• FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES - MICHEL AUDIARD BOX OFFICE 1968

     

    FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES

    6 SEPTEMBRE 1968

     

     

    BOX OFFICE MICHEL AUDIARD 1968

     

     

    • Réalisation : Michel Audiard
    • Scénario : Michel Audiard, Henri Viard et Jean-Marie Poiré
    • Dialogue : Michel Audiard
    • Production : Alain Poiré
    • Société de production et Distribution: Gaumont
    • Musique : Georges van Parys et Stéphane Varègues aux éditions Hortensia
    • Photographie : Georges Barsky
    • Assistant Réalisation : Claude Vital, François Audiard, Jean-Claude Sussfeld et Paul Nuyttens
    • Montage : Robert Isnardon et Monique Isnardon
    • Tournage à Franstudio de Saint-Maurice
    • Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,66:1 - Mono - 35 mm
    • Genre : comédie
    • Tournage : 11/3/68 - 13/05/68
    • Durée : 79 minutes

    Distribution

    • Françoise Rosay : Léontine Palpicart, la tante de Rita
    • Bernard Blier : M.Charles dit "Le Téméraire", celui qui double Fred
    • Marlène Jobert : Rita, la nièce de Léontine
    • André Pousse : Fred dit "L'Élégant", celui qui dérobe l'or à Jacky
    • Robert Berri : Un conseiller de M.Charles (sous le nom de "Robert Berry")
    • Gérald Bruneau : le Viking
    • Michel Charrel : un conseiller de M.Charles
    • Nicolas Vogel : un conseiller de M.Charles
    • Mario David : Jacky, le voleur du fourgon d'or
    • Sylvain Lévignac : un conseiller de M.Charles
    • Jack Romoli : un conseiller de M.Charles
    • Roger Mailles : un homme de main de M.Charles
    • Raoul Saint-Yves : Raoul, l'homme qui rachète les lingots
    • Jean Saudray : un homme de main de M.Charles
    • Dominique Zardi : un tueur de M.Charles
    • Paul Frankeur : Ruffin, le patron de la pension "Mon Repos"
    • Robert Dalban : Casimir, le domestique et chauffeur de Léontine
    • Claude Rollet : Tiburce, le neveu de M.Charles
    • Jean Carmet : le convoyeur superstitieux (non crédité)
    • Michel Audiard : le rapporteur aux finances (non crédité)
    • Roger Mailles : un homme de main de M.Charles
    • Georges Amonyal : un homme de main de M.Charles
    • Jean Luisi : un homme de main de M.Charles
    • Perceval Russel : un homme de main de M.Charles
    • Jean Martin : un homme de main de M.Charles
    • Catherine Hugues : la strip-teaseuse
    • Charles Bayard : le président de la cour de cassation
    • Marcel Bernier : un convoyeur

     

    La belle Rita a connu Fred à Saint-Tropez. Elle l'aide à la préparation d'un hold-up : une tonne d'or convoyée depuis la Banque franco-libanaise. Mais Fred est doublé par une autre bande, celle de Jacky (ex Rosemonde) et ses transsexuels, arborant vêtements et véhicules tout de rose bonbon. Quelques explosifs bien placés viennent cependant à bout de ces gêneurs impromptus. Rita peut réceptionner les lingots chez elle. Elle œuvre en réalité pour le compte de Charles, qui accapare le butin. Mais celui-ci refuse de donner sa part à la jeune femme, qui fait alors appel à sa vieille tante Léontine, connue et respectée de tout le Milieu. Du coup, Charles est lâché par ses associés. Il n'en mène pas moins une expédition commando contre l'auberge de Ruffin, où Léontine et Rita se sont fixées. Un désastre : Ruffin et le fidèle Casimir n'ont plus qu'à incinérer les corps des malheureux acolytes de Charles qui, désormais, se retrouve seul avec son neveu Tiburce. Le jeune homme, envoyé comme négociateur, a tôt fait de roucouler avec Rita. Léontine propose à Charles de marier les amoureux, puisqu'il détient déjà la dot. Charles refuse et écoule ses lingots. Mais il s'est fait rouler : les billets sont des bolivars. Fred ressurgit, lui dérobe la mallette et se dit qu'après tout il pourra toujours vivre de cette monnaie à Caracas. Mais Léontine est là, partout, pour l'empêcher de partir. Prenant la place et le déguisement d'un pope receleur auprès de qui il cherche à changer ses bolivars contre des dollars, elle le convainc sans trop de mal, d'enterrer sa fortune au fin fond d'un gouffre, le par exemple. Et le voilà, en parfait spéléologue, descendant dans les entrailles de la Terre... en fait dans les égouts de Paris, que Léontine avait préalablement fléchés jusqu'à la place de la Concorde. C'est là qu'elle l'attend pour mieux lui dérober les billets, avant de le refaire plonger dans le collecteur. Rita réclame ses sous, car faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Et voilà Charles qui réapparaît, lui aussi pour réclamer. Suppliant qu'on le sorte de son trou, Fred décrète la fin du film.

