• PANCHO VILLA - CHARLES BRONSON BOX OFFICE 1968

     

    PANCHO VILLA

    (VILLA RIDES)

    29 MAI 1968 (USA)

    23 AOUT 1968 

     

     

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    Réalisation

    Buzz KULIK

    Scénario

    Robert TOWNE
    Sam PECKINPAH

    Photographie

    Jack HILDYARD

    Musique

    Maurice JARRE

    Production

    Ted RICHMOND

    Distribution

    PARAMOUNT 

    Durée

    124 minutes

    Tournage

     

    Pancho VILLA

    Yul BRYNNER

    Lee ARNOLD

    Robert MITCHUM

    Rodolfo FIERRO

    Charles BRONSON

    Fina GONZALEZ

    Maria BUCCELLA

    Général HUERTA

    Herbert LOM

    Colonel FUENTES

    Fernando REY

     

     

    1911. L' aventurier Lee Arnold livre des armes aux Colorados avec son vieux coucou. Son avion endommagé, il va habiter chez le forgeron Gonzalez dont il séduit la fille Fina. Les colorados font une razzia sur le village qui est pour la révolution de Pancho Villa. Gonzalez est pendu; soudain Villa et ses hommes interviennent, les prisonniers Colorado sont remis entre les mains du bras droit de Villa, Fierro qui les massacre. Villa prend Arnold à son service; avec son aide il prend la ville de Parral. Mais le général Huerta prend le commandement de la ville et condamne Villa à mort. Fierro écrit au président Madéro à Mexico qui envoie de justesse la grâce de Villa. Huerta assassine Madéro à Mexico. La révolution est terminée. Alors qu'il s'ennuie à mourir à EL PASO, Arnold voit surgir un jour dans un restaurant huppé, Villa et Fierro: leur révolution à eux n'est pas finie. Quelques semaines après, survolée par l'avion d'Arnold, l'armée de Villa entrera victorieuse à Mexico. 

     

    En 1968, vu de France, on pourrait se dire que nous avons affaire à une belle superproduction américaine au vu de son casting alléchant.

    Mais il n'en est rien. Aux USA la côte des acteurs ne vaut plus tripette depuis un moment. Après "Les 7 mercenaires" la qualité des rôles occupés par l'acteur a sombré dans la médiocrité et il alterne les séries B décevantes parfois en compagnie d' acteurs eux aussi tombés au box office, on pense au "Rois du soleil" avec George CHAKIRIS, "Le justicier de minuit" , "Morituri" avec Marlon BRANDO mais aussi "Le retour des 7", "la griffe" avec Britt Ekland ou "Les turbans rouges" des films qui n'ont pas fracassé le box office, loin de là. Pour Robert MITCHUM s'est juste un peu mieux. La star des années 50 doit son statut à peu près intact en tournant avec John WAYNE dans "El Dorado" par exemple. Mis en solo ce n'est plus cela depuis un moment.

    Suite au succès des "12 salopards" la côte de BRONSON a progressé. Troisième sur l'affiche, il a cependant son nom de la même grosseur que ses partenaires, et il est vrai, que désormais sa présence est légitime surtout au vu du carton des "salopards". De plus on lui offre un cachet confortable de 50 000 dollars, alors le film se révèle pour lui une opération marketing intéressante.

    On se dit aussi qu'avec Sam PECKINPAH et Robert TOWNE au scénario nous aurons droit à un grand film. Mais il n'en est rien hélas, d'ailleurs PECKINPAH qui devait réaliser le film part vers d'autres projets en particulier la mise en scène de "La horde sauvage" western crépusculaire d'une toute autre qualité, et c'est  un euphémisme.

    Pour remplacer PECKINPAH derrière la caméra ,nous trouvons Buzz Kulik. Ne cherchez pas, cet illustre inconnu est un grand professionnel de la télévision qui possède une liste de téléfilms où de séries télé longue comme le bras, mais dont le tort est d'être passé au cinéma pour deux ou trois séries B. Bref, c'est filmé très platement façon téléfilm.

