• LES TRICHEURS - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1958

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    LES TRICHEURS

     

    10 OCTOBRE 1958

     

     

    LES TRICHEURS - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1958

     

    • Réalisateur : Marcel CARNE
    • Scénario : Jacques Sigurd, d'après une idée de Charles Spaak et Marcel Carné
    • Adaptation et dialogues : Jacques Sigurd
    • Assistants réalisateur : Serge Friedman, Paul Seban
    • Images : Claude Renoir
    • Tournage du 24 mars au 12 juillet 1958 dans les studios Franstudio de Joinville-le-Pont
    • Enregistrement : Poste Parisien
    • Tirage : Laboratoire L.T.C Franay
    • Effets spéciaux : LAX
    • Production : Silver-Films, Cinétel (Paris), Zebra-Films (Rome)
    • Chef de production : Robert Dorfmann
    • Directeur de production : Louis Wipf
    • Distribution : Corona
    • Format : Noir et blanc - Son monophonique - 35mm
    • Genre : Comédie dramatique
    • Durée : 125 minutes
    • Jacques Charrier : Bob
    • Pascale Petit : Mic
    • Andréa Parisy : Clo
    • Laurent Terzieff : Alain
    • Jean-Paul Belmondo : Lou
    • Pierre Brice : Bernard
    • Dany Saval : Nicole,
    • Roland Lesaffre : Roger
    • Denise Vernac : la mère de Mic
    • Jacques Marin : Hippolyte Félix

     

    Reçu à sa licence de sciences, Bob revoit le drame qui l'a endeuillé peu auparavant. Fils de famille bourgeoise, il rencontre par hasard Alain, qui a lâché la préparation de Normale et vit d'expédients ; ce dernier vient de « faucher », pour le geste, un disque. Une espèce de sympathie naît entre eux et Alain présente Bob à la bande qui hante le café « Bonaparte ». Bob est adopté et emmené en « surboom » (soirée dansante) chez Clo, une fille de diplomate qui cherche à oublier dans la nymphomanie ses problèmes personnels et ceux de son milieu. Bob y couche avec Clo qui le présente ensuite à Mie, son amie, fille d'une commerçante dont elle vit séparée ainsi que de son frère aîné, mécanicien que le travail préserve. Bob et Mie se revoient et un violent et authentique amour les réunit. Mais les habitudes et les règles du milieu leur interdisent de se l'avouer vraiment. Un hasard les met sur la piste d'un chantage entrepris par un de leurs copains en fuite ; l'opération rapporte à Mie de quoi acheter une « Jaguar » dont elle rêve, payer son loyer et acheter de l'essence. Pour éviter à la jeune fille le danger de toucher les fonds, Bob y va seul ; mais, pendant ce temps, Mie couche avec Alain, bien qu'elle soit « toquée » de Bob. Celui-ci surprend Mie dans le lit d'Alain et l'abandonne. Une autre « surboom » dans le château de Clo réunira pourtant encore les amoureux. On y joue au « jeu de la vérité » qui consiste à extérioriser crûment ses sentiments intimes. Sous l'oeil d'Alain interrogée sur Bob, Mie ment pour cacher son amour, et à son tour Bob ment puis, par bluff, annonce ses fiançailles avec Clo à qui il vient de refuser de l'épouser. Mie ne peut en supporter davantage. Elle saute dans sa « Jag » et file à tombeau ouvert droit devant elle ; Bob la poursuit en Dauphine. II va la rattraper lorsque les phares d'un camion aveuglent la Jaguar qui percute dedans. Mie mourra à l'hôpital. Bob, brisé, ne trichera plus. Mais déjà à côté de lui, d'autres adolescents prennent rendez-vous pour une surboom.

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    En 1958 Marcel CARNE possède toujours une sacrée réputation. Est-ce nécessaire de présenter cette légende du cinéma ? Il suffit de citer "Les enfants du Paradis" ou "Drôle de drame" pour le comprendre.

