• BOX OFFICE USA DU 1er MAI 1963 AU 7 MAI 1963

     

     

    I COULD GO ON SINGING box office USA 1963

     

    I COULD GO ON SINGING  (L'OMBRE DU PASSE) 181 000 entrées FRANCE 

    De Ronald NEAME avec Judy GARLAND et Dirk BOGARDE

    Un spécialiste oto-rhino-laryngologiste reçoit la visite d'une patiente, célèbre chanteuse de music-hall. Mais nous apprenons bien vite qu'ils furent liés l'un à l'autre sans être mariés, qu'un enfant est né de cette union, et qu'ensuite, ils se sont séparés. Le bébé est resté à la garde du père; ce dernier est devenu un docteur de grande classe, il s'est marié et se trouve maintenant veuf, absorbé par son métier. Quant à elle, à force de travail, on la considère comme une étoile du chant...

    En attendant la sortie historique de "Dr No" aux USA la semaine suivante c'est Judy Garland autre légende du cinéma qui tente un come back au cinéma avec "L'ombre du passé". Ses deux derniers films, le film d'animation "Gay pur-ee" où elle prête sa voix et "Un enfant attend" n'ont pas été de grands succès et ce ne sera encore le cas avec ce film au succès d'estime et qui scelle la carrière de l'actrice au cinéma. Elle aura son propre show télé qui ne durera que 26 épisodes en 1963 puis entreprend quelques tournées sporadiques qu'elle assumera plus ou moins selon son état car elle est peu fiable comme tous les junkies notoires à Hollywood. Elle meurt tristement en 1969 a 48 ans en faisant 20 de plus que son âge. Un destin que saura éviter sa fille Liza Minnelli.

     

     

    FILM

    RECETTE

    ECRANS

    1

    HOW THE WEST WAS WON - La conquête de l'Ouest

    $356 100

    21

    2

    LAWRENCE OF ARABIA - Lawrence d'Arabie (Lean/O'Toole/Quinn/Sharif)

    $307 700

    21

    3

    THE BIRDS - Les oiseaux (Hitchcock/Taylor/Hedren)

    $180 400

    19

    4

    THE UGLY AMERICAN - Le vilain américain (Englund/Brando)

    $167 500

    13

    5

    BYE BYE BIRDIE (Sidney/ Leigh /Van Dyke)

    $153 000

    2

    6

    TO KILL A MOCKINGBIRD - Du silence et des ombres (Mulligan/Peck)

    $138 300

    18

    7

    MUTINY ON THE BOUNTY - Les révoltés du Bounty (Milestone/Brando)

    $107 200

    12

    8

    COME FLY WITH ME - Les filles de l'air (Levin/Hart/Bôhm)

    $73 200

    8

    9

    THE LONGEST DAY - Le jour le plus long

    $55 200

    7

    10

    I COULD GO ON SINGING - L'ombre du passé (Neame/Bogarde/Garland)

    $49 300

    9

    11

    CRITIC'S CHOICE - Ma femme est sans critique (Weis/Hope/Ball)

    $44 500

    4

    12

    DAVID AND LISA

    $42 200

    8

    13

    THE FOUR DAYS OF NAPLES - La bataille de Naples (Loy/Volonte/Massari) It

    $35 000

    5

    14

    OPERATION BIKINI - Commando bikini

    $33 200

    8

    15

    THE BALCONY - Le balcon (Strick / Winters)

    $31 100

    5

    16

    MAN FROM DINNER'S CLUB - Les pieds dans le plat (Tashlin/Kaye)

    $29 500

    5

    17

    MONDO CANE

    $29 500

    3

    18

    SUNDAYS AND CYBELE - Les dimanches de Ville d'Avray (Bourguignon/Kruger) Fr 

    $26 800

    7

    19

    LOVE IS BALL - Le grand duc et l'héritière (Swift/Ford)

    $26 300

    4

    20

    WRONG ARM OF LAW - Jules de Londres (Owen/Sellers) GB

    $26 000

    4

    21

    MY SIX LOVES - Mes six amours et mon chien (Champion/Reynolds)

    $25 500

    4

    22

    PARANOIAC (Francis/reed) GB

    $25 500

    5

    23

    DIAMOND HEAD - Le seigneur d'Hawaï (Green/Heston/Mimieux)

