• MOONRAKER - JAMES BOND BOX OFFICE 1979

    MOONRAKER

    (MOONRAKER)

     29 JUIN 1979 (USA)

    10 OCTOBRE 1979

     

     

     

    Réalisation

    Lewis GILBERT (1979)

    Scénario

    Cristopher WOOD

    Directeur de la photographie

    Jean TOURNIER

    Musique

    John BARRY

    Elmer BERNSTEIN

    Production

    Albert R BROCCOLI

    Eon Production

    Distribution

    Artistes Associés

    Durée

    126 minutes

    Tournage

    14 août 1978 / 27 février 1979

    James Bond

    Roger MOORE

    Holly Goodhead

    Lois CHILES

    Hugo Drax

    Michael LONSDALE

    Jaws

    Richard KIEL

    Corinne Dufour

    Corinne CLERY

     

    La navette spatiale "Moonraker ", que les Américains livraient par avion à leurs alliés britanniques, a été détournée en plein vol. C'est à James Bond 007 que les services secrets de sa gracieuse majesté confient la charge de retrouver le précieux engin et de faire la lumière sur les motivations auxquelles ont obéi les pirates de l'air.Sa première enquête le mène chez le milliardaire Hugo Drax, le constructeur de la capsule spatiale, qui dans le secret, fait peser sur l'univers une menace mortelle. De Venise à Rio en passant par la jungle amazonienne, le célèbre agent secret se met donc en devoir de traquer ses ennemis et, sur le point de découvrir le pot aux roses, tombe dans les mains de Drax, lequel est bien décidé à en finir avec lui. C'est ainsi que Bond découvre le repaire du dangereux personnage qui est aussi une base de lancement à partir de laquelle Drax envoie vers une station orbitale des vaisseaux destinés à abriter les spécimens sélectionnés qui bâtiront l'humanité de demain. Résolu à contrecarrer les projets du sinistre individu, James Bond, aidé de sa ravissante consoeur de la CIA, le docteur Holly Good-head, s'embarque à bord d'une fusée pour une expédition dont il sortira vainqueur grâce à ses fabuleux gadgets et à son humour habituel.

    Ce BOND possède un goût particulier pour votre humble serviteur, car c’est le premier film que j’ai été voir seul au cinéma à un peu plus de 13 ans. C’est donc un souvenir fort car je quittais le monde des sempiternels Walt DISNEY et compagnie pour entrer dans le monde des films pour  « adultes ». Je ne connaissais rien à l’univers des BOND cinématographiques (mis à part les couvertures des livres dont ma mère possédait l’intégrale) et aux films en général, car la télévision n’avait rejoint le foyer que deux semaines auparavant. Une émission de Michel DRUCKER le dimanche avait comme invité Roger MOORE qui faisait la promo de « Moonraker » (imaginez aujourd’hui Daniel CRAIG restant 3 plombes chez DRUCKER !!)et les extraits diffusés m’avaient largement ouvert l’appétit, ce qui explique ma témérité pour braver le métro Parisien et me rendre au Paramount Bastille découvrir cette pépite « Bondienne ». Deux heures durant, je fus transporté dans un univers fabuleux et je garde du film un souvenir ému. Emu, oui, car ce 11ème « James BOND » est bel et bien l’épisode le plus familial et atypique de la saga.

    Après l’énorme succès de « l’espion qui m’aimait » nos producteurs sont aux anges, la saga a retrouvé l’efficacité commerciale des années 60 et il convient de battre le fer pendant qu’il est chaud. Pour commencer Roger MOORE qui apparaissait bien pâle dans les deux premiers épisodes, s’est finalement approprié le personnage et malgré ses 50 ans semble incontournable. Un joli cachet de 4 millions de dollars- énorme pour l’époque- garantit sa présence sur l’écran.

    Preuve que les producteurs veulent assurer un maximum, « Jaws » alias Richard KIEL sera de nouveau présent, chose très inhabituelle pour un « vilain ».

    Mais du reste, ils  sont conscients que le cinéma est passé dans une autre ère, depuis que « Star Wars » a pulvérisé le Box Office de tous les temps. Il s’agit de surfer sur le phénomène et de l’intégrer dans le nouveau BOND. En conséquence l’adaptation de « For your eyes only » est remise à plus tard et ils se tournent vers une très libre adaptation de « Moonraker » qui était intitulé en France « entourloupe dans l’azimut » où seul le personnage de DRAX est conservé. Le film est prétexte à envoyer BOND dans l’espace dans l’arche de Noë spatiale de DRAX où se déroulera une bataille à coup de pistolets lasers. La trame du film rappelle finalement quelque peu « on ne vit que deux fois ». Le film dispose d’un budget très confortable de 35 millions de dollars. Ce qui permet de filmer durant 5 semaines la formidable scène d’introduction où BOND combat « Jaws » après un saut d’un avion sans parachute et de construire de magnifiques décors spatiaux. Comme dans tous les BOND, le cahier des charges induit quelques scènes spectaculaires au milieu  des discutailles habituelles entre BOND et le méchant du film incarné par Michael LONSDALE étonnamment sobre dans un rôle d’un milliardaire totalement mégalomane.

    Comme d’habitude, le tournage de scènes au quatre coins du monde, ici Venise et Rio de Janeiro entre autres, peut donner une impression étrange dans l’unité du film, pour preuve des scènes ayant pour décors le Centre Beaubourg qui tient lieu de laboratoire de l’entreprise Drax, ce qui prouve que parfois malgré des budgets imposants il est possible d’utiliser des décors existants pour pas cher. Pas mal de scènes ayant été tournées en France le film possède un petit goût Français pas désagréable, la distribution comprenant des rôles plus ou moins important pour des acteurs Français. 

