• FOG - BOX OFFICE JOHN CARPENTER 1980

     

    FOG

    (THE FOG)
     19 MARS 1980

     

     

    fog.jpg

     

     

    Réalisation John CARPENTER
    Scénario John CARPENTER
    Debra HILL
    Photographie Dean CUNDEY
    Musique John CARPENTER
    Production Debra HILL
    Distribution UGC
    Durée 90  minutes
    Stevie Wayne Adrienne BARBEAU
    Le père Malone Hal HOLBROOK
    Kathy Williams Janet LEIGH
    Elizabeth Solley Jamie Lee CURTIS

     

     
    Seul chez lui, le révérend Malone, pasteur du village d'Antonio Bay, voit une pierre se détacher du mur laissant apparaître dans le trou un manuscrit et une croix. Le révérend se plonge dans la lecture de l'ouvrage qui n'est autre que le journal de son arrière-grand-père écrit en 1880, et qui raconte que les habitants du village, effrayés d'avoir à accepter une communauté de lépreux, décidèrent de couler le bateau des arrivants, afin de s'emparer de l'or qu'ils transportaient. Un siècle après ces événements tragiques, toute la population d'Antonio Bay s'apprête à fêter le centenaire de la ville. Durant la cérémonie, un épais brouillard se lève en mer et progresse rapidement vers la côte. Ce brouillard surnaturel, paraissant animé d'une intelligence diabolique, fait sauter la centrale électrique, coupe le téléphone et transporte en son sein d'horribles morts-vivants qui s'attaquent aux habitants, semant la mort et la terreur sur son passage. Pénétrant dans l'église, la nappe visqueuse épargne finalement ceux qui s'y sont retranchés, grâce aux suppliques du pasteur qui paie de sa vie la faute de son ancêtre.
     

    ****************

    Cette fois çi, ca y est ! John CARPENTER entre dans la cour des grands, et FOG est son premier succès en France. Pour plusieurs raisons : la presse spécialisée tel « l’écran fantastique » ou « Mad Movies » s’emparent du phénomène John CARPENTER, et le bouche à oreille fameux envers « la nuit des masques » a joué en sa faveur. De plus, le film est particulièrement accueilli favorablement au festival du film Fantastique d’Avoriaz qui est en train de se faire une très belle réputation derrière le festival de Cannes et de Deauville. Il y a une attente certaine de la part de la nouvelle génération de cinéphiles de découvrir un nouveau réalisateur et un nouveau genre de films après une décennie de sous films de la « Hammer » et de films bis Italiens ou Espagnols. Le public se rue en masse malgré (ou à cause) de l’interdiction aux moins de 13 ans et grâce à une affiche des plus accrocheuses (important, çà, l’affiche…). John CARPENTER et sa fidèle Debra HILL remettent le couvert, avec cette fois une histoire de vengeance, de spectres qui apparaissent dans un brouillard des plus spectaculaire. Le film commence lentement, pour instaurer un climat inquiétant, par une histoire racontée par un marin, une vieille légende, une hstoire de fantômes. La bourgade d’Antonio Bay paiera le prix d’avoir été bâtie sur du sang. Les marins apportent la vengeance divine et apparaissent de l’au-delà par l’intermédiaire de ce brouillard. Petit à petit le brouillard coupe l’électricité, supprime les communications, les spectres peuvent chercher leurs victimes, descendants de leurs meurtriers.
    Le film est solide, les effets spéciaux simples mais convaincants, John CARPENTER ayant demandé aux équipes des effets spéciaux de concevoir un brouillard jamais vu… L’interprétation est bonne, et on retrouve avec plaisir Jamie Lee CURTIS, et Adrienne BARBEAU la femme du réalisateur à l’époque. Certes on reste un peu sur notre fin, on devine plus qu’on ne voit, surtout qu’à notre âge on ne voulait voir que des spectres buter de l’humain, la portée politique du film on s’en foutait un peu. Mais malgré tout, grâce à la vidéo cassette, « FOG3 resta un film légendaire des années 80, et John CARPENTER un des cinéastes préférés de la nouvelle génération, tels SPIELBERG ou DE PALMA. Le film flirte avec le million d’entrées France, preuve que le réalisateur est désormais un réalisateur qui est rentable. Aux USA, le film tourné encore une fois avec un budget ridicule, rentabilise honteusement son investissement initial.
    John CARPENTER produira en 2006, un remake totalement insignifiant de son propre film, le bide sera terrible, il ne rapportera même pas autant que son illustre prédécesseur…

     

    ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

     

    942 885

     

     

    ENTREES Paris 1ère Exclusivité

     

     

    248 252

     

    ENTREES Paris 1ère SEMAINE

    86 397

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exclusivité

    8

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    21

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    4 114

    1er JOUR Paris

    10 338

    Budget

    1 M$

    Recettes US

    20 M$

    (50 M$ 2008)

    COTE DU SUCCES

    * *

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  • Commentaires

    1
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:53
    steforce
    Ah, si ce bon vieux Carpenter pouvait nous pondre encore un ou deux bons films avec un tel résultat au box-office... A ce jour, il fait définitivement partie des réalisateurs les plus sous-estimés de sa génération. Reste que ce genre de résultat (1 millions d'entrées en 1981) était rare pour un film de genre. Je me souviens que Mad Movies et L'écran fantastique criaient victoire dès qu'un film d'horreur/fantastique dépassait les 100 000 entrées Paris-Périphérie, c'est dire !
    2
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:53
    ah, comme tu as raison: te souvens tu des années 87-89 quand Mad Movies analysait le Box Office des films fantastiques: du style "house" à fait 30 000 Paris: beau score !!!
    ah ah ah! belle époque !
    Restez connecté car j'ai les chiffres manquants de CARPENTER !!!
    3
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:53
    steforce
    Renaud,

    Je bouillonne d'impatience concernant les chiffres manquants de Carpenter !!! J'espère que tout va bien car tu faisait un sacré boulot sur ce blog qui est certainement une référence du genre en France. Je pense être assez bien placé pour le dire compte tenu que je m'intéresse au Box-Office depuis 1985 et que je relève nombre d'erreurs chaque mois chez les magazines professionnels. Juste un clin d'oeil pour dire qu'on n'est pas des journalistes professionnels, certes, mais nous ne sommes pas des truffes pour autant. Bon tu me contacter par mail sans soucis pour ma part...
    4
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:53
    Un peu de patience young padawan! Ce soir après le ciné c'est the thing et new york 1997 normalement!
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