• SANS MOBILE APPARENT - BOX OFFICE JEAN PIERRE MARIELLE 1971

     

     

    SANS MOBILE APPARENT

     

    15 SEPTEMBRE 1971

     

     

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    Réalisation

    Philippe LABRO

    Scénario

    Philippe LABRO

    Jacques LANZMANN

    Ed Mc BAIN

    Directeur de la photographie

    Jean PENZER

    Musique

    Ennio MORRICONE

    Production

    Jacques ERIC-STRAUSS

    PRESIDENT FILMS

    CINETEL

    Distribution

    VALORIA FILMS

    Durée

    98 minutes

    Tournage

     

    Inspecteur CARELLA

    Jean-Louis TRINTIGNANT

    Sandra FOREST

    Dominique SANDA

    Hélène VALLEE 

    Stéphane AUDRAN

    Jocelyne ROCCA
    Carla GRAVINA

    Juliette VAUDREUIL

    Laura ANTONELLI

    Francis PALOMBO

    Paul CRAUCHET

    Julien SABIRNOU

    Sacha DISTEL

     

    En trois jours, trois cadavres: celui d'un riche industriel, Monsieur Forest, celui d'un jeune playboy, Monsieur Buroyer et celui de l'astrologue, Kleinberg. L'arme du crime est un fusil à lunettes: c'est le seul élément positif que possède l'inspecteur Carrella. Il décide de fouiller la vie des trois victimes, car il existe, il en est sûr, un lien entre elles. Grâce à la belle-fille de Forest, Sandra, il entre en possession du carnet de rendez-vous de l'industriel, sur lequel figure une liste de noms féminins. Parmi eux, celui d'une de ses amies, Jocelyne Rocca. Carrella l'invite chez lui et apprend qu'elle a connu les trois victimes à l'université. Il pressent qu'elle sera la 4° victime; mais il est trop tard, elle est tuée, elle aussi, en sortant du domicile de l'inspecteur... Carrella se dirige maintenant vers l'université. Le professeur Palombo est justement en train de répéter une pièce "Juliette", dont le personnage principal est joué par Sandra Forest. Ceci intrigue Carrela qui la suit alors qu'elle quitte la répétition. Il la surprend quelques minutes plus tard en train de voler un document. Celui-ci permet à l'inspecteur de découvrir ce qui unissait les victimes et de protéger l'éventuelle "cinquième"... Reste à trouver le mobile du crime et à rattraper l'assassin...

     

    Philippe LABRO est un touche à tout de talent. Ecrivain à succès, journaliste, Directeur de Chaîne de radio, réalisateur rien que ça. Il adore les USA où il a effectué ses études, il n y a donc rien d'étonnant qu'il réalise un polar français à "l'américaine". Pour ce faire il adapte un roman de Ed McBAIN un auteur de romans très coté. je me souviens d'ailleurs que durant des années ma mère achetait consciencieusement chaque nouveau livre de l'auteur dans la collection "Série noire".  L'auteur a créé le personnage de l'Inspecteur CARRELLA qui sera présent à de nombreuses reprises dans ses polars. Philippe LABRO adapte donc le personnage à la sauce française sous les traits de Jean-Louis TRINTIGNANT. Dès le début du film, l'acteur montre un CARRELLA nerveux et très obsédé par son pistolet . Il s'entraîne souvent à le sortir et semble être un as de la gâchette. L'enquête est transposée en France à Nice. LABRO s'évertue à filmer la ville à la manière d'un Don SIEGEL ou d'un WILLIAM FRIEDKIN. A bien des égards le film rappelle "L'inspecteur Harry" avec Clint EASTWOOD qui se déroule à San-Francisco. La ville est filmée en altitude ou des toits. C'est une tentative de se démarquer des polars habituels à la française, en choisissant des angles de vue innovants et en apportant de la vivacité aux film. Le film débute par CARRELLA qui débarque à Nice avec son amie Jocelyne. Aussitôt il doit résoudre une série de trois meurtres à priori non reliés entre eux et surtout sans mobile apparent. LABRO ne montre pas le visage du tueur, seuls des plans montrent son fusil à lunette dont il se sert pour tuer ses victimes d'une manière assez stylisée. LABRO prend un malin plaisir contemplatif à montrer les victimes fauchées en plein vol lors d'un saut dans une piscine, ou d'une balle qui vient silencieusement trouer leur crâne (la balle dans le coeur est tout aussi efficace).

