• UN SINGE EN HIVER - BOX OFFICE JEAN GABIN 1962

     

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    UN SINGE EN HIVER

     

    11 MAI 1962

     

    UN SINGE EN HIVER - BOX OFFICE JEAN GABIN 1962
       

    Réalisation

    Henri VERNEUIL 

    Assistants réalisateur

    COSTA-GAVRAS
    Claude PINOTEAU

    Scénario

    François BOYER
    Henri VERNEUIL
    Michel AUDIARD

    Photographie

    Louis PAGE

    Musique

    Michel MAGNE

    Production

    Jacques BAR
    CIPRA

    Distribution

    COMACICO

    Tournage

    Janvier / février 62

    Durée

    99 minutes

    Albert QUENTIN

    Jean GABIN

    Gabriel FOUQUET

    Jean-Paul BELMONDO

    Suzanne QUENTIN

    Suzanne FLON

    Esnault

    Paul FANKEUR

    Landru

    Noël ROQUEVERT

    Victoria

    Gabrièle DORZIAT

     

    Juin 1944 en Normandie. Albert Quentin, ancien quartier-maître du corps expéditionnaire en Chine, propriétaire de l'Hôtel Stella, boit chez Georgina avec son ami Esnault. Il boit pour "voyager". Le village est bombardé. Quentin promet à sa femme Suzanne de ne plus boire si l'hôtel est préservé. Les années ont passé. Quentin a tenu parole. Une nuit d'hiver, un jeune homme, Gabriel Fouquet, arrive à l'hôtel. Il boit pour oublier un mariage malheureux. Son " voyage " : l'Espagne et la tauromachie. Le lendemain de son arrivée, Fouquet se rend au pensionnat afin d'y voir sa fille Marie, mais la présence du jardinier qui l'a vu ivre la veille, le fait s'esquiver. Le jour de la Toussaint, il se livre à une corrida avec les voitures; les gendarmes l'arrêtent. Quentin obtient sa libération et l'entraîne chez Georgina où ils se saoulent. Ils prennent d'assaut le pensionnat puis avec Landru ils vont tirer, en pleine nuit, un feu d'artifice sur la plage, qui réveille tout le village... Le lendemain Fouquet reprend sa fille. Quentin prend le train avec eux et raconte à Marie l'apologue des singes : "En Chine, quand arrivent les premiers froids on trouve un peu partout des petits singes perdus, égarés. Alors comme les habitants croient que même les singes ont une âme, ils donnent de l'argent pour qu'on les ramène dans leur forêt natale. " Quentin descendra au prochain arrêt tandis que s'inscrit sur l'écran, à la place du mot fin, " et maintenant voici venir un long hiver".