    $24 200

    4

    24

    MADAME - Madame Sans-Gêne (Jaque/Loren/Hossein) Fr

    $24 200

    4

    25

    TWO TICKETS TO PARIS - (Garrison/Dee)

    $24 200

    4

    26

    NINE HOURS TO RAMA - A neuf heures de Rama (Robson/Buchholz)

    $23 000

    4

    27

    LONG DAYS JOURNEY INTO NIGHT - Long voyage vers la nuit (Lumet/Hepburn)

    $22 900

    6

    28

    MIRACLE OF THE WHITE STALLIONS - Le grand retour (Hiller/Taylor/Palmer)

    $19 500

    2

    29

    HERCULES AND CAPTIVE WOMEN - Hercule à la conquête de l'Atlantide - It

    $18 000

    1

    30

    GYPSY - Gypsy vénus de Broadway (Le Roy/Wood/Malden)

    $16 700

    4

    31

    DIVORCE ITALIAN STYLE - Divorce à l'italienne (Germi/Mastroianni) It

    $16 500

    3

    32

    THE LAW - La Loi (Dassin/Montand/Lollobrigida) Fr / It

    $15 500

    2

    33

    FREUD - Freud passions secrètes (Huston/Clift/York)

    $15 300

    5

    34

    YOUNG GUNS OF TEXAS

    $15 000

    1

    35

    FREE WHITE AND 21

    $14 500

    1

    36

    THE HUNS - La reine des barbares It

    $14 500

    1

    37

    40 POUNDS OF TROUBLE - Des ennuis à la pelle (Jewison/Curtis)

    $13 600

    3

    38

    THE TRIAL - Le procès (Welles/Perkins/Moreau)

    $13 000

    3

    39

    IT HAPPENED IN BROAD DAYLIGHT - Ca s'est passé en plein jour (Vajda/Ruhman) Suisse / All

    $11 000

    2

    40

    CAREER GIRL - La belle au soleil

    $10 000

    1

    41

    GIRL CHASERS

    $10 000

    1

    42

    LOVE AND LARCENY - L'homme aux cents visages (Risi/Gassman) It

    $10 000

    3

    43

    THE SEDUCERS

    $10 000

    1

    44

    WHAT EVER HAPPENED TO BABY JANE? - Qu'est-il arrivé à Baby Jane? (Aldrich/Davis/Crawford)

    $10 000

    2

    45

    BABES IN THE WOODS

    $9 000

    1

    46

    BEN-HUR - (Wyler/Heston/Boyd)

    $9 000

    1

    47

    FIVE MILES TO MIDNIGHT - Le couteau dans la plaie (Litvak/Loren/Perkins) Fr

    $9 000

    1

    48

    PAPA'S DELICATE CONDITION - (Marshall/Gleason)

    $9 000

    1

    49

    PIRATES OF THE BLOOD RIVER - L'attaque de San Cristobal (Gilling/Mathews/Lee) GB

    $9 000

    1

    50

    WORLD BY NIGHT

    $9 000

    1

    51

    NO EXIT

    $8 500

    1

    52

    SHOWDOWN - Le collier de fer (Springsteen/Murphy)

    $8 500

    1

    53

    2 DAUGHTERS (Satyajit Ray) inde

    $8 000

    1

    54

    CROOKS ANONYMOUS - Ma douce tigresse (Annakin/Christie) GB

    $8 000

    1

    55

    FACE IN THE RAIN - (Kerschner/Calhoun)

    $8 000

    1

    56

    JUDGMENT AT NUREMBERG - Jugement à Nuremberg (Kramer/Tracy/Lancaster)

    $7 500

    1

    57

    IMITATION OF LIFE - Mirage de la vie (Sirk/Turner/Gavin)

    $7 000

    1

    58

    WRITEN ON THE WIND - Ecrit sur du vent (Sirk/Hudson/Bacall/Malone)

    $7 000

    1

    59

    RED HOT COOL BURLESQUE

    $6 500

    1

    60

    GUNS OF DARKNESS - Sept heures avant la frontière (Asquith/Caron/Niven) GB

    $6 000

    1

    61

    LANDRU - (Chabrol/Denner/Morgan) Fr

    $6 000

    1

    62

    PLAYBOY OF WESTERN WORLD

    $6 000

    1

    63

    THE MUSIC MAN -  Le marchand de fanfares

    $6 000

    1

    64

    YOUNG WILLING AND EAGER -GB

    $6 000

    1

    65

    HERO'S ISLAND - L'île de la violence (Stevens/Mason)