    Après avoir connu un nouveau succès avec "Le pays d'où je viens" qui a rencontré 3 millions de spectateurs, il cherche un nouveau sujet dans l'air du temps. C'est à dire qu'à cette époque la jeunesse parisienne cherche à s'émanciper. Sans être révolutionnaire, les jeunes écoutent une musique différente de leurs parents, parlent leur propre langage et tente de vivre une vrai jeunesse avec son lot d'émotion, mais surtout pas sur le modèle des parents. ce n'est pas encore "no future", mais il y a des prémices.

    Le cinéma porte en lui les germes d'une révolution appelée nouvelle vague. Bientôt de nouveaux réalisateurs comme Jean-Luc GODARD, Claude CHABROL ou François TRUFFAUT entre autres vont renverser la vieille garde. Marcel CARNE le ressent-il ? Surement. En tout cas le voici qui va réaliser un film sur la jeunesse.

    Jacques CHARRIER est un jeune acteur qui se fait remarquer par son physique agréable de jeune premier. Il se consacre au théâtre mais est surveillé par l'industrie du cinéma. Un soir, au théâtre, Marcel CARNE assiste à une représentation et convoque le jeune acteur au studios de Boulogne Billancourt. Le réalisateur l'embauche pour tourner dans "Les tricheurs" une sorte de "Fureur de vivre" à la française. Il aura le premier rôle ni plus ni moins et sera accompagné par un casting de jeunes acteurs en devenir : Laurent TERZIEFF, Pascale PETIT, Andréa PARISY et parmi les petits rôles Jean Paul BELMONDO, Dany SAVAL, mais aussi des figurations de Guy BEDOS, Jacques PERRIN...bref du très lourd. On notera aussi la présence du "senior" Roland LESAFFRE un acteur très proche de Marcel CARNE puisqu'ils sont enterrés ensemble.

    Coté production Jacques DORFMAN donne des moyens au réalisateur qui reproduit les lieux les plus célèbres de Saint Germain des Prés dans les studios de Saint-Maurice. Le nombre de figurant est très important, parfois plusieurs centaines, et Jacques CHARRIER s'amuse comme jamais. Le tournage est idyllique et CARNE s'amuse beaucoup également. L'ambiance est formidable, les acteurs s'entendent très bien, et la musique jazz est très présente, d'ailleurs la bande son du film n'est composée que de morceaux de jazz branché.

    Pour Jean-Paul BELMONDO cela aurait pu être déjà le jackpot. CARNE hésite entre lui et Laurent TERZIEFF pour le second rôle et finit par choisir TERZIEFF peut être parce qu'il était plus ténébreux. Les deux acteurs ne s'en veulent pas. Même si BELMONDO déclare ne pas en vouloir à CARNE, il le traitera quand même de "vieux schnock". Bien que choqué le réalisateur lui donne un second rôle qui lui permet quand même d'être aperçu à l'écran quelques minutes et faire preuve de son exubérance habituelle.

    Bref, l'équipe artistique garde un souvenir formidable de soirées à la folle ambiance.

