• L' HOMME QUI VOULUT ETRE ROI (THE MAN WHO WOULD BE KING) - SEAN CONNERY BOX OFFICE 1976

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    L'HOMME QUI VOULU ETRE ROI

    ( THE MAN WHO WOULD BE KING)

    17 DECEMBRE 1975 (USA)

    21 AVRIL 1976

     
     

    L' HOMME QUI VOULUT ETRE ROI (THE MAN WHO WOULD BE KING) - SEAN CONNERY BOX OFFICE  1976


     

    Réalisation

    John HUSTON

    Scénario

    John HUSTON
    Gladys HILL

    Photographie

    Oswald MORRIS

    Musique

    Maurice JARRE

    Production

    John FOREMAN
    MGM

    Distribution

    WARNER COLUMBIA

    Tournage

     

    Durée

    129 minutes

    Daniel DRAVOT

    Sean CONNERY

    Peachy CARNEHAN

    Michael CAINE

    Rudyard KIPKILNG

    Christopher PLUMMER

    John HAY

    John HUSTON

    Roxanne

    Shakira CAINE

     

    Rudyard Kipling est un journaliste qui travaille à Lahore en Inde. Il rencontre deux anciens officiers de l'armée britannique, Daniel Dravot et Peachy Carnehan qui veulent se rendre dans le Kafiristan pour y chercher fortune. Après un long et périlleux voyage, Dravot et Carnehan arrivent dans le village de Er-Heb où séjourne un ancien soldat du régiment des gourkhas, Billy Fish, qui devient leur ami. Ayant fait également la connaissance du chef de Er-Heb, Ootah, ils lui viennent en aide pour vaincre la ville rivale de Bashkaï. Pendant la bataille, Dravot reçoit une flèche en pleine poitrine, or la flèche s'est plantée dans sa cartouchière. Il ne tombe pas et continue à se battre, et apparaît aux yeux du peuple comme un être surnaturel : en l'occurrence le Dieu Sikander (le fils d'Alexandre le Grand). Dravot est appelé à la ville sainte de Sikandergul où après quelques hésitations, il est élu roi et dieu de tout le Kafiristan et détient ainsi le pouvoir absolu. Mais le pouvoir corrompt le meilleur des hommes et Dravot finit par croire qu'il est réellement un dieu et qu'il descend directement d'Alexandre le Grand. Lorsqu'il décide de prendre pour femme et reine une très belle indigène, Roxanne, le peuple devient méfiant. Pendant la cérémonie du mariage, Roxanne mord Dravot jusqu'au sang prouvant ainsi qu'il n'est pas immortel. Le peuple chasse les trois amis hors de la ville, tuant même Dravot et Billy. Brisé moralement et physiquement Carnehan finit par s'en sortir. De retour à Lahore, il raconte son histoire à Kipling lui donnant même la tête couronnée de Dravot pour prouver que son histoire est véridique.

