• SI DOUCES...SI PERVERSES - BOX OFFICE JEAN LOUIS TRINTIGNANT 1971

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    SI DOUCES, SI PERVERSES

    (Cosi dolce...cosi perversa)

    31 OCTOBRE 1969 (IT)

    26 FEVRIER 1971

     

     

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    Réalisation

    Umbero LENZI

    Scénario

    Luciano MARTINO

    Massimo d'Avak

    Photographie

    Memmo MANCOURI

    Musique

    Riz ORTOLANI

    Production

    Jacques Paul BERTRAND

    Mino LOY

    Distribution

    CEDIC

    Durée

    92 minutes

    Tournage

     

    Nicole PERIER

    Carroll  BAKER

    Jean REYNAUD

    Jean Louis TRINTIGNANT

    Danielle REYNAUD

    Erika BLANC

    Karl

    Horst FRANK

     

    Jean, jeune et riche industriel mène une vie des plus agréables. Marié à une fort jolie femme, Danièle, celle-ci lui laisse la plus grande liberté et ferme les yeux sur ses maîtresses. Un soir, rentrant chez lui, il aperçoit en montant dans l'ascenseur une splendide créature. Le concierge lui apprend qu'elle vient de louer l'appartement au dessus du sien. or, il en possède la clé. Très intrigué par cette ravissante personne, il l'est encore plus lorsqu'il entend des bruits de disputes en provenance de chez elle. Le lendemain, à l'aide de la clé, il entre dans l'appartement de la jeune femme qu'il trouve en pleurs. Elle a d'abord peur de lui, mais il parvient à la rassurer. Il obtient d'elle un rendez-vous. Elle s'appelle Nicole. Elle devient sa maîtresse. Elle lui raconte qu'elle est martyrisée par un certain Karl. A cause de lui elle a du subir une cure de désintoxication. Jean est très amoureux et veut divorcer de Danièle. Il part avec Nicole en voyage, mais ils sont surpris par Karl? Jean est victime d'un guet apens mais parvient à s'échapper. Nicole lui apprend qu'on veut le tuer, mais qui ?Elle n'en sait rien. Pourquoi ? Elle n'en sait rien non plus. Rentré chez lui, il monte un soir chez Nicole et est brusquement attaqué par Karl qui le tue devant sa femme et Nicole. Cest Danièle, sa tendre femme et amie de Nicole qui l'a fait tuer. Un accident est simulé et accepté par la police. Maintenant Danièle va pouvoir vivre avec Nicole sa tendre amie, mais bientôt un doute se forme dans son esprit, Jean est-il bien mort ? Elle n'a vu qu'un corps carbonisé et méconnaissable. Des scènes éclatent entre Danièle et Nicole. Karl de son coté manœuvre pour reprendre Nicole. Danièle est tuée. Par qui ? Nicole se sauve, avec qui ? Le suspense demeure...

     

    Jean-Louis TRINTIGNANT vient de connaître un grand succès avec "Le voyou" et les années 70 vont être pour lui une période artistique et commerciale dorée. Il fait désormais partie de la short List des acteurs français bankable. C'est peut être l'occasion de sortir des tiroirs un de ses films période italienne de la fin des années 60 qui n'a pas eu grand succès de l'autre coté des alpes. On ne sait jamais.

    Les blogs spécialisés classent ce "Si douces, si perverses" dans la catégorie des "giallos". Pour ma part je pense que si "La mort a pondu un œuf" peut être classé dans cette catégorie, "si douces, ni perverses" n'est qu'un thriller assez simpliste inspiré des "Diaboliques" ou plus simplement d'un lot important de polars de séries B américains.

    Production Italo-française oblige, le film est tourné à Paris, Jean-Louis TRINTIGNANT est présent dans la distribution, du moins jusqu'à la moitié du film. Du coté du casting féminin, il est surprenant de découvrir rien de moins que Carroll "Baby Doll" BAKER star américaine de la fin des années 50. L'actrice a quitté Hollywood depuis quelques temps et cherche à tourner en Europe. Malheureusement pour elle, dans cette production, nous sommes loin de "Géant".

    Pour accompagner les deux vedettes, la jeune et jolie Erika BLANC sera l'argument sexy du film. Elle n'évitera pas d'exposer son corps à la caméra, argument marketing minimum pour attirer un petit peu le chaland. Contrairement à Carroll BAKER, c'est une actrice de giallos et d'autres catégories de films bis italiens bien connue des amateurs du genre.

    Horst FRANK acteur de séries B complète le casting.

    Le réalisateur rend finalement une copie appliquée et bien sage. Très franchement un cinéphile qui a un peu l'habitude de voir des thrillers va découvrir très rapidement les nœuds de l'intrigue et sans aucun doute, la fin très prévisible bien à l'avance.

    Le réalisateur profite des beaux quartiers parisiens pour installer un climat luxueux à l'intrigue. Rien de tel qu'un bel immeuble bourgeois en pierre de taille pour faire comprendre que Jean REYNAUD pète dans la soie. Suffisamment pour qu'il possède la clé de l'appartement au dessus. En rentrant d'une de ses maîtresses, il aperçoit la nouvelle occupante de l'appartement, une jolie blonde. Il rentre chez lui, et on s'aperçoit que sa femme souffre des escapades de son mari. Le résumé du film montre que nous sommes dans l'intrigue classique des thrillers à manipulation dont un final spectaculaire doit clouer de stupeur le spectateur, sauf qu'ici on devine bien qui est derrière le meurtre du couple REYNAUD, qui a tout comploté depuis le début. Quel suspense.

    Jean REYNAUD est donc le premier à tomber dans le panneau qui lui est tendu. Mort, le spectateur a la surprise de découvrir que sa femme entretenait une liaison lesbienne avec Nicole. Liaison suggérée il est hors de question de voir Carroll BAKER nue, c'est Erika BLANC a qui incombe cette tâche. Du reste le film est assez sage. Une nouvelle fausse piste fait croire à Danielle que son mari n'est pas mort, mais au final c'est elle qui perd la vie. Elle a été victime de...de ? Bon sang, mais c'est bien sûr !

    Histoire de rendre son film un tantinet angoissant, le réalisateur utilise parfois des éclairages suggestifs, ou un effet stroboscopique lorsque Nicole raconte a Jean, les sévices qu'elle a supporté avec Karl.

    Etrangement Jean-Louis TRINTIGNANT semble s'ennuyer fortement et fait le minimum syndical. C'est un acteur génial , mais parfois devant un thriller aussi mince on ne se sort pas les tripes. Alors qu'il prouve qu'un petit budget ne le démotive pas quand c'est un aussi grand film que "Le grand silence" par exemple, il prouve également qu'un mauvais scénario ne motive pas les acteurs.

    Carroll BAKER est séduisante et un peu troublante, mais ce n'est pas un grand rôle à la mesure de son talent. Erika BLANC apporte sa beauté et son regard de braise.

    Ceci étant, ce film reste un objet de curiosité à découvrir pour les amateurs de TRINTIGNANT.

    Finalement le film récolte quelques entrées au box office français. Il sort en même temps que "Le conformiste" et profite un tout petit peu de la popularité de l'acteur.    

     

    Un grand merci à Fabrice pour les chiffres dont il n'existait aucune trace !

               

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    122 342

     

    ENTREES PARIS

     

    20 800

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    2 987

     

    TOTAL PARIS BANLIEUE

     

    23 787

     

     

     

     

     

    1ère semaine

     

     

     

    Nombre de semaines Paris

     

     

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

     

     

    1er jour Paris

     

     

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel Allemagne

     

     

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Cote du succès

     

    0

     

     

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