• STAR WARS BOX OFFICE - LA GUERRE DES ETOILES 1977

     

    LA GUERRE DES ETOILES

    (STAR WARS)


    25 MAI 1977  (USA)

    19 OCTOBRE 1977

     

     

     

     

    • Titre original : Star Wars puis Star Wars Episode IV: A New Hope
    • Titre français : La Guerre des Étoiles puis Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir
    • Réalisation : George Lucas
    • Scénario : George Lucas
    • Photographie : Gilbert Taylor
    • Effets spéciaux : Industrial Light & Magic
    • Musique : John Williams
    • Production : Gary Kurtz, George Lucas en 1977 et Rick McCallum en 1997 pour l'édition spéciale
    • Société de production : Lucasfilm Ltd. et 20th Century Fox
    • Société de distributeur : 20th Century Fox
    • Budget : 11 500 000 $
    • Pays d'origine : Drapeau des États-Unis États-Unis
    • Langue originale : anglais
    • Format : couleur (Deluxe) - 35 mm - 2,35:1 - Stéréo Dolby en 1977 et SDDS, Dolby Digital et DTS en 1997 pour l'édition spéciale
    • Tournage: mars 1976 / janvier 1977
    • Genre : science-fiction
    • Durée : 121 minutes en 1977 et 125 minutes en 1997 pour l'édition spéciale
    • Dates de sortie :
      • Drapeau des États-Unis États-Unis : 25 mai 1977 (édition originale) ; 31 janvier 1997 (édition spéciale)
      • Drapeau de la France France : 11 septembre 1977 (Festival de Deauville) ; 19 octobre 1977 (édition originale) ; 19 mars 1997 (édition spéciale)
      • Drapeau de la Belgique Belgique : 27 octobre 1977 (Gand) ; 19 mars 1997 (édition spéciale)
    • Version française réalisée par Société nouvelle de doublage avec des dialogues d'Éric Kahane sous la direction artistique Michel Gast.

     

    • Mark Hamill (VF : Dominique Collignon-Maurin) : Luke Skywalker
    • Harrison Ford (VF : Francis Lax) : Han SoloNote 5
    • Carrie Fisher (VF : Évelyn Séléna) : princesse Leia Organa
    • Peter Cushing (VF : Henri Virlogeux) : Grand Moff Tarkin
    • Alec Guinness (VF : Philippe Dumat) : Obi-Wan « Ben » Kenobi
    • Anthony Daniels (VF : Roger Carel) : C-3PONote 5
    • Kenny Baker : R2-D2
    • Peter Mayhew : Chewbacca
    • David Prowse : Dark Vador
    • James Earl Jones (VF : François Chaumette) : voix de Dark Vador
    • Phil Brown (VF : Claude Joseph) : oncle Owen

     

     

    Alors que les chefs de l'Empire Galactique asservissent l'Univers et se maintiennent au pouvoir par la force, la princesse Leia, qui dirige la rébellion contre eux, s'empare des plans du vaisseau spatial « L'Etoile de la mort », l'arme suprême de l'Empire, avant de regagner sa propre planète. Mais en chemin, Darth Vader et ses soldats capturent la princesse sans pouvoir récupérer toutefois les précieux documents. Un peu plus tard, l'androïde R2-D2 et le robot C3PO, qui ont pu échapper à cette arrestation, sont faits prisonniers par une peuplade primitive et revendus à un agriculteur dont le neveu, Luke, parvient à décoder une partie du message confié à R2.D2 par Leia. Convaincu que de graves périls menacent les planètes, Ben Kenobi, le dernier survivant de l'Ordre des Chevaliers Jedi qui jadis dirigeait la République Galactique, persuade Luke, qui est venu le trouver, de lutter avec lui pour ramener la paix et la justice. Et c'est ainsi qu'avec R2-D2, C3PO, Ben Kenobi et un pilote expérimenté et cupide, Han, assisté d'un singe géant, Chewbacca, Luke se retrouve bientôt à l'intérieur même de « l'Etoile de la mort » victime du champ magnétique qui entoure cette dernière. Cependant, grâce à un pouvoir magique, « La force », que détient Ben Kenobi, grâce aussi à la puissance de Chewbacca et aux intelligences programmées de R2-D2 et G3PO, les « rebelles » parviennent à délivrer la princesse avant de réussir à quitter « l'Etoile », bien décidés à tout entreprendre pour l'anéantir. De la planète Yavin où se sont regroupés tous les opposants, part alors une escadrille chargée de frapper « l'Etoile » en son point le plus vulnérable. Pendant un temps la bataille est incertaine mais Darth Vader est tué par Han et Luke peut enfin se servir de « La force » transmise par Ben Kenobi au moment de sa mort pour détruire à tout jamais le symbole de la puissance de l'Empire.

