• WEEK END A ZUYDCOOTE - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1964

     

     

    WEEK END A ZUYDCOOTE

     

     18 DECEMBRE 1964

     

     

     

    WEEK END A ZUYDCOOTE - BOX OFFICE JEAN PAUL BELMONDO 1964

     

     

    • Réalisation : Henri Verneuil
    • Assitant réalisateur : Claude Pinoteau
    • Scénario : François Boyer et Robert Merle
    • Photographie : Henri Decaed
    • Musique : Maurice Jarre
    • Production : Robert Hakim et Raymond Hakim
    • Société de distribution : Pathé Consortium Cinéma
    • Format : Couleurs (Eastmancolor) - 35 mm - 2,35:1 (Franscope)
    • son mono (Westrex Recording System)
    • Genre : Drame / Guerre
    • Durée : 119 minutes
    • Tournage : juillet -août 1964
    • Jean-Paul Belmondo : Le sergent-chef Julien Maillat
    • Jean-Pierre Marielle : L'abbé Pierson
    • François Périer : Alexandre
    • Pierre Mondy : Dhéry
    • Catherine Spaak : Jeanne
    • Georges Géret : Le fusilier-mitrailleur Pinot
    • Ronald Howard : Le capitaine Robinson

    Les premiers jours de juin 1940 dans une France affolée, sous un ciel implacablement bleu, et, plus particulièrement dans cette poche de la mer du Nord où un tronçon de l'armée française tente de gagner l'Angleterre. Le week-end est tragique pour la France, il est tragique aussi pour le soldat Julien Maillat, qui se trouve, comme tant d'autres, coincé dans l'étau. Il assiste à la bataille et nous voyons le combat comme il le voit lui-même.
    Maillat est un aimable Français moyen. Jeune et dégourdi, cultivant l'amitié, sensible et sans doute sentimental. La guerre le dégoûte mais il sait se battre et puis il y a tout un petit groupe autour de lui : Alexandre, un sympathique râleur, Pierson, un aumônier philosophe, et Pinot, un "gars de Bezons" équipé d’un fusil-mitrailleur. Chacun se sent solidaire de ceux qui l'assistent, et chacun s'épaule dans les coups durs, sauf peut-être Dhéry, un combinard qui rêve déjà de marché noir.Ceux-ci sont nombreux : les bombardements hallucinants, les mitraillages ininterrompus, la panique, le souffle du désastre... On soigne les blessés dans un hôpital de fortune, on progresse péniblement vers les plages d'embarquement, et il arrive tout de même qu'on abatte des avions ennemis. Les cargos, bourrés d'hommes épuisés, deviennent des cibles et se transforment souvent en brasier. La guerre-éclair, la guerre totale.Dans ce prélude à l'apocalypse, Julien rencontre une jeune fille, Jeanne, retranchée dans sa maison, submergée par la bataille, au moment où deux soldats tentaient de la violer. Julien les abat et, rapidement, l'amour unit le militaire et sa protégée. Alexandre est tué en allant chercher de l’eau pour ses amis, qui l’enterrent dans les dunes.
    Julien et Jeanne décident de fuir ensemble, projet fou, irréalisable pendant ce week-end d'été, sur la plage de Zuydcoote. Julien meurt alors que la jeune fille courait à sa rencontre et, qu'en fond de tableau, les troupes françaises continuent désespérément d'embarquer.

     ***********************************************

     