    $5 800

    1

    66

    THE MIND BENDERS - Au bord du gouffre (Dearden/Bogarde)

    $5 500

    1

    67

    THE ROBE - La tunique (Koster/Burton)

    $5 500

    1

    68

    FOLLOW THE BOYS - En suivant mon cœur (Thorpe/Francis/Prentiss) GB / US

    $5 200

    1

    69

    MYSTERY SUBMARINE - Requins de haute mer (Richard/Judd) GB

    $5 200

    1

    70

    COURTSHIP OF EDDIE'S FATHER - Il faut marier papa (Minnelli/Ford)

    $5 000

    1

    71

    LOVERS OF TERUEL - Les amants de Teruel (Rouleau/Tcherina) Fr

    $5 000

    1

    72

    MAGNIFICENT SINNER - Katia (Siodmak/Schneider/Jurgens)

    $5 000

    1

    73

    DAYS OF WINE AND ROSES - Le jour du vin et des roses (Edwards/Lemmon/Reemick)

    $4 800

    1

    74

    WONDERFUL TO BE YOUNG - Les jeunes (Furie/Richards)

    $4 700

    1

    75

    AMAZONS OF ROME - Les vierges de Rome - Italie

    $4 500

    1

    76

    DIARY OF A MADMAN - L'étrange histoire du juge Cordier (Le Borg/Price)

    $4 500

    1

    77

    HAPPINES OF US ALONE - Namonaku mazushiku utsukushiku (Matsuyama) Japon

    $4 500

    1

    78

    SON OF FLUBBER - Après lui le déluge (Stevenson/MacMurray/Olson)

    $4 500

    1

    79

    THE LION - Le lion (Cardiff/Holden/Howard/Capucine)

    $4 500

    1

    80

    DAY OF TRIFFIDS - L'invasion des triffides - GB

    $4 200

    1

    81

    A STRANGER KNOCKS - L'étranger frappe à la porte - Danemark

    $4 000

    1

    82

    CONSTANTINE AND THE CROSS - Constantin le Grand (De Felice/Wilde)

    $4 000

    1

    83

    LOVE AT TWENTY - L'amour a vingt ans (Truffaut/Leaud/Pisier) Fr

    $4 000

    1

    84

    TWO AND TWO MAKE SIX (Francis/Chakiris) GB

    $4 000

    1

    85

    WILD GUITAR

    $4 000

    1

    86

    TIME OUT FOR LOVE - Les grandes personnes (Valère/Seberg/Ronet) Fr

    $3 500

    1

    87

    THE HOOK - Un homme doit mourir (Seaton/Douglas)

    $3 000

    1

    88

    ESCAPE FRON EAST BERLIN - Tunnel 28 (Siodmak/Murray) All / US

    $2 000

    1

    89

    THE TRUTH - La vérité (Clouzot/Bardot) Fr / It

    $2 000

    1

    90

    YOJIMBO (Kurosawa/Mifune)

    $2 000

    1

    91

    GET ON WITH IT -GB

    $1 800

    1

    92

    GIRL WITH GREEN EYES - La fille aux yeux verts (Davis/Finch/Redgrave) GB

    $1 700

    1

    93

    A MONKEY IN WINTER - Un singe en hiver (Verneuil/Gabin/Belmondo) Fr

    $1 200

    1

     

    COME FLY WITH ME box office usa 1963

     

    COME FLY WITH ME (LES FILLES DE L'AIR) 47 000 entrées FRANCE 

    De Henry LEVIN avec Dolores HART

    La vie d'hôtesse de l'air peut parfois réserver de grands bonheurs. Mais elle peut également être propice à de bien étranges aventures. Carol, qui est encore novice dans le métier, va bientôt connaître les sempiternelles plaisanteries réservées à celles qui effectuent leur premier vol. Donna, séduite par un noble autrichien, accepte de récupérer pour lui de très précieuses cigarettes. Mais ce geste de générosité l'entraîne de problèmes en soucis divers. Bergie, que la vie n'a pas vraiment épargnée, est pourtant restée d'une grande affabilité. Elle accepte d'ailleurs de passer une soirée avec un touriste veuf et inconsolable...