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    Harrison FORD est entré dans le cercle des réalisateurs talentueux tels Francis Coppola ou George Lucas (qui sont très amis) par le biais un peu inattendu de son métier de menuisier. Après son apparition dans "American graffiti" il est déçu de n'avoir pu récupérer qu'un petit rôle dans "Conversation secrète" de Coppola. Il désire percer dans ce métier qu'il a pourtant laissé tomber à la fin des années 60, mais avec des rôles de troisième couteau la tâche sera ardue d’autant plus qu’il a déjà la trentaine bien entamée. Georges Lucas lui propose d'intégrer un casting pour son nouveau film "Star Wars".

    George Lucas après le grand succès américain de "American Graffiti" bénéficie d'un nouveau statut chez FOX. Il ressort de ses cartons son projet "Star Wars" qu'il travaille depuis 1974. Alan Ladd, Président de la FOX finit par être convaincu et lui alloue un budget de 8.5 millions de dollars qui sera finalement porté à 11 millions. Comme Lucas a obtenu un succès important au box office on lui propose un cachet de 500 000 dollars pour réaliser le film. George Lucas refuse et propose de rester au niveau de son cachet d'American Graffiti" soit 150 000 dollars. Une aubaine pour la FOX. En échange George Lucas fait deux demandes : Lucasfilm, sa société de production créée en 1971, produit le film et percevra 40% des recettes, la FOX sera donc uniquement le distributeur. Lucasfilm conservera ce droit pour deux éventuelles suites. D'autre part il demande d'obtenir exclusivement les droits de marchandising. Les dirigeants de la FOX n'en reviennent pas de l'aubaine. Pour être franc mis à part Alan Ladd Jr personne ne croit une seconde que le film sera un succès. De plus en 1967 la FOX a connu un flop incroyable avec un film fort coûteux, "Dr Doolittle" et a perdu beaucoup d'argent avec une collection de figurines issues du film qui ne se sont pas vendues. La FOX  signe donc avec joie le contrat aux conditions de Lucas, ce qui avec le recul démontre que la FOX a été au pire d'une rare incompétence doublée d'un manque de clairvoyance flagrant,  au mieux d'une incroyable naïveté. 