     ***********************

    Jean GABIN est toujours sous contrat avec Jacques BAR et l'association fonctionne toujours très bien. " La cave se rebiffe" a été un très grand succès grâce à la fine équipe Michel AUDIARD / Albert SIMONIN qui lui concoctent des films sur mesure. En général l'acteur tourne deux films par an à des dates bien définies, c'est une petite entreprise qui tourne bien. La méthode est bien rodée, Jacques BAR et son équipe se concertent pour élaborer un projet qui est soumis à GABIN lord d'un dîner, par exemple, afin de rencontrer l'accord de ce dernier, s'il est de bonne humeur. Or, au printemps 1961, GABIN n'est pas content envers AUDIARD. En effet il n y a aucun projet de prévu pour le tournage de son prochain film qui sera réalisé par Henri VERNEUIL à l'automne. Car il y a un autre problème, Jacques BAR, GABIN et AUDIARD ont signé avec la Métro Goldwyn Mayer pour trois films et le prochain est prévu pour une date impérative à l'automne 1961, sinon le studio américain doit dédommager l'acteur. Michel AUDIARD a bien proposé l'adaptation d' "Un singe en hiver" d'Antoine BLONDIN mais les américains n'ont pas compris le livre qui pour eux n'est qu'une histoire d'ivrogne.  AUDIARD est parti en Italie et à son retour il n y a toujours rien de prévu. Il appelle VERNEUIL qui tourne "Les lions sont lâchés" aux studios d'Epinay. AUDIARD lui avoue qu'il n'a rien et VERNEUIL qui sent que le climat va s'alourdir lui parle d'un roman de Roger VERCEL "Au large d'Eden" l'histoire d'un capitaine de morutier qui se passe en Norvège. Reste à AUDIARD de vendre l'adaptation du roman que franchement personne ne connait dans l'équipe. Au cours d'un repas, Jean GABIN n'est pas contre le projet  car il a tourné "Remorque" adapté d'un roman de VERCEL, mais la perspective d'un tournage en Norvège l'enchante peu, lui qui ne se déplace pas plus loin qu'en Normandie. Jacques BAR s'emballe et se renseigne sur la possibilité de tourner en Norvège ce qui dans les faits est totalement utopique au vu du climat glacial qui y règne. Jacques BAR envoie même Constantin COSTA GAVRAS au Groenland pour faire des repérages. Albert SIMONIN ne se sent pas à l'aise avec le sujet, ce n'est pas son style. Un scénario est écrit et comme de coutume la lecture se fait  en présence de tous les protagonistes du projet. C'est un bide terrible et Jean GABIN fait comprendre qu'il ne fera pas le film qui est un projet improbable. C'est très embêtant car il convient de trouver un projet alternatif rapidement et de toutes façons un tournage ne sera pas possible avant janvier 1962 dans le meilleur des cas. Henri VERNEUIL propose de revenir à l'adaptation d'un "Singe en hiver" et désire Jean-Paul BELMONDO pour donner la réplique à GABIN. Ce dernier n'est pas contre. Après tout quelle belle revanche ce serait de tourner avec le symbole de "la nouvelle vague". En effet Jean GABIN s'est fait éreinté par toute cette génération de jeunes critiques passés à la réalisation dont les plus durs seront Jean-Luc GODARD et François TRUFFAUT pour qui l'acteur est le symbole de la dégénérescence du cinéma, le cinéma de grand père. Ce serait un joli pied de nez à cette génération de réalisateur quelque peu pédante. Reste à convaincre BELMONDO. Celui-ci est séduit à l'idée de tourner avec GABIN. S'il est très coté, il n'a pas eu de grands succès au box office depuis "A bout de souffle" et "Cartouche", dont il a achevé le tournage, n'est pas encore sorti sur les écrans. Jean GABIN est une valeur très sûre au box office et voici une occasion de trouver un succès presque garanti. Mais l' acteur demande à VERNEUIL s'il ne va pas faire que de servir la soupe à GABIN, ce que le réalisateur réfute, ce sera du 50/50. BELMONDO accepte et VERNEUIL peut annoncer la bonne nouvelle à la MGM ravie de ne pas payer de dédommagements à GABIN.

    Le tournage peut donc commencer en Normandie en janvier 1962. Henri VERNEUIL va se trouver devant un défi, car "Un singe en hiver" est tout sauf un film d'action. Il est basé essentiellement sur quelques situations et sur des dialogues, car il raconte une histoire centrée sur quelques personnages. Heureusement, Michel AUDIARD est dans une veine phénoménale dans ces années 58/65, c'est le top de sa carrière et il va concocter des dialogues de très haute volée, à l'image de ceux qu'il a fourni pour VERNEUIL et GABIN dans "Le président".

    La principale inquiétude de VERNEUIL est l'entente entre ses deux stars. Mais il sera vite rassuré. Fort habilement BELMONDO joue profil bas tandis que GABIN l'observe de loin. C' est l'amour du sport qui va réunir les deux. De grandes conversations s'engagent, et GABIN tombe sous le charme du jeune acteur. Comme il le dit autour de lui, BELMONDO c'est lui à 20 ans (phrase reprise dans le film). Une très franche bonne humeur envahit le tournage  et cela se voit à l'écran.

    Un casting solide entoure les deux stars. Paul FRANKEUR, un habitué de GABIN et d'AUDIARD, campe un ancien collègue qui tient le principal débit de boisson du coin. Suzanne FLON campe la femme fidèle et un peu castratrice de GABIN. Noël ROQUEVERT campe un savoureux quincailler sous un aspect inhabituel. Bien sûr le fidèle Louis PAGE est à la photographie. Michel MAGNE est à la musique, lui aussi est dans une belle période créatrice.