    Et pourtant quand on voit le casting et qu'on ajoute que la musique de Maurice Jarre est intéressante on ne peut qu'être désolé du traitement fait par le réalisateur, mais après tout c'est conforme à l'ambition au rabais des westerns de l'époque, des films comme "Shalako", "Bandoléro", "5 cartes à abattre" en sont les preuves flagrantes. Le destin cinématographique des westerns se joue ailleurs, en Italie en particulier en attendant le film coup de poing de PECKINPAH.

    Bon, il n y a pas grand chose à raconter sur le film qui tente plus ou moins précisément de décrire l'existence de Pancho Villa. Robert MITCHUM ne manque pas d'allure dans son cuir et son vieux coucou. C'est le rôle principal du film et à son corps défendant il va prendre part à la révolution Villa et devenir une sorte d'ami / conseiller du révolutionnaire.  Puis Charles BRONSON le bras droit de Villa apparait. Première constatation : un bon mexicain ne pouvait être que moustachu. BRONSON se plie à la règle et pour la première fois arbore une fine moustache. Celle-ci transforme le visage et l'expression de l'acteur, c'est un nouveau BRONSON en quelque sorte qui vient de découvrir son look qui le rendra célèbre dans le monde entier. Il semble s'amuser sur ce tournage et nul doute qu'il n'apporte pas une très grande importance au film, comme tous les acteurs d'ailleurs. Mais le pompon arrive avec Yul BRYNNER. Qu'est-il arrivé à notre fier Pharaon, au charismatique Chris des "7 mercenaires" au regard d'aigle ? Avec une perruque noir corbeau et une moustache ridicule, il brise des années de travail. Avec son apparence de rastaquouère d'opérette, Yul BRYNNER décribilise le film. On hésite entre être atterré et mourir de rire.

    Ombre de la star qu'il fut, BRYNNER tente de garde sa superbe, mais bon, sur le tournage Charles BRONSON s'en fiche totalement ainsi que MITCHUM qui s'acquitte de sa tâche placidement en grand professionnel.

    On s'ennuie ferme durant l'intrigue. Pourtant le cahier des charges est respecté, pas mal de figurants pour les scènes de batailles plates, un train , des chevaux, etc.... De plus tous les costumes sont bien propres comme sortis de chez le teinturier et le désert Mexicain n'est en fait que le décors espagnols... 

    Finalement BRONSON se fait remarquer en jouant du pistolet et en étant très à l'aise. Et puis ne parvient-il pas à imposer sa femme, Jill IRELAND, pour un petit rôle, bref tout va bien.

    Ce film très décevant reçoit un accueil faible du public américain qui semble vraiment en avoir assez avec les westerns. Mais en France, Yul BRYNNER et Robert MITCHUM représentent encore le Hollywood légendaire et le film est bien accueilli et prend même la première place du box office parisien lors de sa sortie et reste 5 semaines dans le top 10 parisien. De quoi assurer au film un confortable score de 1.4 millions d'entrées. Le film est dans le top 35 de l'année. Il ne sort finalement que dans peu de pays européens, mais obtient un joli score d'entrées en Espagne, on devine aisément pourquoi.

    Ce n'est pas avec "Pancho Villa" que BRONSON se fait particulièrement remarquer du public français, mais durant le tournage. Serge Silbermann très impressionné par sa prestation dans "Les 12 salopards" cherche une vedette américaine pour tourner avec Alain DELON. Pas très favorable de s'exiler en Europe, BRONSON est cependant convaincu par Pancho Kohner d'accepter, ce que fait BRONSON. C'est ainsi qu'il rejoint la star française  pour tourner "Adieu l'ami".

     

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 406 939

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    376 750

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    1

    43 415

    5

    2ème semaine

    3

    39 746

     

    3ème semaine

    5

    29 579

     

    4ème semaine

    5

    27 858

     

    5ème semaine

    7

    24 964

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    8 683

     

    Budget

     

     

     

    Recettes Mondiales

     

     

     

    Rentals US 1968

     

    1,2 M$

     

    Box office annuel Espagne

     

    1 613 476

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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