    Même si Lucas doit jubiler d'avoir obtenu cet accord totalement inespéré, il n'en reste pas moins qu'il ne possède qu'un budget  moyen qui ne lui permet aucune folie. Au niveau du casting Georges LUCAS ne peut se payer qu'une ex-star en semi-retraité qui ne tourne plus qu'à la télévision, l'anglais Alec Guinness qui, malin, demande 2% des recettes du film. Il offre un rôle secondaire au grand Peter Cushing, connu des cinéphiles et les rôles principaux sont offerts à de parfaits inconnus dont Harrison Ford. Ce dernier n'a pas de mal à réussir ses essais d'autant plus que Lucas le voulait de toutes façons. Il touche 10 000 dollars. Il rejoint ses collègues qui sont Mark Hamill et Carrie Fisher ainsi que ceux dont le public ne verra pas les visages cachés sous les masques de Dark Vador ou Chewbacca. Harrison Ford joue le rôle d'une sorte de flibustier de l'espace, un contrebandier nommé Han Solo. Un personnage de gentil bandit au code d'honneur. Harrison Ford va lui apporter de la gouaille, mais aussi du charme et du charisme. Un rôle important, sans pression excessive, l'acteur n'a rien à perdre et possède enfin l'occasion d'avoir un rôle important à l'écran. C'est que le tournage est loin d'être une sinécure. Sur le papier, cela fait bien des mois que Lucas a préparé son film en amont. Les story-boards sont réalisés, les maquettistes et les peintres sur verre sont embauchés par Lucas. Pour réduire les coûts fonde ILM une structure constituée de jeunes informaticiens universitaires qui devront fournir directement des effets spéciaux. Mais du papier à la réalité la transition est parfois rude. Le tournage qui débute dans le désert tunisien s'avère pénible pour les acteurs et les équipes techniques. Alors que le tournage se poursuit dans les studios de Pinewood, George Lucas affronte un fort stress car tout ne se déroule pas comme prévu entre décors qui sont encore en train de sécher lors du tournage de scènes et des éléments mécaniques qui ne fonctionnent pas. Même si les acteurs et surtout Harrison Ford se demandent où tout cela va mener, l'équipe artistique reste solidaire. Les premiers rushs projetés à la FOX ne sont guère convaincants sans musique ni effets spéciaux. George Lucas rongé de stress fait un malaise et se fait hospitaliser. La sortie du film est retardée pour mai 1977. Sorti de l’hôpital Lucas doit reprendre ILM qui plombe le budget. Sans aucune expérience de l’industrie cinématographique les jeunes techniciens au pied du mur reprennent tout à zéro et intègrent l’informatique dans la gestion des caméras pour la séquence de l’attaque de l’étoile de la mort réalisée à l’aide de maquettes. ILM travaille également sur une galerie de sons et de bruitages inédits. Grâce à une équipe soudée et à un nouveau monteur qui fait des miracles avec parfois peu de pellicule disponible le film prend forme et Lucas voit le bout du tunnel. En ce qui concerne la musique Lucas intègre des morceaux de musique classique en s’inspirant de « 2001 l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. Son ami Steven Spielberg lui suggère d’embaucher John Williams qui lui a composé la célèbre musique des « Dents de la mer ». Le compositeur saura composer une œuvre totalement originale selon sa méthode qui consiste à reprendre la technique du leitmotiv, popularisée par Wagner dans sa tétralogie de L’Anneau du Nibelung. Il s’agit d’écrire un thème récurrent qui caractérise un personnage ou un état et qui intervient tout au long de l’œuvre afin de se remémorer ce dernier. Comme Lucas n’a plus un cent de budget, Williams fait appel à son réseau pour obtenir l’enregistrement de la musique par l’orchestre symphonique de Londres.

    Au final George Lucas se retrouve avec un film qui a fière allure grâce à une superbe équipe qui a su l’épauler mais aussi innover techniquement le tout enrobé de la meilleure partition musicale de l’année. Les acteurs ont joué le jeu malgré les doutes et Lucas est parvenu à déployer son univers et sa galerie de personnages parmi lesquels : Une princesse à libérer, un vilain symbolisant le mal à l’état pur, un jeune paysan chevalier, un vieux sage, un pirate de l’espace, un grand chien poilu et deux robots, un bavard et l’autre un baril sur pattes ne communique que par sons et un grand bestiaire d’extra terrestres. Le tout sur fond de guerre galactique entre l’Empire et les rebelles. Un scénario simple mais implacablement efficace et compréhensible par tous.

    Plusieurs mois avant la sortie du film la FOX a déjà diffusé des affiches promotionnelles dans les journaux comme Variety. La sortie approche. Dans l’intervalle Lucas cherche des partenaires pour fabriquer des figurines tirées des personnages du film. Des géants comme Mattel ou Hasbro n’y croyant pas il rencontre le patron de la firme Kenner située à Cincinnati. Ce dernier voit l’occasion de sortir une série de petites figurines peu coûteuses à fabriquer. Sans doute une production éphémère selon ses dires, mais le film devrait permettre d’en vendre une quantité satisfaisante. Lucas a trouvé son partenaire et le deal est signé.