    Le public français a superbement ignoré "Le lion et le vent" quel va être le sort du film suivant avec Sean CONNERY "L'homme qui voulut être roi" ? L'acteur qui est dans une grande veine artistique à défaut d'être en veine commerciale va participer à un film qui selon lui reste son meilleur.
    A l'origine, le film est tiré d'une nouvelle publiée par le jeune britannique Rudyard KIPLING. L'auteur prix Nobel de littérature reste célèbre pour avoir écrit "Le livre de la jungle", rien que ça. John HUSTON, le célèbre réalisateur a toujours désiré adapter cette œuvre au cinéma. On le sait dans l'industrie du cinéma, de nombreux projets restent dans les cartons faute de financement ou autres. Il a pourtant failli y parvenir à deux reprises, mais en vain. Dans les années 70, il alterne les réalisations et les rôles d'acteurs dans des productions plus ou moins heureuses. Il approche les 70 ans et est de plus en plus souffrant, car il ne s'est pas économisé dans sa vie peuplée d'excès.
    Son ami le producteur John FOREMAN découvre chez lui, les traces de son projet inabouti. Ce producteur a eu la chance de produire, entre autres, "Butch Cassidy et le Kid" qui a fait un malheur au box office. il a déjà produit des films de John HUSTON dont Paul NEWMAN était l'acteur. Intéressé par le film, il tente de proposer celui-ci à Paul NEWMAN et Robert REDFORD qui sortent du triomphe de "L'arnaque". NEWMAN refuse le film mais propose Sean CONNERY comme acteur principal, car pour lui c'est un film "anglais" qui doit être joué par des acteurs anglais.
    Sean CONNERY accepte le film et aura la joie de jouer avec un de ses meilleurs amis, Michael CAINE. Si on ajoute Christopher PLUMMER dans le rôle de Rudyard KIPLING on a droit à la plus fine fleur des acteurs britanniques de l'époque.
    John HUSTON est très motivé de donner enfin vie à son vieux rêve. Le budget est confortable et l'équipe technique impeccable avec Alexandre TRAUNER aux décors et Alex THOMPSON qui dirige la seconde équipe. Maurice JARRE qu'on ne présente plus. Le tournage aura lieu au Maroc et sera difficile pour plusieurs raisons: la chaleur bien sûr ainsi que la gestion des figurants qui sont généralement issus de la population locale. Il y a également des cascades difficiles à mettre en œuvre. Une partie du tournage se déroulera également à Chamonix et le reste aux célèbres studios londoniens de Pinewood.
    Je n'ai pas lu la nouvelle dont est tiré le film, mais il est évident que le principal apport de John HUSTON est l'introduction de Rudyard KIPLING à l'intrigue comme témoin de l'histoire. C'est d'une part pratique, mais aussi une volonté de rendre l'histoire plus crédible, l'auteur se serait basé sur une histoire vraie. Et puis c'est l'occasion de donner un bon rôle au grand Christopher PLUMMER. Le principal atout du film, c'est bien son souffle épique. KIPLING rencontre deux personnages atypiques, à forte personnalité, deux aventuriers joués avec brio par Sean CONNERY et Michael CAINE. Je commence seulement à découvrir les films avec Michael CAINE acteur que je n'appréciais pas outre mesure, mais je dois dire que sa complicité avec Sean CONNERY crève les yeux à l'écran. Le ton est résolument "british" et on reconnait le ton de l'auteur anglais qui témoigne de l'histoire coloniale anglaise. Au fond, on comprend pourquoi le producteur songeait à Paul NEWMAN et Robert REDFORD tant l'histoire rappelle celle de "Butch Cassidy et le Kid". En effet, les deux héros, cul et chemise, traversent ensemble mille embûches dans des contrées éloignées jusqu'à la mort. Pour aller plus loin dans les analogies, les deux films sont découpées en deux parties distinctes. La première partie est assez joyeuse, le ton est à la comédie. Dravot et Carnehan sont deux aventuriers, un peu escroc sur les bords, une sorte de pieds nickelés qui vont tenter fortune dans des pays exotiques. Les dialogues sont forts drôles et les situations cocasses, mais toujours teintées d'aventure. Les deux compères traversent le désert, les montagnes enneigées avant de vendre leurs services à un chef local. L'occasion de filmer quelques scènes de batailles bien maîtrisées.
    La seconde partie est plus profonde, voire mélancolique. Par un hasard lié aux croyances d'un peuple naïf, Dravot est considéré comme une divinité par les habitants du Karifistan qui en font leur roi. Ce qui amuse les deux compères ainsi que leur comparse. Les deux touchent au but quand ils découvrent un trésor fabuleux. Il ne reste plus qu'à partir les bourses pleines et se la couler douce en Angleterre ou ailleurs. Mais l'habit faisant le moine, Dravot se prend au jeu et commence à régner comme un roi sur son peuple. Ses motivations sont justes, mais son compère commence à être inquiet même si leur amitié ne souffre pas du nouveau statut de Dravot. Ce dernier commet l'irréparable en voulant se marier avec la plus belle fille du coin ( qui est la femme de Michael CAINE dans le civil). Erreur fatale, celle-ci démasque Dravot involontairement. Le sang coule de la morsure au visage de Dravot. Le peuple découvre que ce n'est qu'un homme. Les trois compères fuient avant d'être lynchés, mais ils sont hélas rattrapés. Seul sur un pont de corde, Dravot affronte son destin comme un homme, avec courage. Son compagnon assiste impuissant à sa mise à mort. Un homme coupe les cordages du pont. Les deux amis chantent ensemble. Puis Dravot disparait sans un cri dans le vide. Il aurait pu être riche en Angleterre, mais il a préféré être un Roi au Kafiristan. Etre quelqu'un, avoir un but dans la vie. La fin du film est particulièrement savoureuse lorsque Carnehan présente sa "preuve" à Kipling.
    C'est donc un film difficilement racontable. Il faut voir ce film au souffle épique, un des derniers grands films d'aventure. John HUSTON est en très grande forme et signe son dernier grand film. Les acteurs sont au diapason. Ils adorent le réalisateur et se régalent durant le tournage. Michael CAINE apporte une sorte de désinvolture très "british" et Sean CONNEY son charisme hors du commun. Encore une magnifique performance après celui de Raisuli dans "Le lion et vent". Et dire que son film suivant sera "La rose et la flèche"...L'acteur n'a jamais été aussi bon.
    Doté de bonnes critiques, le film sort aux USA où c'est un bon succès. Pas moins de 12 semaines de présence dans le top 10 hebdomadaire avec comme point d'orgue, une jolie troisième place. Par contre en Europe, le film rencontre un succès d'estime sans plus. A priori non distribué en Italie, il passe les 600 000 entrées en Espagne. En France, c'est jute un peu mieux que "Le lion et le vent". Le film ouvre à la dixième place du box office parisien pas spécialement dominé par un film en particulier. Même si la seconde semaine semble bénéficier d'un bon bouche à oreille le film termine sa course en dessous des 100 000 spectateurs à Paris. Le public de la province n'aide pas beaucoup le film qui termine à peine plus haut que les 200 000 spectateurs. Un vrai gâchis dans un pays qui ignore totalement l'acteur en dehors de l'agent 007. Heureusement, le temps à fait son œuvre, et le film a été parfois réédité sur un écran parisien. Il est même devenu culte grâce à la vidéo, au vu du nombre de billets consacrés au film dans divers blog et aux divers commentaires, le film est considéré comme un véritable classique et le meilleur de Sean CONNERY. C'est un moindre mal.
     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    215 820

