• ROCK - BOX OFFICE SEAN CONNERY 1996

     

     

     

    ROCK

    (THE ROCK)

    7 JUIN 1996 (USA)

    31 JUILLET 1996

     

    ROCK.jpg 

    Réalisation

    Michael BAY

    Scénario

    David WESBERG

    Photographie

    John SCHWARTZMAN

    Musique

    Hans ZIMMER

    Production

    Jerry BRUCKEIMER

    Distribution

    Gaumont Buena Vista

    Durée

    136  minutes

    John Patrick MASON

    Sean CONNERY

    Stanley GOODSPEED

    Nicolas CAGE

    Gal HUMMEL

    Ed HARRIS

    Major Tom BAXTER

    David MORSE

    Charles ANDERSON

    Michael BIEHN

     

     

     

    Le général Hummel est un héros militaire américain, couvert de médailles et aux états de service exemplaires. Mais selon lui, les soldats tombés au combat lors de missions classées secrètes ne reçoivent pas les honneurs qu'ils méritent et leurs familles les pensions qui leur sont dues. Pour faire entendre sa position, il essaye d'abord de convaincre une commission des forces armées (composée de membres du Parlement) de réparer ses erreurs en indemnisant les familles des militaires et en leur disant la vérité. Au début du film, alors qu'il se rend à la tombe de sa femme, il apprend que cette commission est restée sourde à ses protestations. Il décide alors d'employer la manière forte : avec l'aide de Marines mercenaires, il prend en otage les touristes qui visitent l'île d'Alcatraz, les enferme dans l'ancienne prison désaffectée et installe des batteries lance-missiles chargées d'un gaz mortel qu'il pointe sur la baie de San Francisco. Pour éviter le pire, le FBI doit faire appel à un ancien espion du MI6 britannique, détenu à Alcatraz, le Capitaine John Patrick Mason, seul homme à avoir pu s'échapper de la forteresse. Il devra faire équipe avec l'agent spécial du FBI Stanley Goodspeed, expert en armes chimiques mais qui n'est jamais allé sur le terrain. Hummel a laissé 40 heures au gouvernement pour payer la rançon de 100 millions USD (83 millions pour les familles des 83 héros non-indemnisées ; et 17 millions pour lui et ses mercenaires).

     

     

    Le cinéma hollywoodien passe à la vitesse supérieure au milieu des années 90. le mot d'ordre serait "louder and faster". Jerry BRUCKHEIMER et son compère Don SIMPSON ont bien compris qu'il est nécessaire d'innover dans la forme afin de faire passer des ficelles de plus en plus grosses. Tout est possible, si l'ensemble est bien emballé. Les deux célèbres producteurs ont déniché un jeune réalisateur plein de promesses, un as de la technique. Michael BAY leur a prouvé avec "Bad boys" l'année précédente qu'il était capable d' obtenir un bon succès au box office avec un produit efficace et fun. L'ambition est de faire un film encore plus spectaculaire dont la célèbre prison d'Alcatraz sera le centre de l'intrigue.

    Avec les deux producteurs, l'intrigue de base bien improbable n'est qu'un prétexte permettant d'articuler des scènes les plus impressionnantes que les autres. Ce qui sera le cas ici, encore faut-il trouver de bons acteurs comme tête d'affiche.

    Nicolas CAGE fraîchement oscarisé pour "Leaving Las Vegas" est un acteur considéré comme le plus doué de sa génération, mais il est vrai qu'il n'a jamais pesé lourd au box office. Le public l'apprécie, aime le voir en vidéo, mais ne se déplace pas dans les salles. L'embaucher pour le film est donc un pari. L'acteur conscient qu'il a enfin une carte à jouer importante, est motivé comme jamais et va soulever de la fonte pour arborer un torse musculeux.

    La plus belle trouvaille des producteurs est de proposer le deuxième à rôle à Sean CONNERY lui même. Et pourquoi est-ce si plaisant ? C'est parce que le rôle qu'interprète l'acteur pourrait fort bien être celui d'un agent secret bien connu. OUI, le personnage tient du James BOND, c'est évident, mais un 007 qui aurait mal tourné et qui aurait été mis en détention surveillée par sa hiérarchie. C'est une très bonne chose pour l'acteur qui obtenait des scores moyens au box office depuis "soleil levant".

    Le reste du casting est comme d'habitude composé d'acteurs solides : Ed HARRIS, David MORSE, Michael BIEHN entre autres.

    Dans ce qui est dans le fond un "buddy movie" la réussite du film provient de la grande entente entre Sean CONNERY et Nicolas CAGE, les personnages fonctionnent formidablement ensemble.

    Dans ce type de production, le danger vient que les effets pyrotechniques supplantent l'intrigue mais surtout que les personnages ne soient pas assez développés pour "surnager" dans un délire d'action.

    Le film est une réussite du genre et fixe le cahier des charges des films suivants de Jerry BRUCKHEIMER et de Michael BAY dont l'association sera fructueuse.

    Le film s'ouvre sur Ed HARRIS qui incarne un personnage tourmenté, dangereux mais noble dans le fond et très charismatique malgré sa dangerosité. Lors du vol de matériel de guerre dans un entrepôt de l'armée une bille chargée d'un produit chimique vert (très joli à l'écran) tombe et se casse libérant un gaz qui occis un des voleurs dans d'atroces (brève) souffrances. C'est le pire poison inventé par l'homme.