     

    FREE WHITE AND 21 box office USA 1963

    FREE WHITE AND 21 (LES FILLES DE L'AIR)

    De Larry BUCHANAN avec Annalena LUND

    Traduit de l'anglais-Free, White and 21 est un film de 1963 du réalisateur autoproclamé "schlockmeister" Larry Buchanan. Il était basé sur l'histoire vraie du procès controversé d'un homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche à Dallas, au Texas, dans les années 1960.

     

     

    OPERATION BIKINI BOX OFFICE USA 1963

     

    OPERATION BIKINI (COMMANDO BIKINI)

    De Anthony CARRAS avec Frankie AVALON

    Une équipe de démolition de la marine doit détruire un sous-marin coulé, avant que les Japonais arrivent à trouver l'équipement top-secret à bord du navire...

     

     

     

    BOX OFFICE USA DU 1er MAI 1963 AU 7 MAI 1963

    PARANOIAC! (PARANOIAQUE!) 109 000 entrées FRANCE 

    De Freddie FRANCIS avec Oliver REED

    Depuis la mort de ses parents dans un accident, Simon Ashby, un jeune homme mentalement très dérangé, vit avec sa tante très attentionnée dans leur superbe demeure des environs de Londres. Lors d'un service funèbre en mémoire du couple disparu, Eleanor, la soeur de Simon, aperçoit la silhouette de leur frère Tony, qui s'est suicidé voilà sept ans. Sa tante et son frère n'accordent aucun crédit à ses déclarations et s'empressent de la croire folle. Le retour d'un Tony bien réel la sauve d'un internement. Tony explique avoir seulement disparu. Il est victime de nombreuses tentatives d'assassinat, alors même qu'il s'éprend de sa propre soeur...

     

     


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  • Commentaires

    7
    Laurent
    Mardi 1er Février à 10:04

    Et voilà, la jonction est faite avec le reste de la période. Bravo Renaud pour cet impressionnant travail.

    C’est donc l’occasion de faire un petit point. Lawrence d’Arabie est non seulement passé devant Virginia Woolf, mais aussi devant To sir with love. Avec ses $9.5M il est top 20 de la période publiée et n°1 de l’année, loin devant Longest day et le Bounty.

    Ces deux derniers, qui se sont tiré la bourre durant des semaines finiront à la porte du top 40 (top 41 pour le premier et top 43 pour le second). En fait, bien que des succès massifs (environ $5.7M chacun), on comprend la déception de la MGM au vu de son budget colossal pour l’époque de $17M. Précisions intéressante, le film, à l’instar de 80 autres films, n’apparait pas dans le Ledger la MGM. C’est pourquoi, je dis toujours que ces ledgers, n’ont pas vocation à être des livres de comptes et qu’il faut toujours garder cela à l’esprit.

    Pour the Longest day, le résultat me laisse perplexe. Je ne vois pas comment ce film de 3h30 aurait put multiplier par 10 ses recettes en-dehors des salles de ce panel. En effet, Variety estimait à l’époque à $17.5M ses rentals, soit entre 40 et 50 millions en recettes totales. Je pense qu’on est là face à une surestimation. Probablement que le fait que Zanuck ait clamé que son film était la plus grosse recette de tous les temps pour un film en noir et blanc a dû influencer.

    Birds d’Hitchcock termine péniblement à $2M. Cela peut paraitre faible et certainement en deçà de ses scores précédents, mais c’est toujours le double de ce que fera Marnie. Et Rod Taylor, ni Tippi Heydren n’était des têtes d’affiches de poids.

    Enfin, To Kill a mockingbird a engrangé $3.25M.

    J’ai vu que tu avais commencé octobre 1961, alors bon courage pour faire la jonction. Ya plus qu’à, comme on dit ^^

      • Mardi 1er Février à 14:47

        Merci Laurent d'avoir laissé tous ces commentaires et d'avoir répondu à Pak...Oui la jonction a été difficile surtout qu'il n y avait pas de nouveautés...