    Le film sortira fin mai 1977 dans 43 salles afin de profiter d’une plage favorable au box office. En effet au mois de mai le film ne sera pas réellement concurrencé par les deux succès du moment soit « Rocky » sorti depuis fin 1976 et qui a déjà amassé un score aussi important que surprenant et Annie Hall le triomphe critique de Woody Allen. « Star Wars » aura le temps de faire du beurre avant la sortie des blockbusters de l’été : Les grands fonds (the deep) avec Jacqueline Bisset et Nick Nolte et la séquelle du triomphal «Exorciste» des films sensés être bien plus rentables et qui devront chasser « Star Wars » du top 10 Variety.

    Contre toute attente le film et n’a aucun mal à remplir les salles qui sont souvenr complètes. Le film rapporte 7.19 millions de dollars et  l’offre des salles s’étend rapidement et le film reste en tête 3 semaines d’affilée. Comme prévu les deux gros films de l’été sortent le 19 juin. « The deep » prend la tête du box office avec 6.83 millions de dollars de recettes devant « L’exorciste II » avec 6.73 millions de dollars. Mais « Star wars » n’est qu’à quelques encablures.

    Selon le top 50 hebdomadaire du magazine Variety calculé selon les recettes des 20 plus grandes villes, « Star Wars » en cinquième semaine a déjà devancé « L’exorciste II » et à repris la seconde place du top. Pour sa 7ème semaine il a repris la tête du top 50 Variety. Loin de s’essouffler le film devient un triomphe, les spectateurs en redemandent et retournent voir le film. La musique du film de John Williams porté par le thème du film entre dans le top du Billboard. Marvel édite l’adaptation du film qui sera publiée en France par les éditions Lug. S’ensuit la publication d’histoires inédites qui dureront jusqu’au 107ème numéro.  

    Plus en forme que jamais le film écrase le box office du mois d’août où il reste en tête du top 50 Variety. Seul « L’espion qui m’aimait » tient la distance suivi de « Cours après moi shérif ». En septembre aucun film ne peut briser l’hégémonie du film. Selon Variety il aura passé 18 de ses 21 premières semaines d’exploitation en tête du top 50. Il reste cependant dans le top 3 du box office jusqu’ aux fêtes de fin d’années où il disparait du top 10  Variety après 30 semaines de présence pour laisser la place au triomphe de « La fièvre du samedi soir ».

    Pour faire patienter un grand public demandeur de nouvelles gammes de figurines, celles-ci étant toujours en cours de fabrication, le président de Kenner, Mr Bernard Loomis, eut aussi l'idée de commercialiser - dans l'urgence - l'Early Bird Package, une enveloppe en carton accompagnée d'autocollants, d'un poster et d'un formulaire à remplir qui garantissait, pour la modique somme de dix dollars, l'envoie de quatre figurines sous peu. Cette opération eut un énorme succès et permit de récolter plus de 6 millions de dollars. La production de jouets, à plusieurs millions d'exemplaires, débuta...
    Ce n'est finalement qu'en janvier 1978, soit près de deux mois après la date symbolique de Noël 1977, que les premiers de ces nouveaux jouets arrivèrent dans les rayons des grandes surfaces américaines. Ces figurines étaient à l'effigie des héros du film mais aussi des personnages secondaires, aussi courtes que soient leur apparition. Comme on pouvait s'y attendre, après l'accueil fait par le public au tout premier film de la saga, le succès fut immédiat et les ventes s'envolèrent. (source http://www.starwars-holonet.com/encyclopedie/document-dossier-jouets.html)

    A la fin de l’année 1977 « Star Wars » a rapporté 215 millions de dollars de recettes guichet aux USA soit 20 fois son budget.

    Pour les acteurs, l’accueil du film fut vertigineux. Menuisier espérant avoir droit un jour à un petit rayon de reconnaissance, Harrison Ford et ses collègues sont projetés en pleine lumière. L’acteur reste stupéfait des files d’attentes gigantesques autour des cinémas et la horde de fans qui les attendent. En Angleterre l’équipe est reçue comme des rois et le choc est rude pour l’acteur qui passe de l’anonymat le plus total à une énorme présence dans les pages des magazines. Les acteurs assurés de figurer dans la suite du film vont tenter de faire fructifier leur gloire récente et Harrison Ford est le plus actif des trois espérant obtenir des rôles valorisants dans de grosses productions. Il a participé a « Heros » pour un petit rôle alors que « Star Wars » n’est pas encore sorti sur les écrans mais « L’ouragan vient de Navarone » dont le tournage débute en octobre 1977 sera son premier film post « Star Wars ». Il partage l’affiche avec Robert Shaw dans ce film de guerre de série B doté d’un budget de 5 millions de dollars.