    Pour mener son enquête CARRELLA est aidé par deux acolytes qui ont bien du mal à le supporter. Car TRINTIGNANT excelle dans la composition d'un flic assez étrange,  bourré de tics (il se regarde les dents, se lave régulièrement les mains) et assez cassant. TRINTIGNANT ne s'économise pas. Le quatrième meurtre concerne son amie Jocelyne assassinée elle aussi en sortant de chez lui. CARRELLA aperçoit le reflet de la lunette du tueur. Il dégaine son arme et se met en positiond de tireur d'élite et tire. Puis il court vers la cachette du tueur en courant à perdre haleine, et l'acteur ne truque pas, il y va à fond. Il constate qu'il a blessé le tueur, car il reste du sang sur le sol. C'est vraiment un as de la précision. on notera en passant que sa chemise est impeccable lorsqu'il revient sur ses pas. Il ne transpire même pas !

    C'est grâce à Dominique SANDA qu'il va comprendre le lien entre les protagonistes. Je laisse aux lecteurs la joie de le découvrir, car le lien n'est pas évident de prime abord. Evidemment CARRELLA saura jouer de son oeil de lynx pour éliminer le (ou la) coupable pour venger son amie.

    Jean Louis TRINTIGNANT est impeccable et apporte une vraie dimension à la psychologie compliquée de son personnage. Pas vraiment sympa, mais séduisant, c'est un ton nouveau qui tranche avec le flic "à la française" des années 60.

    Le casting est largement féminin. Carla GRAVINA joue l'amie de CARRELLA, l'occasion de la découvrir dans des tenues très 70's (bottes et minijupes au programme). Charmante comme toujours elle meurt assez rapidement et pourtant elle détient elle aussi un des maillons de l'intrigue.

    Dominique SANDA a 22 ans est de plus en plus demandée par les réalisateurs. Un peu distante, évaporée et pourtant déjà particulière, elle est cependant utilisée pour sa jeune plastique qu'elle découvre dans une scène du film. 

    L'inévitable Stéphane AUDRAN nous propose une apparition tout en couleur, en vert pomme ! Elle n'hésite pas à montrer à CARRELLA un atout assez impressionnant, une sacrée belle paire de doudounes, bien mise en valeur. Un rôle court, mais important pour l'enquête.

    Laura ANTONELLI est toujours aussi sublime dans un rôle fragile. Elle tourne beaucoup des deux cotés des Alpes et sera bientôt une vedette avec "Malicia". C'est un plaisir de la voir.

    Du coté du casting masculin, c'est du solide dans la tradition du cinéma français des 70's. Il y a Jean-Pierre MARIELLE qui apporte sa masculinité et son charisme habituel. Son rôle est assez court et il n'apporte pas tout son bagage habituel, mais c'est toujours sympathique de le voir.

    Paul CROCHET est un incontournable du cinéma français. Habitué de toutes les grosses productions, il est encore une fois impeccable.

    Sacha DISTEL tient le rôle d'un présentateur de jeu cynique. Beau gosse du film, il est un maillon de l'intrigue. Sa performance est correcte, mais il ne percera pas au cinéma.

    L'ensemble donne un très bon polar qui fleure bon les 70's. Philippe LABRO montre des compétences réelles et apporte un dynamisme qu'il aura un peu de mal à retrouver régulièrement avec ses autres films. 

    Le film peut compter sur une musique du grand Ennio MORRICONE qui est dans sa plus grande période. Le maestro enchaîne les musiques de qualité avec la régularité d'un métronome. Le petit thème sifflé reste bien dans toutes les mémoires.

    Le film part sur de bonnes bases, mais raisonnable. Les salles sont très bien remplies la semaine de sortie à Paris et petit à petit les distributeurs vont augmenter le parc des salles car le bouche à oreille est excellent et le film devien très vite un des succès parisiens de la rentrée. A Paris Banlieue le film totalise l'excellent chiffre de 460 000 entrées. En province le film atteint les 1.3 millions de spectateurs ce qui est satisfaisant. Il reste un des bons fleurons des films français des années 70.    

     

     

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 290 572

     

    ENTREES PARIS

     

    326 411

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    134 912

     

    TOTAL PARIS BANLIEUE

     

    461 323

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    4

    35 049

    4

    2ème semaine

    3

    44 348

    7

    3ème semaine

    4

    34 333

    8

    4ème semaine

    4

    32 435

    14

    5ème semaine

    6

    26 594

    6

    6ème semaine

    8

    19 711

    5

    Nombre de semaines Paris

     

    14

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    8 762

     

    1er jour Paris

     

     

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

    528 080

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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    ...

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