    Tout ridicule qu’il soit, le film se laisse regarder avec plaisir, et c’est vraiment le principal. De bons moments sont présents, même si le coté familial visé en fait un film dénué de toute violence. BOND est mis à l’épreuve durement dans une centrifugeuse où il ne sortira vivant qu’en tirant une balle dans le tableau de bord (ben voyons), il combat ensuite mollement à mains nues « Jaws » au sommet d’un téléphérique où les transparences sont TRES grossières, Corinne CLERY bouffée par les chiens de DRAX où on ne voit absolument RIEN je vous rassure et un combat réussi entre cascadeurs dans le musée de verreries. Reste le clou du film, une bonne demi-heure réservée à la bataille de l’espace et là c’est vraiment grand guignolesque en diable. BOND exécute rapidement DRAX à l’aide encore une fois de son gadget qui l’a déjà sauvé de la centrifugeuse folle et redescend sur terre avec la belle LoÎs CHILES non sans avoir dit un au revoir sympa à ce bon vieux « Jaws » et la dulcinée à lunettes, qui, si l’on en croit la légende est une dulcinée à quéqu…. qui aura fort à faire avec son grand dadais de fiancé.

    Notre bon vieux Roger MOORE traverse le film avec tout son flegme Britannique, mais Brett SINCLAIR commence à se faire vieux, et même s’il conserve une belle allure, ses carences athlétiques sont criantes et cela dessert le film. D’ailleurs Roger MOORE a toujours fait craquer les réalisateurs tant ses aptitudes étaient nulles.

    Réalisé très rapidement par le vétéran Anglais Lewis GILBERT, réalisateur de nombreux films de guerre dans les années 60, le film souffre d’un manque d’unité entre la première et la seconde partie. Mais l’ensemble se laisse voir sans aucun déplaisir.

    Le pari sera-t-il réussi en terme de Box Office ? Après une campagne de promotion intensive la réponse est clairement oui ! Aux USA le film se classe premier à sa sortie et demeure le plus grand succès des BOND incarné par Roger MOORE. Le phénomène se répète dans le monde où le film est présent dans tous les top 10 annuels. En France, le film prend un départ canon à Paris où il bat le record de tous les temps de la franchise pour la semaine de sa sortie et signe la meilleure semaine de l’année avec un étourdissant 262 000 entrées en 36 salles. C’est également la deuxième meilleure semaine de tous les temps derrière « les dents de la mer ». Le film se maintien très bien avant de s’écrouler rapidement. Au final le film stoppe sa carrière en France à plus de 3 millions d’entrées. C’est un petit peu inférieur à « l’espion qui m’aimait » qui était plus « adulte ». Bien que cet épisode soit en général détesté des fans la franchise est toujours on ne peut plus populaire et les deux derniers méga succès de BOND lui permettront d’entrer dans les 80’s en position de force. Roger MOORE encore irremplaçable rempile pour le nouvel épisode qui sera bien « For your eyes only ».  

    Merci à l’agent 007 pour les informations chiffrées

     BANDE ANNONCE DU FILM

    http://movies.nytimes.com/movie/33279/Moonraker/trailers

     

    ENTREES France

     

    3 171 274

     

    ENTREES Paris

     

     

    824 147

     

    ENTREES Paris

    1ère semaine  n°1

    2ème semaine n°1

    3ème semaine n°2

    4ème semaine n°1

    5ème semaine n°7

    6ème semaine n°10

    7ème semaine n°11 

     

     

     

    262 948(36)

    168 805(36)

     102 907(31)

     123 481(36)

    46 438 (36)

    31 933 (22)

    25 073(16)

     

     

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS

    17

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    36

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    7 304

    1er JOUR Paris

    39 950

    Budget

    35 M$

    (108 M$ 2008)

    Recettes US

    (1 semaines n°1)

    70.3 M$

    (218 M$ 2008)

    Recettes mondiales

     

    210.3 M$

    (650 M$ 2008)

     

    BOX OFFICE ANNUEL USA

    N° 10

    BOX OFFICE ANNUEL France

    N° 6

    BOX OFFICE ANNUEL Italie

    N° 10

    BOX OFFICE Allemagne – 5 300 000 entrées

    N°3

    BOX OFFICE Espagne – 1 567 000 entrées

     

    COTE DU SUCCES

    * * * *

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  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Octobre 2008 à 15:18
    Tietie007
    Un de mes Bond préféré, avec un Michael Lonsdale gigantesque !
    2
    Agent007
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:00
    Quelle fiche complète !! Et je ne connaissais pas tous les chiffres parisiens, très intéressants. Bravo pour l'article encore une fois. Quant à la présence de Roger Moore chez Drucker, il est amusant de constater que l'évènement se reproduit presque 30 ans après, puisqu'il l'acteur britannique le plus flegmatique de tous les temps y retourne à la fin du mois.

    Bonne continuation pour ce blog !!
    3
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:00
    ah, Roger MOORE est de retour chez DRUCKER, 30 ans après, et bien cela ne me rajeunit pas !!
    Il doit bien avoir 81 ans maintenant, et Tony CURTIS 84 ans... ils pourraient faire sénilement vôtre , maintenant !!
    Cela me ferait plaisir de le revoir! Merci pour tes encouragements, ce n'est qu'un modeste article je n'ai pas d'autres prétention et merci pour tes chiffres !
    4
    adda chentouf
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:00
    adda chentouf

     Ce JAMES BOND futuriste fut curieusement disribué en Algérie à la fin des années 80 au moment ou le public commençait à déserter les salles . Résultat des courses: un bide monumental, sans doute le plus cinglant de la saga chez nous ou , parait- il,  l'espion de sa majesté n'a jamais eu les faveurs du grand public mis à part les deux 1ers opus de la série . Comme quoi les gouts et les couleurs...   

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