    Jean-Paul BELMONDO a donc connu une année 1964 exceptionnelle avec deux succès majeurs tels "L'Homme de Rio", "100 000 dollars au soleil", et un beau succès avec "Echappement libre". Et ce n'est pas fini. L'acteur retrouve Henri VERNEUIL qu'il a quitté quelques mois auparavant. Il faut dire que le réalisateur adore BELMONDO avec qui il a tourné "Un singe en hiver", et surtout "100 000 dollars au soleil". En cet été 1964 BELMONDO qui tourne a grand rythme rejoint donc cette superproduction financée en majorité par les frères HAKIM. Le budget est conséquent pour l'époque, 10 millions de francs, mais cependant loin des budgets hollywoodiens consacrés à ce genre de productions. Car c'est un film de guerre ambitieux qui nécessite des moyens lourds si on désire être crédible à l'écran. Et tout l'art d'Henri VERNEUIL va se mettre en branle... Cette pénible page d'histoire a fourni la matière de quelques films ou séquences de films : le début de JEUX INTERDITS par exemple (René Clément 1952), celui de BABETTE S'EN VA T'EN GUERRE (Christian-Jaque, 1959). Dans LE SOLDAT LAFORÊT (1974), Guy Cavagnac a trouvé dans la débâcle des thèmes écologiques, Michel Mitrani a évoqué la "Drôle de guerre" et le début de la défaite dans les Ardennes avec UN BALCON EN FORÊT (1979) et si Pierre Granier-Deferre a dépeint dans LE TRAIN (1973) l'exode des civils, Robert Lamoureux a voulu faire rire malgré tout avec MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA SEPTIÈME COMPAGNIE ? (1973)."Week-end à Zuydcoote" était le premier roman de Robert Merle ("La Mort est mon métier", "Madrapour", "Fortune de France"...). Publié chez Gallimard, ce livre lui valut le Prix Goncourt 1949, alors que son manuscrit avait été refusé par l’éditeur Julliard. Trois autres de ses romans ont été adaptés à l’écran : "Un Animal doué de raison" devint LE JOUR DU DAUPHIN de Mike Nichols (1973), "Malevil" le film homonyme de Christian de Chalonge (1981), et "L’Île", un feuilleton télévisé signé François Leterrier (1987).. Henri VERNEUIL va utiliser tous les moyens mis à sa dispositions. Pour éviter des coûts trop importants il a parfaitement organisé son planning de 8 semaines de tournage. Les scènes doivent être mises en boite rapidement mais sûrement. Il dispose de 2000 figurants dont pas mal d'ouvriers du coin, d'avions ressemblant aux avions allemands de l'époque, d'un parc de 17 voitures qui étaient déplacées au cours de la nuit comme matériels de guerre. Et puis, pas mal d'astuce afin de faire croire que la ville est en flamme, en utilisant des pneus brûlés. Avec la maestria technique d'Henri VERNEUIL tout passe très bien à l'écran.

    Si le film est un film de guerre, c'est surtout une histoire d'hommes et de femmes perdus au sein de ces évènements et qui tentent de se sortir vivants de cette guerre. C'est un film intimiste en quelque sorte. Pour interpréter cette tragédie, le réalisateur peut compter sur un très beau casting, comme d'habitude. Jean-Paul BELMONDO qui joue Julien va retrouver une nouvelle fois son ami Jean-Pierre MARIELLE déjà croisé dans "Peau de banane" et "Echappement libre", mais cette fois pour un vrai grand rôle du prêtre du bataillon. L'acteur monte en régime au sein des productions françaises. François PERIER est présent lui aussi au sein du bataillon ainsi que Pierre MONDY qui joue le rôle d'un français moyen un peu pétochard. Georges GERET va livrer une prestation dont il a le secret. C'est bien sûr la jeune Catherine SPAAK qui va attirer l'attention dans le rôle lumineux de Jeanne où elle fait admirer sa jeune beauté. Marie DUBOIS fait également une apparition dans un rôle tragique.

    Le film raconte la vie de Julien, sergent qui a perdu son bataillon. A Zuydcoote la situation est difficile, l'armée avance impitoyablement et repousse les troupes françaises et anglaises le long de la côte. L'espoir est de rejoindre Londres en compagnie des soldats anglais. Mais les bombardements allemands sont de plus en plus rapprochés et meurtriers. Julien n'a pas froid aux yeux et va faire connaissance de quelques soldats qui deviendront ses compagnons d'infortune. VERNEUIL montre une armée en débâcle, désoeuvrée, impuissante, qui possède peu d'informations. C'est un peu la débrouille. En plus les bombardements ennemis s'intensifient. Les trouffions tentent de vivre comme tous les jours, il convient de trouver du pain, de se soutenir. Julien panique ses copains lorsqu'il déterre une mine à mains nues ou refuse de gagner un abri lorsque le bombardement est en cours.... Ce n'est pas le cas de Dhéry, joué par Pierre MONDY qui se blesse légèrement à une main, il faut lui trouver un médecin l'occasion de montrer la difficulté d'un hôpital de guerre. L'abbé PIERSON lui tente de faire ce qu'il peut pour remonter le moral des troupes. Le danger est partout. Pinot un soldat plutôt facile de la gâchette et Julien débusquent des informateurs allemands déguisés en nonnes, cachés dans l'église. Pinot les descend....