        Je reprends un peu 1969 bien que nous ayons les chiffres de Variety pour 1969 c'est donc pas forcément intéressant. 1961 est plus intéressant avec première semaine de West Side Story (j'ai passé un temps de malade à reconstituer la fresque d'origine et trouver les photos de qualité). C'est fou comme les chiffres sont déjà plus forts qu'en 1963. Il faut dire que je suis tombé sur les chiffres du nombre de téléviseurs dans les foyers US de l'époque. A partir de 1952 le nombre de télé a explosé aux USA et depuis 1960 chaque année c'est 5 millions de téléviseurs supplémentaires qui impactent forcément les recettes des salles. Mais les chiffres sont éloquents en GB, en Allemagne et en France. A partir de 1958 le nombre de téléviseurs augmente en France et cela s'accélère en 1962 ce qui correspond a une baisse très sensible des entrées qui panique les exploitants.

        Pour en revenir à 1963 et à tes chiffres compilés, je n'ai pas du tout été étonné des triomphes de la Conquête de l'Ouest ou même de Lawrence d'Arabie sans compter que Cleopatre a vraiment fait salles combles...Le Bounty a quand même été bien solide grâce à ses images exotiques.. J'ai trouvé comme toi que "Le jour le plus long" a été un bon succès mais pas considérable, aucun record battu, une baisse assez rapide de ses recettes...Cela a très bien marché mais rien de comparable avec la Conquête de l'Ouest qui lui est un pur carton. Je pense tout comme toi que film a été largement surestimé aux USA, par contre qu'il a fait rentrer du bon cash pour la Fox exsangue  dans l'attente du carton de Cleopatre  ça c'est clair.    

    6
    pak
    Lundi 31 Janvier à 23:46

    Merci pour ces éclaircissements. C'est vraiment très particulier finalement. Si je comprends bien, cela donne une tendance, mais pas le reflet exact des recettes puisque les chiffres proviennent d’un panel de salles, qui en plus a évolué avec le temps.

    Très intéressant. Surtout cette phrase : "Variety estimait qu’en moyenne un film réalisait la moitié de ses recettes nationales uniquement dans ce panel". Ce qui veut dire qu'il manque l'autre moitié...

    Les américains ayant une approche très comptable du cinéma (en France aussi, mais avec une dimension plus "auteurisante") je m'attendais à un calcul plus précis des recettes (après il me semble que les gros studios n'aiment pas trop forcément communiquer sur ça, hormis pour arrondir en proclamant un succès), mais c'est surprenant. En fait c'est l'estimation d'un magazine qui ne repose que sur une sélection de salles.

    Je comprends mieux pourquoi les recettes réelles des films anciens sont compliquées à déterminer, avec des variations suivant les sources consultées.

     

    Encore merci pour ces explications.

      • Laurent
        Mardi 1er Février à 09:08

        Il n'existe aucune données officielles ppour le BO US. Seule la comptabilité des studios pourraient apporter des éclarcissements, mais ils ne sont pas accessibles à quelques exceptions près et sur des péridodes précises. Et dans tous les cas il ne s'agit que des recettes perçues par le studio (rentals), pas les recettes globales (Gross(es))

        En fait, Variety fut même la seule et unique source du BO US à partir de 1938, jusqu'à 1995. Le périodique proposait également des classement annuels des rentals nationaux. Mais là encore ce sont des estimations, comme les $M17.5 de Longest day. Ce qui me parait exagéré au vu de son score dans le panel. Il publiait également un classement All-time de ces rentals, mis à jour chaque année puis deux fois par an.

    5
    pak
    Lundi 31 Janvier à 16:32

    Bonjour,

    Je regarde ces tableaux depuis quelques jours et j'avoue être assez perplexe quant à leur interprétation, connaissant mal les us américains concernant l'établissement des box office (au moins en France, on parle en nombre d'entrées, c'est déjà plus concret).

    Du coup, quand je vois la superproduction Le Jour le plus long faire 55 200 dollars de recettes, est-ce que c'est bien ? Parce que c'est peu par rapport aux recettes d'une autre superproduction, La Conquête de l'Ouest, avec ses 356 100 dollars.

    J'ai trouvé un convertisseur qui transforme les sommes en dollars actuels, ce qui ferait à peu près 520 000 dollars pour l'un et 3,2 millions pour l'autre, ce qui est quand même peu par rapport aux sommes déclarées dans les box offices américains de ces dernières années. Le dernier Bond a fait 75 millions sa première semaine d'exploitation.

    J'imagine que j'interprète mal.

     

    Mais ce qui me rend le plus perplexe, c'est la colonne "ECRANS". J'ai du mal à croire que des films comme La Conquête de l'Ouest et Lawrence d'Arabie, les deux premiers, n'étaient visibles que sur une vingtaine d'écrans. Sans parler de la ribambelle de films visibles sur moins de 5 écrans...