    Reste le film, bien sûr. Il est malaisé de le raconter étant donné le fil tenu de l'intrigue. C'est un film d'acteur et pour cela, il faut un bon directeur d'acteurs, et Henri VERNEUIL prouve une fois de plus son très grand talent en la matière. Car, il en faudra pour traiter d'un film qui parle non pas d'alcoolisme mais de l'art de s'enivrer pour effectuer de beaux "voyages". Ce n'est pas aisé. L'alcool dans le film n'est qu'un vecteur d'évasion, un moyen, et non pas une finalité.

    Le film s'ouvre sur une scène qui présente Albert et son copain Esnault pleins comme des barriques durant un bombardement. Le talent de GABIN et de FRANKEUR à leur sommet. GABIN reprend ses tics d' "Archimède le Clochard" ou de "La traversée de Paris". Truculent, gouailleur, clownesque c'est pour lui une facilité déconcertante de paraître totalement enivré tout en débitant les dialogues d'Audiard magnifiquement écrits lorsqu'il évoque le Yang-Tseu-Kiang. Albert jure qu'il ne boira plus si l'hôtel qu'il gère avec sa femme survit au bombardement. Coupure.

    20 ans plus tard, un homme débarque. Lui, c'est Gabriel, joué par BELMONDO. C'est lui "Le singe en hiver" à qui le film doit se titre énigmatique. Il se rend à l'hôtel d'Albert et suscite les interrogations de Suzanne. Que cherche cet homme qui fouille cet hôtel tranquille hors saison ? Et bien il cherche un rade pour étancher sa soif. Il rencontre Esnault qui tient le bar et qui brosse un portrait peu flatteur d'Albert. Gabriel semble avoir des problèmes avec une amie Espagnole et se noie dans la boisson, non sans avoir critiqué l'étroitesse d'esprit de la clientèle. Il se lance dans un flamenco qui laisse l'assemblée stupéfaite. Le talent de BELMONDO se laisse enfin voir au plein jour. Fini les polars branchés, les rôles romantiques, voici BELMONDO l'acteur joyeux, vif, drôle, époustouflant. Le vrai Bebel.

    De retour à l'hôtel bien "murgé", GABIN recueille le jeune homme à la grande inquiétude de Suzanne. Albert fait preuve d'une sobriété exemplaire depuis le bombardement passé, mais ne sera-t-il pas tenté de reprendre la bouteille si la présence d'Albert s'éternise. Elle se confie le lendemain à ce dernier qui la rassure. Mais le mystère reste entier. Que vient-il faire dans la ville. La réponse vient rapidement, il est le père d'une petite fille mise en pension chez les "sœurs" et il éprouve des difficultés à la revoir en face. Il lui offre un pull et s'enfuit avant de la voir. Il tentera de lui parler lors d'une sortie du groupe sur la plage, caché dans un bunker lieu de cachettes des petites, mais là encore il échoue. Ce qui lui fait plonger dans la boisson. Pendant ce temps Albert règle ses comptes avec Esnault qu'il traite de prolo de la bouteille alors que lui, c'était un "seigneur" du voyage.... Toujours dans ses voyages espagnols, Gabriel, bien éméché joue au toréro sur les routes menant à la ville. Les voitures manquent de le happer. Une scène restée très connue où BELMONDO a pris des risques importants en tournant sans doublure à la grande frayeur de Jean GABIN. Le "vieux" lui demande de ne plus recommencer, alors que cette prise de risque à l'écran deviendra la marque de fabrique de BELMONDO.

    Fatalement Albert va rejoindre Gabriel pour une cuite mémorable. L'occasion pour les deux acteurs de faire un sacré numéro. Entre le fleuve d'Albert et l'Espagne de Gabriel les deux se retrouvent dans leur voyage, se tutoient, se tapent dans le dos. Direction chez le quincailler qui cache depuis des années dans sa boutique une réserve de feux d'artifices. Résultat, les trois compères offrent hilares, un feu d'artifice inoubliable aux habitants de la côte....

