• UNE RAVISSANTE IDIOTE - BOX OFFICE BRIGITTE BARDOT 1964

     

    UNE RAVISSANTE IDIOTE

     

      13 MARS 1964

     

     

    UNE RAVISSANTE IDIOTE - BOX OFFICE BRIGITTE BARDOT 1964

     

    • Réalisation : Édouard Molinaro
    • Scénario : François Billetdoux, André Tabet et Georges Tabet d'après le roman éponyme de Charles Exbrayat
    • Photographie : Andréas Winding
    • Musique : Michel Legrand
    • Producteur : Michel Ardan
    • Directeur de production : Robert Florat
    • Société de production : Les Productions Belles Rives (Paris)
    • Format : Noir et blanc - Son monophonique - 35 mm
    • Genre : Comédie
    • Durée : 110 minutes
    • Date de sortie : 13 mars 1964
    • Brigitte Bardot : Penelope "Penny" Lightfeather
    • Anthony Perkins : Harry Compton
    • Grégoire Aslan : Bagda
    • Jean-Marc Tennberg : L'inspecteur Cartwright
    • André Luguet : Sir Reginald Dumfrey
    • Hans Verner : Donald Farrington

    Le jeune Harry Compton est un employé de banque aimable, timide et amoureux. Sans oser se déclarer, il soupire pour une très jolie blonde qu'il ne connaît d'ailleurs pas. Harry est renvoyé et se retrouve sur le pavé londonien. Pas pour longtemps, car il se souvient opportunément que son vrai nom est Nicolas Serguievitch Milioukine et qu'il est né d'une mère anglaise et d'un père russe. Pourquoi ne pas offrir aux services d'espionnage soviétique ses talents et sa double nationalité ? Cependant, l'Amirauté britannique est en alerte. Elle veut démasquer le chef des espions russes et organise toute une mise en scène pour que de faux documents confiés à Sir Reginald Dunfrey passent chez ses adversaires. Harry, novice en la matière, est chargé par le louche Bagda de s'approprier les papiers. Or, la couturière que Lady Dunfrey utilise à domicile n'est autre que Penelope Lighfeather, la blonde enfant objet de la flamme d'Harry. Celui-ci arrive à se déclarer et pense aussi l'utiliser à des fins politiques puisque, de l'avis général, elle est aussi idiote que ravissante. Harry/Nicolas s'avère d'une telle maladresse qu'il ne faut pas moins de trois personnes : Lord Dunfrey, Bagda et Penelope, pour qu'il mette la main sur les papiers qui reviennent d'ailleurs à leur point de départ. L'Amirauté reconnaît leur disparition et brouille ainsi les cartes. Les espions se liquident entre eux et Harry court les plus grands dangers. Penelope, toujours ravissante mais moins idiote qu'on ne le croit tire Harry du mauvais pas. Sous le pavillon britannique, en compagnie de sa jeune femme, Harry coulera enfin des jours heureux.

     ******************************************

    Venu à la réalisation par la voie du documentaire. Édouard Molinaro réalisa son premier film, LE DOS AU MUR en 1958 alors que la Nouvelle Vague commençait à rouler sur les écrans. Il tourna un certain nombre de policiers dont l'un, LA MORT DE BELLE, inspiré par un roman de Simenon, obtint un bon succès d'estime et critique. Après UNE FILLE POUR L'ÉTÉ, d'après M. Clavel, UNE RAVISSANTE IDIOTE, parodie des films d'espionnage, le fit obliquer vers un genre de films légers où devait triompher Lautner. Anthony Perkins parodiait lui aussi ses propres personnages hollywoodiens, incertains et tourmentés, et Brigitte Bardot, qui avait tourné avec Clouzot, Autant-Lara et Godard, continuait, en mineur, d'entretenir son propre mythe. (les fiches du cinéma). 

    Avec cette comédie des plus mineures, Brigitte BARDOT entame un nouveau cycle, le dernier, qui sera bien en deçà de la période 1960/1963 qui l'aura vu tourner avec CLOUZOT, MALLE, GODARD, certainement sa meilleure période artistique. Cest une volte-face assez consternante. Avec ce film Brigitte BARDOT va se parodier, elle va faire du Brigitte BARDOT en tentant de retrouver les succès de "Babette s'en va-t-en guerre" ou de "Une parisienne".