    En Europe le film est un énorme succès. Son accueil est colossal au Royaume-Uni.

    En France dans une année 1977 dominée par les succès du cinéma français on peut s’interroger sur le succès d’un film américain assez intriguant au vu des extraits diffusés à la télévision. La presse souligne le triomphe colossal du film aux USA, mais le ton est quand même à une légère dévalorisation du film, une grosse machine visuellement intéressante mais au scénario un peu simplet. Certains parents s’angoissent du caractère bizarre du film. Seule la revue le « Film fantastique » s’emballe sur le film. Pourtant le film possède une date de sortie des plus favorables : les vacances scolaires de la Toussaint. Le film peut laisser passer l’orage lié à la sortie du dernier Belmondo « L’animal » et sortira une semaine après « L’espion qui m’aimait ». Or le nouveau James Bond interprété par Roger Moore bénéficie de la grande salle du Rex et effectue le meilleur démarrage de la saga des Bond. Comment « La guerre des Etoiles » titre français du film va se comporter face au retour au premier plan de l’agent 007 ?

    Le film sort sur 13 salles à Paris ville où il bénéficie de la grande salle du Rex mais aussi du Marignan et du Gaumont Champs Elysées. Il sort également dans 17 salles de banlieue. Il attire plus de 200 000 spectateurs en 30 salles dont 31 883 entrées au Grand Rex et 12 873 entrées au Marignan. Le sort également sur 3 salles de province. C’est la seconde meilleure semaine parisienne de l’année derrière « L’espion qui m’aimait ». La seconde semaine voit l’extension de l’exploitation du film sur le territoire français afin de profiter des vacances scolaires décalées en province. Projeté sur 82 écrans le film réunit plus de 550 000 spectateurs soit une moyenne de 6 700 spectateurs par écran. Sur Paris et sa banlieue le film réunit 215 000 spectateurs dont 32 508 spectateurs au Grand Rex. Il signe la meilleure semaine parisienne de l’année et sera seulement battu par « Bernard et Bianca » la semaine de noël.

    Le film fera encore deux semaines à plus de 300 000 entrées. En 10 semaines il aura attiré plus de 2 400 000 entrées dans les salles en faisant un des plus gros succès de l’année.

    La carrière du film se poursuit en 1978 aux USA. Toujours bien présent dans le top 50 Variety où il est de retour dans le top 10 tout le mois de février en 35ème semaine. En 46ème semaine il est de retour dans le top 10. La Fox intensifie son circuit de salles pour l’été 1978. Il reprend la première place du top 50 en 67ème semaine. Il passe 6 semaines dans le top 10 où il devient un des succès de l’été en compagnie de « National lampoon’s animal house » de John Landis. Durant l’été 1979 la FOX relance le film pour seulement 3 semaines d’exploitation à grand renfort de promotion. Le film n’a aucune difficulté pour reprendre la première place du box office une nouvelle fois. Entre 1978 et 1979 le film rapporte encore 107 millions de dollars de recettes guichet.

    En France l’exploitation du film s’est poursuivie en 1978 il a attiré encore plus d’un million de spectateurs pour s’établir à un total de plus de 3.5 millions de spectateurs fin 1978.

    En 1982 la FOX décide de ressortir le film durant l’été histoire de faire patienter le public dans l’attente du « retour du Jedi ». Aux USA le film bénéficie de 1070 écrans et rapporte 3.76 millions de dollars le week-end, loin derrière « ET » de Steven Spielberg qui concasse le box office. Au final le film récolte 15.47 millions de dollars et se classe 50ème de l’année.