    Julien va découvrir un peu de joie dans ce monde de brutes en se rendant chez Jeanne qu'il a remarqué le matin, sur le balcon de sa maison. Sa présence rassure la jeune fille et sa sœur. Il tente la convaincre de partir, mais celle-ci est trop attachée à sa maison familiale. Julien tombe sous le charme poupin de la magnifique Catherine SPAAK...Mais il doit partir et tente de rejoindre l'Angleterre. Les cargos sont réservés aux Anglais, mais il parvient à embarquer en compagnie d'un couple. Un soldat anglais s'est marié avec une française et celle-ci, jouée par Marie DUBOIS, doit se déguiser en soldat pour embarquer. C'est une des scènes spectaculaires du film. Le bateau est attaqué par l'aviation allemande qui massacre les occupants du bâtiment qui prend feu. Le jeune couple meurt. Une boucherie dont Julien échappe de peu. Il regagne la côte épuisé. Les morts jonchent la plage.  Il retrouve ses amis et va repasser par la maison de Jeanne. Il arrive à temps pour découvrir deux lâches soldats français qui tentent de violer Jeanne. Il tente de faire entendre raison aux deux hommes mais ceux-ci sont des bêtes. Julien les abat froidement ce qui ne semble pas vraiment affoler le soldat français qui l'aider à transporter les corps. Dans l'horreur de la guerre tout devient banal et l'homme s'habitue aux atrocités. Julien vit une romance un peu brusque avec Jeanne dans la cave de sa maison. Elle ne veut toujours pas partir et Julien doit s'employer devant cette femme enfant, têtue et boudeuse... De retour sur la plage, Julien doit déplorer la perte d'Alexandre tué alors qu'il allait puiser de l'eau...Une mort triste, banale, anonyme... Julien joue le tout pour le tout pour faire changer Jeanne d'avis, et met leur romance en jeu. Il lui donne un rendez-vous de la dernière chance sur la plage à 7 heures. Hélas, un bombardement éclate sur la plage, et cette fois, dans cette funeste loterie, il n'échappe pas à un obus. Il meurt au bord de son cratère, non sans avoir vu pour sa dernière image, Jeanne au loin, qui se rend avec sa valise à leur rendez-vous.

    Ce drame se joue en un week end, d'où le titre..... Deux êtres pris dans une guerre absurde..

    Réalisé de main de maître par Henri VERNEUIL, ce film n'a pas grand chose à envier à une production américaine, ce cinéma dont Henri VERNEUIL est si friand... Mais il ne se contente pas de montrer ses qualités techniques, il parvient également à distiller une émotion réelle avec ses gens "normaux" perdus dans ce conflit. On se souviendra de son très bon film avec GABIN "Des gens sans importance" où il démontrait des capacités à raconter des histoires...

    BELMONDO apporte son assurance habituelle au film. S'il n'est qu'un soldat perdu dans cette guerre, il n'en démontre pas moins des qualités de courage, et accomplit un acte grave en assassinant deux soldats français qui tentent de violer une jeune femme, un acte horrible dans une guerre horrible. L'histoire d'amour qui en découle parait un petit futile dans cet environnement, même si c'est un petit rayon de soleil dans ce ciel dunkerquois bien sombre. Pas de "happy end" pour le film, c'est un film réaliste. Le reste du casting est d'un haut niveau avec de telles pointures et le public peut profiter de la belle Catherine SPAAK découverte entre autres dans "Le puits aux trois vérités" ou "La ronde". Elle effectuera une très belle carrière en Italie où elle va tourner très régulièrement, le public transalpin appréciant sa beauté candide.

    Faut-il craindre une désaffection du public envers BELMONDO ans cette année 1964 ? Le film sort mi- décembre avec une concurrence importante : "L'âge ingrat" avec FERNANDEL et Jean GABIN et "Angélique, Marquise des Anges" entre autres. Sans coup férir, le film s'empare de la première place du box office parisien pour 4 semaines pour devenir un nouveau très grand succès pour BELMONDO qui passe pour la troisième fois de l'année la barre des 3 millions de spectateurs, c'est devenu l'acteur numéro un du cinéma français avec 4 numéros un du box office hebdomadaire dans l'année. Pour sa part Henri VERNEUIL confirme qu'il est un incontournable du box office français. Sans doute pense-t-il qu'il est désormais capable de réaliser des films directement pour le marché américain produit par des studios américains.

    Jean-Paul BELMONDO va-t-il poursuivre ce rythme de succès effrénés ? Première réponse début 1965 avec "Par un beau matin d'été" un polar de Jacques DERAY.

    "Week end à Zuydcoote" reste un des grands classiques du cinéma de guerre français.                                 