    Gabriel a trouvé grâce à l'alcool et à Albert le courage de se rendre à la pension pour chercher la fille de Gabriel. Mais ils se font secouer par la mère supérieure qui refuse la visite pour des gens sévèrement torchés.

    Mais la cuite passée, les deux amis vont de nouveau se vouvoyer, tout redevient normal. Mais Gabriel a récupéré sa fille et ils vont rentrer sur la capitale. Albert les accompagne une partie du trajet en train et raconte à la petite l'histoire du petit singe en hiver. Puis, sobrement, il leur dit au revoir et s'assoit sur un siège sur le quai de la correspondance. Sans regarder en arrière, sa jeunesse part....

    Une nouvelle fois, VERNEUIL excelle dans ce film dominé par une distribution haut de gamme. Car une nouvelle fois, il sait alterner les moments nostalgiques avec les moments très drôles. Une direction d' acteurs sans faille et qui prouve définitivement qu'il est un grand réalisateur. Bien sûr il se fait plaisir avec une scène d'introduction qui fait la part belle aux bombardements de la côte normande à l'aide d'insertion d'images d'archives, histoire de mettre le film sur de bons rails. Sans scènes d'action à proprement parler, le film est cependant passionnant au vu des dialogues ciselés par AUDIARD en forme olympique et à la qualité d'un GABIN dans ses grands jours. Il porte BELMONDO qui se lâche enfin et livre une grande prestation à son tour. Nul doute qu'il est bien plus à l'aise dans l'exubérance que dans le polar branché.

    Le film sort sur les écrans alors que "Cartouche" est en plein triomphe pour BELMONDO, ce qui est une bonne chose sans compter la présence rassurante de GABIN.

    Evidemment le film prend la tête des exclusivités parisiennes très solidement. Après deux semaines en tête du Box office, il sort des exclusivités après une cinquième semaine moyenne. Mais il aura une belle carrière dans les quartiers et il va totaliser près de 800 000 entrées sur Paris Banlieue. Sur la France le film se classe dans le top 15 de l'année en passant les 2.5 millions d'entrées. Il est étrange que dans l'inconscient collectif le film soit présenté comme un demi succès alors que le score est excellent pour une comédie un peu inclassable s'il en est. L'explication vient aussi du fait que durant plusieurs années le chiffre officiel des entrées France était erroné de plus de 400 000 entrées avant que le CNC le corrige officiellement. Si pour GABIN le score est normal et que l'acteur est déjà sur le tournage du "Gentleman d'Epsom", c'est le deuxième succès de suite pour BELMONDO après "Cartouche". Cependant l'acteur va de nouveau se tourner vers le cinéma de Jean-Pierre MELVILLE. Avec le même succès ?

    Le temps et les diffusions télévisées ont donné toutes les lettres de noblesse au film qui est devenu un film culte au même titre qu'un "Tonton flingueur", la faute à quelques belles scènes, comme celle du Flamenco ou de Belmondo faisant le toréador avec des voitures en guise de taureau.

    Naturellement le film est reconnu comme film du patrimoine au vu des dialogues d'Audiard dont voici un florilège :               

    Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n'est pas un fleuve, c'est une avenue. Une avenue de 5000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de chaque côté. Puis au milieu, il y a des… des tourbillons d'îles flottantes avec des orchidées hautes comme des arbres. Le Yang-tsé-Kiang, camarade, c'est des millions de mètres cubes d'or et de fleurs qui descendent vers Nankin, puis avec tout le long des villes ponton où on peut tout acheter, l'alcool de riz, les religions… les garces et l'opium…

    • Jean Gabin 

    Ah ! Nous y voilà ! Ma bonne Suzanne, tu viens de commettre ton premier faux pas ! Y a des femmes qui révèlent à leur mari toute une vie d'infidélité, mais toi, tu viens de m'avouer 15 années de soupçon. C'est pire ! Eh bien que t'a peut-être raison : qui a bu boira ! Ça faut reconnaître qu'on a le proverbe contre nous.