     *************************************

    Durant 15 ans, Michel AUDIARD fut une des plus grandes plumes du cinéma Français au service des plus grands (et des moins grands) acteurs et réalisateurs. A force d’écumer les plateaux et d’observer ses amis réalisateurs, il était bien naturel qu’il songe à mettre en boîte son premier film, étant donné que son carnet d’adresse est long comme le bras et que au niveau du scénario et des dialogues, il ne risquait pas d’être embêté.

    Il entreprend donc le tournage de son premier film qui bénéficie d’un titre alambiqué, ce qui sera sa marque de fabrique durant ses années en tant que réalisateur. Pour le casting il n’aura que l’embarras du choix, que des potes : Françoise ROSAY, Bernard BLIER, André POUSSE, Paul FRANKEUR, Robert DALBAN entre autres.

    Pour le rôle principal, il porte son choix sur une jeune actrice prometteuse : Marlène JOBERT. Le connaissant il aurait pu choisir Mireille DARC, une très grande amie, mais celle-ci est fidèle à Georges LAUTNER. Donc le film s’ouvre sur la vision de l’actrice, nue de dos à l’instar de Brigitte BARDOT dans « le mépris ». On peut constater que la jeune Marlène possède d’indéniables atouts et que le mot « sexy » lui colle à la peau. Elle sera présente le long du film dans diverses tenues plus extravagantes que les autres, mais qui mettront toujours en valeur un physique de poche, mais comme on dit : ce qui est petit est joli.

    Elle s’adresse directement au spectateur pour se présenter, ce principe sera valable le long du film. Le personnage commente un film sans queue ni tête, avec une mince trame de scénario. On peut légitimement se demander si Michel AUDIARD n’est pas parti les mains dans les poches tourner son film. Le film datant de 1968, cette période est propice à tous les écarts cinématographiques. AUDIARD se permet tous les jeux de mots, les gags, toutes les expériences. Douce époque où les réalisateurs pouvaient libre cours à leurs envies. Un joyeux témoignage de l’époque 68 où les hippies, la musique  psychédélique et pop sont bien présents.

    Mais naturellement c’est bien sur les acteurs qu’il se repose.

    Marlène JOBERT bien sûr qui sait jouer de ses charmes. Elle accède au haut de l’affiche après avoir tourné dans pas mal de feuilletons télévisés, et compte bien garder cette position. Elle donne de sa personne à la grande joie de Michel AUDIARD qui n’est pas insensible à la jeune femme, c’est certain. André POUSSE après « le pacha » confirme qu’il est un second rôle intéressant du fait de son physique particulier et de sa gouaille inimitable.

    DU coté des acteurs confirmés il y a Paul FRANKEUR bien sûr, mais le duo Françoise ROSAY / Bernard BLIER est au dessus du lot. Françoise ROSAY en fin de carrière montre qu’elle fut une des plus grandes (« La kermesse héroïque » et « l’auberge rouge » entre autres) et est parfaitement à l’aise dans le rôle de la tantine gangster. Gouailleuse comme jamais elle donne la répartie à Bernard BLIER qui est égal à lui-même, facilement énorme. Leur débat au sein d’un salon de thé, où les vieux musiciens de l’orchestre se mettent à entamer un jerk lorsqu’ils s’engueulent est très sympathique.

    A bien des égards les décors, les tenues de Marlène annoncent « érotissimo » qui cartonnera en 1969 et dont Gérard PIRES à piqué pas mal de plans au film d’AUDIARD.

    Le film manque un peu de substance, ce que savait très bien faire LAUTNER par exemple, qui se reposait sur des scénarios écrits par SIMONIN ou Francis VEBER.

    Le coté cartoon du film n’attire pas les critiques, c’est le moins qu’on puisse dire, mais le public est bien présent, et le film reste deux semaines en tête du Box Office pour totaliser deux millions de spectateurs, ce qui est très honorable et bien suffisant pour mettre en route son second film qui va sortir assez rapidement.       

     

    Quelques bons dialogues dont le premier que j’adore.

     

    J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse.

    -C'est chouette ça, comme métaphore.

    -C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.

    - Oh fait pas chier !

    - Ça, c'est une métaphore.

     

    - Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole...
    A.Pousse

     

    CATEGORIE POS NOMBRE SALLES
    ENTREES FRANCE 1 2 006 177
     
    ENTREES PARIS BANLIEUE   645 140
     
    1ère semaine 1 51 889
    6
    2ème semaine 1 57 778
     
    3ème semaine 2 46 180
     
    4ème semaine 4 33 843
     
    5ème semaine 3 29 053
     
    6ème semaine 4 24 702
     
    7ème semaine 9 18 730
     
    Cote du succès   * * *
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    SUPERBE BANDE ANNONCE DU FILM

     

    .

     

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