     

    ENTREES PARIS

     

    91 193

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    10

    25 084

    19

    2ème semaine

    13

    23 031

     

    3ème semaine

    15

    12 330

     

    BOX OFFICE USA

     

    14 M$ (est)
    56 M$ 2011

     

    Nombre de semaines top 10 US

    12

     

     

    meilleure position top US

    3

     

     

    Nombre de semaines Paris

     

    10

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    1 320

     

    Budget

     

    8 M$

     

    Box office annuel Espagne

     

    607 525

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Cote du succès

     

    *

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 2 Juin 2007 à 09:39
    RENAUD SOYER
    Disons que c'est sa plus commerciale, mais  je préfère celle des années  70  qui contient  1 chef d'ouvre et deux  ou trois  très grandes  prestations  : le lion et le vent,  l'homme qui voulut être roi.  Dans les "incorruptibles" où il a obtenu un Oscar , c'est une prestation  correcte  mais sans commune mesure avec la rose et  la flèche.  Mais ce n'est que mon avis....  Mais tu as raison:le nom de la Rose est une sacrée interprétation  :  le feuilleton anglais "CAfdel" a largement  pillé l'interprétation de Sir Sean
    2
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:52
    steforce

    Oui 200 000 entrées France pour un tel film c'est étonnant et absolument pas mérité. Concernant le duo Caine / Connerry, nul doute que leur amitié a permis une certaine émulsion et leurs grandes performances pour l'interprétation de ce film. Reste que si Mr Caine (en référence au film "Ouragan sur le Caine") a joué dans bon nombre de films moyens voire franchement mauvais, il m'avait marqué dans le "Pulsions" de De Palma. On peut rajouter le "regain" d'intérêt du monde du cinéma pour cet acteur après ses apparitions dans Batman begins et surtout Les fils de l'homme (film intéressant et intelligent que je recommande fortement).

    3
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:52
    Un Michael CAINE assez convaincant d'ailleurs dans le BATMAN pusqu'on le reverra dans "the dark knight" la suite de "Batman Begins". C'est clair que c'est un  acteur qui n'a eu aucun succès en France contrairement en GB ou je crois qu'il a même eu une chanson à son attention, par Madness je crois....Dans "l'homme qui voulut être roi" il est quand même mangé de la tête et des épaules par un Sean CONNERY qui a signé ses meilleurs rôles dans des bides interstellaires. Qui a dit PAradoxal??? Un peu comme Tina TURNER, elle vend pas un disque quand elle chantait des classiques dans les 60's et a vendu des millions de disques quand elle a enregistré des disuqes plus...commerciaux!
    4
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:52
    steforce
    En ce qui concerne le grand Sean (1m91), je dois avouer que j'ai un faible pour la période 1985-1990 qui a vu apparaître sur nos écrans : Highlander, Le nom de la rose (son meilleur rôle selon moi), Les incorruptibles, La dernière croisade et Octobre Rouge. Quand même une belle série...
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