    En France le film est réédité le 9 juin 1982 et se comporte très bien. Il s’empare de la seconde place du box office parisien avec 71 830 entrées dont 7 165 entrées au Marignan. En France le film réalise près de 90 000 entrées sur 44 salles. Au final ce ne sont pas moins de 650 000 spectateurs qui ont vu ou revu « La guerre des Etoiles ». C’est la dernière fois que le public a pu voir le film dans sa première version désormais invisible.  

    Comme George Lucas a de la suite dans les idées et un sens du business, il va rééditer le film en 1997 mais sérieusement remanié tout du moins graphiquement. Peu satisfait de sa version originale, il va retravailler presque entièrement son film pour tenter de le remettre aux normes 1997, les effets spéciaux ayant fait d’énormes progrès depuis lors et il y a fortement contribué.

    Cette nouvelle édition va très bien se comporter puisqu’elle rapporte encore rien de moins que 138 millions de dollars aux USA ce qui lui permet de se classer à une somptueuse 8ème place au classement annuel. Pas mal pour un film qui a déjà été vu et revu à la télévision et en vidéo.

    La même chose se passe en France où « Star Wars la nouvelle édition » sort le 12 mars 1997. A l’occasion le film perd son titre français et est sous titré « Episode 4 : un nouvel espoir ». Sans concurrence le film prend la tête du box office avec un très joli score de 513 000 entrées en 454 salles pour un total conséquent de 1.8 millions de spectateurs.

    Au total le film aura rapporté 476 millions de dollars aux USA et 658 millions de dollars dans le monde, pas mal pour un film dont la FOX ne croyait pas beaucoup. George Lucas perçoit beaucoup d’argent grâce à l’exploitation salles mais surtout par le marchandising au grand désespoir de la FOX. George Lucas a créé un incroyable Univers de personnages devenus fétiches et il compte bien en profiter sans partage. Il réinvestira l’argent pour produire « L’Empire contre attaque » le second épisode de sa trilogie avec la ferme intention de rester coûte que coûte indépendant dans son financement.    

     

    ANALYSE DU BOX OFFICE INTERNATIONAL DE STAR WARS PAR LAURENT AUMAITRE

    Ce que vous savez tous sans doute c’est que le film a rapporté $775 398 007 dans le monde, dont $460 998 007 aux USA ($270 918 000 rentals. Pour rappel, les rentals sont les recettes perçus par les distributeurs ou les producteurs. Aujourd’hui ils représentent en moyenne 50% des recettes totales réalisées en salles. Usuellement, il s’agit des rentals distributeurs, des studios donc). Mais comme vous le savez sans doute également c’est que le film a été repris aux USA en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1997. Et dans le monde entier en 1982 et 1997.

    Aux USA le film a rapporté les sommes suivantes (rentals entre parenthèses) :

    1977 : $221 000 000 (127 000 000)

    1978 : $43 800 000

    1979 : $22 500 000 (11 538 000)

    1981 : $17 200 000 (12 000 000)

    1982 : $18 000 000 (entre 7 740 000 et 8 360 000 selon les sources)

    1997 : $138 257 865

    Pour bien comprendre l’ampleur du phénomène, sachez qu’en 1977 le record de recette était détenu par les Dents de la mer avec $102 000 000 rentals (129 millions avec les reprises de 1977 et 1979).

    Dans le reste du monde le film à également été un succès, mais d’importance différente selon les pays.

    En Grande Bretagne, le succès fut fracassant puisque 20 760 000 britanniques se sont ruées dans les salles entre 1977 et 1982. 5 330 000 y sont retournés en 1997.

    En Australie lors de sa première exploitation il a engrangé 6 200 000 AUD (rental), établissant ainsi le nouveau record (de loin) de recettes.

    En Italie le succès fut massif également. Plus gros succès de la saison 1977-78 avec une recette record de 9 milliards de lires. 1 669 000 entrées dans les 16 villes clés à elles seules. En 1997 il rapporta encore 4 411 816 000 de lires.

    Au japon il fut le plus gros succès de l’année 1977 avec 4 450 000 000 de yens (rental). Ce qui en faisait la 2ème plus grosse recette de tous le temps derrière les Dents de la mer. Il gardera cette deuxième place jusqu’en 1982. Il en rapporta 220 000 000 supplémentaires en 1982 (pas grand-chose à vrai dire) et 1 435 000 000 en 1997 (11ème de l’année).