    • Jean Gabin

    Albert : Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon Espagnol comme tu dis et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les Bois-sans-soif !
    Esnault : Les grands ducs !
    Albert : Oui, monsieur ! Les princes de la cuite, les seigneurs ! Ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qui ont toujours fait verre à part ! Dis-toi bien, que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries les seigneurs : ils sont à cent mille verres de vous ! Eux, ils tutoient les anges !
    Esnault : Excuse-moi, mais nous autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père !
    Albert : Mais, c'est bien ce que je vous reproche ! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fonds, vous ne méritez pas de boire ! Tu te demandes pourquoi il picole l'Espagnol ? C'est pour essayer d'oublier les pignoufs comme vous !

    • Jean Gabin, Paul Frankeur

    Albert Quentin : L'intention de l'amiral serait que nous percions un canal souterrain qui relierait le Huang Ho au Yang-tsé-Kiang.
    Esnault : Le Yang-tsé-Kiang… Bon.

    Albert Quentin : Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que Huang Ho veut dire fleuve jaune et Yang-tsé-Kiang fleuve bleu. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'aspect grandiose du mélange. Un fleuve vert ! Vert comme les forêts, comme l'espérance. Matelot Esnault, nous allons repeindre l'Asie, lui donner une couleur tendre. Nous allons installer le printemps dans ce pays de merde.

    • Jean Gabin, Paul Frankeur

                                   

    CRITIQUES DU FILM A SA SORTIE ( merci à Didier Noisy)

     

    « On se doutait bien que la rencontre, dans le même film, de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo ne pouvait être extraordinaire. Mais le résultat dépasse toutes nos espérances. ‘’Un singe en hiver’’ est une réussite complète ».  (Robert Chazal, ‘’France Soir’’)

     

    « De la rencontre de Antoine Blondin, Michel Audiard et Henri Verneuil ne pouvait résulter qu’un film excellent, une réussite parfaite encore agrémentée par la présence du duo Gabin-Belmondo. Spectacle complet, tour à tour amusant et émouvant ».  (‘’Télé 7 jours’’)

    « Pour moi cela ne fait aucun doute, Jean-Paul Belmondo est le meilleur acteur actuel, le meilleur et le plus complet. Si l’idée de tourner des remakes ne lui répugnait pas, il pourrait, sans effort et sans souffrir de la comparaison, reprendre les rôles de Gabin (Quai des brumes, La bête humaine), de Fernandel (François 1er, Les cinq sous de Lavarède), ou de Gérard Philipe (Monsieur Ripois, Le rouge et le noir) ».  (François Truffaut)

     

    « Personne n’y croit et surtout pas Belmondo qui court à la catastrophe s’il continue à se laisser ‘’montrer’’ comme cela ».  (René Gilson, ‘’Cinéma 62, n°68’’)

     

    « Festival de gros malins qui ne le sont même pas assez pour exploiter convenablement ce qui constituait à l’origine un assez bon sujet ».  (‘’Cahiers du cinéma’’, n°133. Juillet 62)

     

    « Le miracle, c’est que Belmondo recrée plus encore Antoine Blondin (l’auteur du roman) que Gabriel Fouquet, son héros. C’est la même désinvolture, la même fantaisie et, le soleil de joie de vivre caché, le même obscurcissement du visage et de l’âme avec cette inextinguible, cette pathétique petite lumière subsistante ». (Claude Mauriac, ‘’Figaro Littéraire’’, mai 1962)

     

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

    15

    2 417 209

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    760 493

     

     

     

     

     

    EXCLUSIVITES

     

     

     

    1ère semaine

    1

    70 025

    4

    2ème semaine

    1

    62 169

    4

    3ème semaine

    2

    45 916

    4

    4ème semaine

    4

    31 012

     

    5ème semaine

    4

    27 045

     

    6ème semaine

    5

    17 817

     

    QUARTIERS

     

     

     

    1ère semaine

    1

    100 641

    24

    Nombre de semaines Paris

     

     

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    17 506

     

    Budget

     

     

     

    Cote du succès

     

    * * *

     

     

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