de tous les bords. BELMONDO est superbe de prestance à l'instar de ses précédents films comme "L'héritier" par exemple. Très naturel, il dispense cette gouaille à la Bernard Tapie qui sied si bien aux escrocs et autres manipulateurs pour extirper de l'argent aux admirateurs crédules. Le film suit les derniers mois de l'escroc qui va voir collé à ses basques l' Inspecteur BONNY joué par un Claude RICH des plus haineux.

    Le film se déroule sur un faux rythme bercé par la très belle musique de Stephen SONDHEIM. Malgré son optimisme, l' étau va se resserrer petit à petit sur Stavisky qui ne pourra plus compter que sur l'amour réel d' Arlette. L'extrême gauche et l'extrême droite vont s'entendre pour éliminer STAVISKY. Ruiné celui-ci se réfugie dans un chalet en attendant d'être sauvé. C'est pour moi les plus beaux plans du film. Seul dans son petit chalet modeste, sur son lit, Stavisky attend. A priori quelqu'un va entrer. Sans un mot, avec un petit soupir, il semble résigné. Le plan s'éternise, puis on apprend qu'il s'est suicidé. On se doute qu'il a été assassiné. A l'époque, la presse s'était gaussée de sa mort, car au vu des indices laissés, il était impossible qu'il se soit tiré une balle dans la tête seul....

    Alain RESNAIS livre donc un film intéressant pour peu que l'on s'intéresse à l'histoire de cet aventurier. Il convient également d'avoir des connaissances historiques quant à cette époque trouble beaucoup de dialogues y faisant allusion. Cependant le film est très beau, très propre.

    Le film est prévu pour être présenté au festival de Cannes 1974. A la mauvaise surprise de l'équipe, la presse est franchement négative. En gros, il est reproché à RESNAIS d'avoir fait un film commercial qui plus est avec une star populaire comme BELMONDO. Et les fans habituels de l'acteur soulignent un film pas très passionnant. En bref, personne n'est satisfait, au mieux les critiques sont fraîches.

    Ce n'est pas la meilleure publicité pour le film qui sort dans la foulée. Et pourtant il prend la tête du box office hebdomadaire parisien, effet BELMONDO oblige, mais le score est assez modeste, avec seulement 78 000 entrées. Heureusement la seconde semaine est équivalente à la première bien que le film a perdu sa première place. Il baisse ensuite sensiblement avant de s'écrouler à partir de la 5ème semaine. La France suit la logique parisienne. Avec un million d'entrées au compteur le score est évidemment décevant. Ce n'est pas un échec total, mais pas un succès non plus. Cependant BELMONDO va rester fier de son film, et lorsque ses plus grands succès financiers viendront pour des polars de qualité moyenne et qu'on lui reprochera sa facilité, il invoquera les risques financiers qu'il a pris avec le film. Et puis BELMONDO va retrouver Henri VERNEUIL pour "Peur sur la ville" un film destiné sans ambiguïté à rencontrer un grand succès public.

    Alain RESNAIS est remis en selle malgré tout et va tourner deux films qui obtiendront deux succès critique "Providence" et "Mon oncle d'Amérique" qui deviendra même un beau succès au box office. Il peut remercier BELMONDO qui lui a fait confiance.         

      

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

    41

    1 016 134

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    326 175

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    1

    78 516

    17

    2ème semaine

    2

    74 118

     

    3ème semaine

    2

    43 118

     

    4ème semaine

    4

    32 174

     

    5ème semaine

    8

    19 186

     

    Nombre de semaines Paris

     

    19

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

     

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel FRANCE

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

    288 256

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

    STAVISKY BANDE ANNONCE

     

     

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      STAVISKY - JEAN PAUL BELMONDO

     

      vlcsnap-2012-01-12-01h52m16s193.png

      ANNIE DUPEYREY - STAVISKY

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      FRANCOIS PERIER -STAVISKY

     

    ANNIE DUPEYREY - STAVISKY

     

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    vlcsnap-2012-01-12-01h55m19s235.png

     

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      vlcsnap-2012-01-12-01h58m19s244.png

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