     

    Anecdotes relatives au film ( par Didier Noisy)

     

    Tout d’abord, un commentaire de Pierre Mondy sur l’ambiance qui régnait pendant le tournage :

    « Dans ce film à grand spectacle, il fallait près de trente minutes pour mettre une scène en place. Chaque passage d’avion au-dessus de la plage coûtait une fortune. Interrompre le tournage pour cause de fou-rire devenait une catastrophe. Avec Belmondo, nous nous sommes faits rappeler à l’ordre une ou deux fois par Verneuil, mais rien n’arrêtait Jean-Paul. J’ai dû me mettre du coton dans les oreilles pour ne pas entendre les conneries de Jean-Paul, au beau milieu de grands mouvements de figurants, et pour arriver avec une tête de circonstance devant la caméra.

    Pour ce film, Belmondo et Marielle habitaient une maison louée par la production, tandis que Périer et moi étions dans un appartement près de celui de la scripte. Un soir, nous étions tous invités chez elle pour une soirée homards grillés. Cette soirée, sympa, à vite dégénérée en bagarre à coups de casseroles d’eau. Comme le "champ de bataille" n’était pas assez grand, nous avons terminé sur la plage ! Pour nous maîtriser, un cordon de gendarmes avait été appelé en renfort !

    Malgré les remontrances, rien ne nous a jamais arrêtés. C’était l’enfer du rire ! Je pense que pour Jean-Paul, il est impensable de tourner sans créer cette atmosphère de fête et de jeux permanents ».

     

    Par ailleurs, le cinéaste explique, dans le livre qui lui est dédié ("V… comme Verneuil"), l’anecdote suivante concernant sa collaboration avec Robert Merle :

    « Nous avions fait l’adaptation ensemble. Pas une séquence, pas une réplique, pas un mot n’avait été écrit sans son approbation. Ce fut une totale collaboration entre l’écrivain et le cinéaste ».

     

    Le film fut un énorme succès dans le monde entier. La critique fut, pour une fois, unanime.

     

    Et voici ce que disait Robert Merle, dans une article des "Lettres françaises de 1965", au journaliste qui lui faisait remarquer que dans le roman la guerre n’était qu’en toile de fond, alors que dans le film elle prend une part très importante :

    « J’aime énormément le film que Henri Verneuil à tiré de mon livre… J’ai vraiment apprécié ma collaboration avec lui. Pour l’adaptation, nous nous sommes battus avec les différentes difficultés  du texte. Mais, je ne suis pas d’accord avec vous. Je pense que la guerre n’est pas plus au premier plan dans le film que dans mon livre. La guerre était vraiment la matière du roman ».

     

    Quinze ans après, à l’occasion de la 3ème ou 4ème diffusion du film à la télévision, Verneuil lit un article de Robert Merle dans le "Figaro TV". Et qu’elle ne fut pas sa surprise en découvrant ces lignes. Le romancier passait soigneusement sous silence sa collaboration à l’écriture du scénario et, se désolidarisant, reprochait que dans le film la guerre était trop présente, alors qu’il avait écrit une œuvre plus intimiste !!!

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    3 154 140

     

    ENTREES PARIS

     

    685 132

     

    1ère semaine

    1

    69 048

    3

    2ème semaine

    1

    92 636

    3

    3ème semaine

    1

    76 497

    3

    4ème semaine

    1

    47 965

    3

    5ème semaine

    2

    40 784

    3

    6ème semaine

    5

    33 974

    3

    7ème semaine

    5

    29 094

    3

    8ème semaine

    5

    28 892

    3

    Nombre de semaines Paris

     

    13

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    23 016

     

           

    Budget

     

    10 MF

     

    Cote du succès

     

    * * * *

     

     WEEK END A ZUYDCOOTE BANDE ANNONCE

     

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    JEAN PAUL BELMONDO ET PIERRE MONDY -WEEK END A ZUYDCOOTE

     

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    CATHERINE SPAAK - WEEK END A ZUYDCOOTE

     

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    JEAN PAUL BELMONDO - WEEK END A ZUYDCOOTE

     

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    CATHERINE SPAAK ET JEAN PAUL BELMONDO -WEEK END A ZUYDCOOTE

     

    JEAN PIERRE MARIELLE ET FRANCOIS PERIER - WEEK END A ZUYDCOOTE

     

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    CATHERINE SPAAK - WEEK END A ZUYDCOOTE

     

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      WEEK END A ZUYDCOOTE AFFICHE JAPONAISE

     

     

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    WEEK END A ZUYDCOOTE AFFICHE US

     

     

     

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    WEEK END A ZUYDCOOTE AFFICHE POLONAISE

     

     

     

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    AFFICHE ESPAGNOLE

     

     

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