• PRINCE DES TENEBRES - BOX OFFICE JOHN CARPENTER 1988

     

    PRINCE DES TENEBRES

    (PRINCE OF DARKNESS)
      20 AVRIL 1988

     
      PRINCE-DES-TENEBRES.jpg

    Réalisation

    John CARPENTER

    Scénario

    John CARPENTER

    Directeur de la photographie

    Gary KIBBE

    Musique

    John CARPENTER

    Production

    Larry FRANCO

    Distribution

    METROPOLITAN FILMEXPORT

    Durée

    100  minutes

    Le prêtre

    Donald PLEASANCE

    BRIAN

    Jameson PARKER

     

    Intrigué par une série de faits bizarres en rapport avec une église désaffectée des bas quartiers de Los Angeles, un prêtre fait appel à son ami le professeur Biraçk : il a découvert la présence au sein de cette église fondée par une ancienne secte, les " Apôtres du Dormeur des Ténèbres ", d'un cannister antique qui contient un liquide vert tournoyant de façon inquiétante. Réunissant dans l'église un groupe d'étudiants - Brian, Catherine, Walter, Kelly, Mullins - et de spécialistes scientifiques, Birack et le prêtre - la Science et la Religion -unissent leurs efforts pour élucider ce mystère. Constatant l'apparition de phénomènes étranges - prolifération d'insectes, messages du futur reçus pendant le sommeil... - ils découvrent que le cannister renferme le fils de Satan en personne ! Susan est la première contaminée par une projection du liquide : elle tue Mullins et les membres du groupe se retrouvent ainsi un à un possédés. Deux d'entre eux qui s'étaient aventurés au-dehors sont assassinés par des clochards qui assiègent l'église. Bientôt, seuls, Brian, Catherine, Walter, Birack et le prêtre résistent aux sataniques morts-vivants. Ayant absorbé le liquide maléfique, Kelly subit l'invasion d'un parasite qui la métamorphose horriblement : le Prince des Ténèbres s'est réincarné en elle. Au moment où il s'apprête à faire venir son père à travers un miroir, Catherine se sacrifie pour que Satan et son fils restent à jamais dans l'autre monde. A jamais... ?

    John CARPENTER a pris une sévère et injustifiée veste au Box-Office avec « Jack BURTON » et il est clair qu’il a perdu beaucoup de crédit avec les grands studios. Dans ce cas, généralement le réalisateur a deux choix : devenir un « yes man » des studios et gagner (bien) sa vie en filmant platement quelques blockbusters, supervisé par un jeune Cadre envoyé par le studio pour donner son avis. Le réalisateur écrase sa fierté et la met dans sa culotte contre son cachet. Ou bien il choisit de continuer son œuvre avec un petit budget, de manière indépendante. C’est ce que choisit John CARPENTER qui signe un contrat de 3 films avec « Alive Films » pour un budget de 3 millions de dollars (le budget maquillage d’un SPIELBERG) mais avec une liberté TOTALE de création. Le maître s’attelle donc dans un projet ambitieux, il signe la réalisation, le scénario (sous le pseudo de Martin Quatermass, les spécialistes du cinéma fantastique comprendrons)d’un de ses meilleurs films. Le scénario est une sorte de sous « Exorciste » dans le fait qu’il  décrit la lutte entre le bien et le mal, absolu, le cas échéant. CARPENTER retrouve son vieux comparse Donald PLEASANCE et un de ses thèmes de prédilection : le huis-clos, l’église étant encerclée par la horde de zombies générés par le fils de Satan lui-même. Avec peu d’effets et surtout peu de budget, CARPENTER offre quand même des séquences de rêves impressionnants, une transformation de zombie en blattes réussie, quelques meurtres sympas et surtout une ambiance très angoissante. Le mal est enfermé dans un cannister et est représenté par un liquide vert. La fin est délibérément désespérée tout comme dans « the Thing ».

    Salué par la critique, le film se débrouille bien au Box Office Américain, puisqu’il se classe deuxième à sa sortie derrière « Fatale attraction », dans une période certes un peu molle. Le budget est remboursé le premier week-end. En France, la presse spécialisée est en ébullition, le film est classé comme chef d’œuvre du maître. Hélas, la promotion ne suit pas, une ou deux affiches dans les abris bus et c’est tout. Seulement 22 000 spectateurs à Paris en première semaine et 170 000 au final en France, soit la horde de fans hardcores de John CARPENTER. Heureusement, les chaînes du câble et la vidéo rendront justice à cette pièce de choix du Maître. 
     

    ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

     

    169 515

     

     

    ENTREES Paris

     

     

    44 299

     

    ENTREES Paris 1ère SEMAINE

    22 561

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS

    5

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    32

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    705

    1er JOUR Paris

    3 387

    Budget

    3 M$

     

    Recettes USA

    14,1 Ms

     

    COTE DU SUCCES

    *

     

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  • Commentaires

    1
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:45
    steforce
    A noter que Larry Franco, le producteur, était le beau-frère de Carpenter. Par ailleurs, le film montre ce qu'était capable de faire ce réalisateur avec trois bouts de ficelle. Selon moi, à défaut d'être un grand film, cela reste efficace et honnête. Cela rappelle également que Donald Pleasence était un très bon acteur et que c'était le genre de "gueule" que l'on aimait voir au cinéma. Il a joué dans une quantité phénoménale de films (souvent des seconds rôles). Je remarque d'ailleurs que les acteurs semblent plutôt bien dirigés chez Carpenter et qu'en bon artisan il ne soucie pas exclusivement de la technique et des effets spéciaux. Renaud, j'attends la suite avec impatience car il me MANQUE les chiffres France de Invasion L.A. et l'homme invisible (ah bon je l'ai déjà dit ?).
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