    Penser que trois scénaristes se sont réunis pour concocter un film si mineur laisse circonspect. Le film est l'adaptation d'un roman du célèbre romancier français Charles EXBRAYAT bien connu des lecteurs de la collection "Le masque". Du reste les scénaristes font un joli goulbi goulba avec la trame de cette comédie d'espionnage.

    Confier le premier rôle à Anthony PERKINS est une bonne idée en soi. L'acteur est populaire en France depuis "Psychose", "Le glaive et la balance" et "Aimez-vous Brahms". Incarner un anglais pur jus est une bonne idée, et l'acteur, qui ne semble pas encore avoir sombré dans la drogue, est encore très séduisant, très frais. On ne peut nier qu'il ne se démène pas. Gesticulations en tous genres, grimaces, de cet aspect là l'acteur lorgne sur le jeu d'acteur de Cary GRANT dans "Arsenic et vieilles dentelles", nous ne sommes pas dans la grande finesse. Brigitte BARDOT trouve l'acteur très séduisant. A l'époque, l'acteur est très apprécié du public féminin. Il faut bien du courage à l'acteur pour accepter de se battre avec un aspirateur fou dans une scène totalement inspirée du final d' "Un chef de rayon explosif" avec Jerry LEWIS et qui tombe comme un cheveu dans la soupe.

    Quelques bons passages surnagent à l'instar du très bon dialogue entre la grand mère de Harry et l'espion chargé de la tuer. Très gêné de tuer la vieille dame, celui accepte le thé (drogué) de la vieille dame très flegmatique devant cette nouvelle....

    Cette comédie assez compliquée dans ses ramifications suscite un certain ennui, voire un ennui certain, ce qui est paradoxal pour un tel film. Mais Edouard MOLINARO n'est pas réputé pour être un génie de la réalisation, le manque de rythme est son plus grand défaut.

    Et Brigitte dans tout cela. A 30 ans, elle est toujours aussi charmante. Blonde de chez blonde, elle joue les (fausses) écervelées et montre un tout petit peu son anatomie, nous sommes quand même dans une comédie familiale. Alors que son jeu s'était grandement amélioré, nous avons l'impression d'un étrange retour en arrière....

    Cette comédie essentiellement destinée à cartonner au box office est pourtant reçue mollement de la part du public parisien. Les goûts du public évoluent, "Les barbouzes" viennent de triompher sur les écrans, l'humour devient plus corrosif et Louis DE FUNES va commencer son incroyable rêgne sur le Box Office. Le film ne parvient pas à obtenir mieux qu'une troisième place au box office parisien la semaine de sa sortie, ce qui représente un petit camouflet pour l'actrice. Cependant la province va propulser le film au delà des deux millions d'entrées, multipliant le score parisien par 6, un très bon ratio. La province est toujours entiché de la superstar française. L'actrice ne tourne plus qu'un film par an, autant ne pas se louper pour le prochain. 

       

    ENTREES France

     

    2 186 603

     

     

    Total ENTREES Paris 

     

     

    353 359

     

    ENTREES PARIS  exclusivité

    262 722

    ENTREES Paris

     

    1ère semaine  n°3

    2ème semaine n°3

    3ème semaine n°5

    4ème semaine n°6

    5ème semaine n°7

    6ème semaine n°10

     

     

     

     

    44 076

    40 307

    46 155

    34 192

    21 104

    16 992

     

     

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS

    6

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    3

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    14 692

    COTE DU SUCCES

    * * *

     

    UNE RAVISSANTE IDIOTE EXTRAIT

     

     

    INTERVIEW ASSEZ "ETRANGE" DE ROGER COUDERC SUR LE TOURNAGE D'UNE RAVISSANTE IDIOTE

     

     

     

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

     

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    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

     

    BRIGITTE BARDOT - UNE RAVISSANTE IDIOTE  - 1964

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    jerome
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:17
    jerome
    à fuir...
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