    Nicolas CAGE compose un Stanley Goodspeed (jeu de mot), un expert du FBI en arme chimique qui a fort affaire avec une poupée / bombe truffée de poison. Encore une belle scène très spectaculaire. La blague facile, justifiant d'un grand sang froid, c'est un expert qui va devoir cependant aller sur le terrain pour déjouer la prise d'otages de touristes sur le rocher. (The Rock). Il va s'allier avec un personnage mystérieux, dont l'avantage est de s'être évadé d'Alcatraz par les sous sols.

    Le spectateur se prend d'affection pour le personnage de Mason sans doute le dernier très grand rôle de Sean CONNERY. Gouailleur, charmant, rassurant, flegmatique mais aussi homme d'action, l'acteur reçoit l'adhésion du public sans réserve.

    MASON est sous la surveillance étroite d'un Cadre du FBI qui lui en veut  personnellement, ce qui n'empêche pas Mason de s'évader de manière spectaculaire poursuivi par GOODSPEED l'occasion de mettre San Francisco en désordre et de mettre en scènes des cascades en voiture avec un tramway qui explose, etc....

    La mission ne sera pas de tout repos. A Alcatraz MASON est dans son élément et joue au chat et à la souris avec la troupe d'élite qui l'accompagne. Il ne cherche qu'à s'échapper, Goodspeed le sait mais parvient à le convaincre de mener la mission qui ne sera pas de tout repos.

    C'est un rare exemple où on a plaisir à suivre les deux héros, grâce aux jeu des deux vedettes, Ed HARRIS n'est pas en reste composant un personnage complexe qui sera perdu dans sa folie.

    Avec Michael BAY les séances d'actions ne manquent pas, et toutes les 10 minutes, le spectateur est tenu en haleine. Alcatraz est un vrai Luna Park avec ses chaufferies, ses ventilateurs, ses égouts qui sont d'autant de piège d'autant plus que des soldats armés les attendent cachés dans les couloirs. Goodspeed va se découvrir des talents de soldat, voire de guerrier. Alors que le rocher va être bombardé par des avions de chasse, Goodspeed doit s'inoculer de l'atropine en plein coeur pour survivre au gaz mortel, dont il a fourré une boule dans la bouche d'un soldat qui cherchait à le tuer. Dans un magnifique plan en contre plongée il allume les fusées fumigènes qui vont le sauver partiellement de l'explosion, Mason le sauvant de la noyade.

    C'est un formidable cocktail d'explosions, de coup de feu, de scènes chocs dans une mise en scène qui devient la marque de fabrique de Michael BAY. Le réalisateur baigne son film de lueurs bleutés, utilise une musique martiale omniprésente où le grand Hans ZIMMER ne fait pas vraiment preuve de subtilité. Michael BAY effectue un montage avec un nombre de plans courts se succédant à grande vitesse, ce qui rythme le film, cependant bien moins que dans ses futurs films. Mais le point fort est bien le jeu des acteurs vraiment excellent.

    Présente comme un outsider au box office US de l'été 1996, le film prend la tête du Box office avec un meilleur score que les prévisions et finit à la 7ème place de l'année. Nicolas CAGE obtient enfin son premier succès d'envergure après 10 ans d'espoirs. Sean CONNERY confirme l'affection du public. En France la promotion s'effectue clairement autour de Sean CONNERY sans faire insulte à Nicolas CAGE. Film pop corn de l'été, il confirme par son succès qu'une nouveauté US peut obtenir un succès l'été. Cependant Nicolas CAGE atteint là également le grand public, et il devient une valeur sûre du box office pour les films d'action.

    Michael BAY va confirmer par la suite qu'il est bien un des meilleurs réalisateurs de sa génération ainsi qu'un money maker redoutable.

    Jerry BRUCKHEIMER va poursuivre dans la veine du film, avec plus ou moins de bonheur, mais désormais le modèle est bien établi. "The Rock" demeure une de ses meilleures réussites.                 

             

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 883 718

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    1

    523 200

    479

    2ème semaine

    3

    346 630

    485

    3ème semaine

    2

    250 143

    485

    4ème semaine

    4

    225 315

    478

    5ème semaine

    4

    181 864

    418

    6ème semaine

    6

    118 328

    368

           

    ENTREES PARIS

     

    451 860

     

    1ère semaine

    1

    136 861

    51

    2ème semaine

    3

    83 012

    51

    3ème semaine

    2

    62 276

    51

    4ème semaine

    3

    49 403

    42

    5ème semaine

    4

    44 417

    34

    6ème semaine

    6

    27 746

    29

           

    BOX OFFICE USA

    7

    134 M$

     

    1ère semaine

    1

    37,5 M$

    2392

    2ème semaine

    2

    28,7M$

    2415

    3ème semaine

    3

    21M$

    2426

    4ème semaine

    6

    16,6M$

    2409

    5ème semaine

    6

    9,1M$

    2137

           

    Nombre de semaines Paris

     

    17

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    2 684

     

    1er jour Paris

     

    26 737

     

    1er jour Paris 14 heures

     

    2 723

     

    Budget

     

    70 M$

     

    Recettes Mondiales 1996

    4

    330 M$

     

    Box office annuel Allemagne

     

    3 434 000

     

    Box office annuel Espagne

     

    2 927 043

     

    Box office annuel Italie

     

    1 175 194

     

    Box office annuel UK

     

    2 316 239

     

    Cote du succès

     

    * * *

     

     

     

      vlcsnap-2012-04-01-22h54m07s39

     

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    .

     

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