    Aux États-Unis, de nos jours, le parc de salles s'élève à environ 40 700 écrans. Même si la télévision commençait à faire son œuvre, je ne pense pas qu'il y avait moins de salles dans les années 1960, peut-être même y en avait-il plus ?

    Ce nombre d'écrans des tableaux ressemble plus à un box office d'une grande ville américaine comme New York qu'à un box office d'un pays de la taille des États-Unis. Est-ce un échantillonnage ?

    Je dois passer à côté d'un élément...

      • Laurent
        Lundi 31 Janvier à 19:25

        Enfin, il faut savoir qu'un grand nombre de salles du pays diffusaient des films plus vieux, avec un décalage d'un à deux ans sur les salles prestigieuse présentes dans le panel de Variety. Mais aussi bien plus anciens, du classique à, le plus souvent (car moins coueux en droit de projection), la petite série B.

      • Laurent
        Lundi 31 Janvier à 19:22

        Il s’agit des recettes hebdomadaires d’un panel de salles dites clés, publié dans l’hebdomadaire Variety, référence dans le domaine du BO US, puisque la très grande majorité des chiffres américains des films anciens (avant 1990) que vous pouvez trouver sur le net provient de ce magazine.

        Ces publications ont commencé en 1922 et ont duré jusqu’en 1995 si je me souviens bien. Le panel a évolué au fil des ans et dans les années soixante était constitué d’environ 250 salles. Ces salles étaient les salles d’exclusivités et de continuation d’une cinquantaine de villes, aussi bien des grandes que des petites comme Topeka ou Tacoma. Le but était d’être le plus représentatif du BO du pays. Ces salles avaient aussi la particularité d’être les plus rentables du pays. Variety estimait qu’en moyenne un film réalisait la moitié de ses recettes nationales uniquement dans ce panel.

        Il ne faut pas oublier qu’à l’époque les copies n’étaient pas numériques et que cela représentait un coup considérable à produire. Pour s’en donner une idée il suffit de voir que les studios distinguaient deux coûts différents d’un film. Le coût du film en lui-même et son coût tout compris, distribution, promotion mais aussi production des négatifs. D’ailleurs ce coût était appelé « negativ cost ». Tout est dit.

        Autrement dit, une grosse production avec un grand tirage, c’était entre 100 et 300 copies maximum pour le pays, dans les années 1960. Et ces copies tournaient de salles en salles jusqu’à épuisement du négatif. C’est aussi une des raisons pour lesquelles le prix d’une place dans une salle d’exclusivité coûtait bien plus cher que celle d’une salle de quartier dans laquelle était diffusé une copie qui avait déjà tourné 200 fois. La qualité de l’image n’était plus la même.

        Dans le cas du Jour le plus long, par exemple, le film était déjà en fin de carrière, ce qui explique cela. Lawrence d’Arabie, sortit avant, semble avoir eu plus de succès sur la durée et il profite pleinement de l’effet des Oscars, dont il a rapporté 7 statuettes, ce qui a reboosté sa carrière.

        Concernant How the west was won, le film, est sorti en début d’année et est au pic de sa carrière. Carrière qui va durer longtemps car diffusé en Cinérama dont peu de salles sont équipés. Comme le succès est massif, les gens vont patienter des semaines, voire des mois dans chaque ville où il est présent avant de pouvoir obtenir une place. Voire aussi, venir de plusieurs centaines de kilomètres pour le regarder.

        C’était quelque chose d’habituel pour les très grands succès de ce type. Par exemple Ben-hur est resté 72 semaines à l’Empire de Londres en première exclusivité. Ce qui veut dire qu’il n’était joué que dans cette salle de 1200 places dans tout Londres (le record étant Sound of music à l’Odeon de Londres durant plus de 120 semaines). Il y a aussi l’exemple de West Side story qui est resté joué dans une seule salle en France durant 24 semaines (le George V de Paris).

        Enfin, il y a le prix des places qui variait selon les salles, mais aussi des films. Le prestige, le coût du film, la durée (un film long à moins de séances) influaient sur le prix des places. How the west was won, comme je le disais, était diffusé en cinérama, procédé dont peu de salles étaient équipées, mais au rendu spectaculaire et qui se payait au prix fort.

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