    En Espagne, pays deux fois moins peuplé que la France, il fit 5 595 875 entrées en première exploitation et en cumule 6 900 868 à ce jour.

    Le succès, bien que présent, fut nettement moindre  dans les pays suivants.

    En Allemagne il attira 4 600 000 spectateurs en 1977.Toutefois, 1 232 909 spectateurs revinrent le voir en 1982 et 2 185 063 en 1997.

    Au Danemark (5 millions d’habitants en 1977), il fit 520 020 entrées. Pas mal, mais il était à la 123ème place des plus gros succès entre 1976 et 2011.

    En Suède, pays de 8.2 millions à l’époque et oú les gros succès dépassent régulièrement le million d’entrées (jusqu’à plus de 3 millions même) 663 861 billets furent vendu. 240 583 supplémentaires en 1997.

    3 740 050 français se sont déplacés pour le voir entre 1977 et 1979. Pas énorme en fait. Toutefois il fit 667 624 entrées de plus en 1982 et encore 179 775 entre 1983 et 1986. En 1997 il fit 1 787 720 entrées de plus.

    Il fit également 397 584 entrées en Finlande, 300 000 au Chili, 93 720 à Athènes (qui représentait 1/3 du marché grec. Cette année-là 12 films avaient dépassé les 100 000 entrées), 4 459 327 au Brésil (11° plus gros succès depuis 1970 lors de sa sortie), 426 998 en Suisse (11° plus gros succès depuis 19689 à ce moment). De plus il rapporta $517 225 à Bruxelles (énorme) et fut 6° de l’année 1978 en Hollande.

     

    On peut donc affirmer sans problème que le succès de Star Wars, aussi massif soit-il, fut nettement moins universel qu’Autant en emporte le vent. Ce fut surtout un succès anglo-saxon. Reste à voir celui de Blanche Neige. 

     

     

     UN GRAND MERCI A DIDIER NOISY POUR LES CHIFFRES FRANCE

    CATEGORIE POS NOMBRE SALLES
    ENTREES FRANCE TOTAL
      6 463 171
     
    ENTREES PARIS BANLIEUE TOTAL
      + 1 600 000
     
    ENTREES FRANCE 1977   2 400 000  
    ENTREES FRANCE 1977/78   + 3 500 000
     
    1ère semaine FRANCE 1977
      + 200 000
    32
    2ème semaine FRANCE   + 550 000
    85
    3ème semaine FRANCE   + 325 000
    86
    4ème semaine FRANCE   + 300 000
    88
    5ème semaine FRANCE   + 150 000
    86
    6ème semaine FRANCE   + 140 000
    83
    7ème semaine FRANCE   + 130 000
    81
    8ème semaine FRANCE   + 110 000
    72
    ENTREES FRANCE 1982
      650 000
     
    1ère semaine   + 85 000
    44
    2ème semaine   + 120 000
    82
    3ème semaine   + 110 000
    84
    4ème semaine   + 70 000
     92
    5ème semaine   + 30 000
    83
    ENTREES FRANCE 1983/1993   255 000  
    ENTREES FRANCE 1997   1 787 720  
    ENTREES FRANCE 1998 - 2013
      2 970
     
    1ère semaine France 1997
      690 000
    521
    2ème semaine
      400 000
    532
    3ème semaine
      250 000 461
    4ème semaine   125 000 428
           
    Budget   11 M$  
    BOX OFFICE USA   476.30 M$  
    BOX OFFICE USA 1977
      215.37 M$  
    BOX OFFICE USA 1978 / 79
      107.20 M$  
    BOX OFFICE USA 1982   15.47 M$  
    BOX OFFICE USA 1997   138.26 M$  
    Box office mondial   658 M$  
    Box office mondial 1977
      406  M$  
    Cote du succès    * * * * * *
     

     

     

    LA GUERRE DES ETOILES (STAR WARS) - HARRISON FORD BOX OFFICE 1977

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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