    Le film reste assez classique dans l'ensemble et au final ne dresse pas un formidable tableau de cette jeunesse "pré nouvelle vague". Le résumé présente parfaitement le film. Pour faire court, il y a Bob le fils à papa qui a réussit ses études, Alain le "blouson noir" et Mic  fille de prolos. Ce trio va jouer un jeu dangereux. Dans cette jeunesse, seul comptent les émotions et il est absolument nécessaire d'adopter un comportement à l'opposé de l'éducation reçue. Bob est attiré par Alain, le révolté, le mauvais esprit qui joue avec les gens. Bob porte les traits de Jacques CHARRIER beau gosse à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession, le gendre parfait. Alain, est interprété par le beau ténébreux Laurent TERZIEFF. Voyou mondain, il n'est jamais contre les défis idiots, comme aller chercher un chat le long d'une corniche au 7ème étage quitte à se retrouver en carafe. C'est l'époque des "t'es pas cap !" . Clo, est jouée par une très bonne André PARISY. C'est la nymphomane du groupe, qui couche avec tous les garçons pour exister. Elle souffre au fond de ne pas être aimé. Mic a la beauté de Pascale PETIT véritable petit chou. Tels "Romeo et Juliette" Mic et Bob tombent amoureux, mais il convient de ne pas l'avouer. Lui, c'est le bourge, et elle, la prolo. Pas question de faire des concessions mutuelles. Mais Mic est "accro" et peut compter sur les bons conseils de son frère un simple mécanicien qui vit dans un meublé avec sa femme. L'histoire prend une mauvaise tournure avec l'irruption d'une sordide affaire de chantage qui permet à Mic de s'offrir ce qu'elle veut: une belle voiture de sport. Pour faire rager Bob, elle couche avec Alain qui joue avec le couple. Mais aucun des deux ne montre de jalousie. Le clou du film est un terrible jeu de la vérité où tels des enfants Bob et Mic ne disent pas ce qu'ils pensent et ne pensent pas ce qu'ils disent. Mais le mal est fait et Mic s'enfuit dans sa voiture de sport poursuivie par Bob. Elle a un accident et meurt à l'hôpital. Impitoyable, les mais de Mic s'amusent de l'accident. Comme le dit BELMONDO "C'est dommage d'abimer une telle voiture".

    Bob n'a plus que ses yeux pour pleurer. Mais pendant ce temps là, les "surboums" continuent.

    CARNE dresse donc un portrait d'une jeunesse charismatique, romantique mais aussi surfaite et parfois consternante de bêtise. Le film n'a pas grand chose de subversif car le rythme de la caméra est parfois un peu lent, mais la psychologie des personnages est intéressante.

    Le film est présenté au Marignan et les papiers annoncent un beau succès au film.

    De fait, le film va bénéficier d'un bouche à oreille formidable et la jeunesse s'engouffre dans les salles. Le film ne perd pas d'entrées lors de ses premières semaines d'exclusivité et il devient le triomphe parisien de cette fin d'année 1958. Ma mère m'a décrit un succès massif, c'était le film à voir absolument pour la jeunesse de l'époque qui trouvait enfin un film qui lui "parlait".

    Avec près de 5 millions de spectateurs le film devient le 5ème succès d'une année particulièrement relevée avec "Les 10 commandements" et "Les misérables" ou "Sissi".

    A Paris intra muros le score est particulièrement impressionnant avec plus de 1.3 millions de spectateurs.

    Jacques CHARRIER devient une vedette du jour au lendemain. Chouchou des jeunes filles, gendre idéal, sa carrière va 'accélérer et il va devenir célèbre en devenant le mari de Brigitte BARDOT. Pour le moment sa vie est un rêve. Pascale PETIT et Laurent TERZIEFF vont aussi bien profiter de cette exposition. Jean-Paul BELMONDO lui aussi est forcément remarqué et va poursuivre sa route dans des petits rôles, mais du  moins est-il enfin repéré. Ironie du sort, c'est pourtant BELMONDO qui va obtenir la plus belle des carrières alors que celle de ses collègues va ralentir.

    Marcel CARNE obtient son dernier triomphe. Il sera débordé par cette fameuse nouvelle vague qu'il a pourtant annoncé voire amorcé. "Ringardisé" par les nouveaux réalisateurs il connaitra des résultats bien moindres dans les années 60.  

                  

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

    5

    4 953 600

     

    ENTREES PARIS

     

    1 366 153

     

     

     

     

     

    EXCLUSIVITES

     

     

     

    1ère semaine

    1

    46 429

    3

    2ème semaine

    2

    48 129

     

    3ème semaine

    3

    41 542

     

    4ème semaine

    3

    39 422

     

    5ème semaine

    8

    43 060

     

    6ème semaine

    4

    33 641

     

    7ème semaine

    6

    29 715

     

    8ème semaine

    5

    27 671

     

    9ème semaine

    6

    23 911

     

    10ème semaine

    7

    22 785

     

    11ème semaine

    5

    28 905

     

    12ème semaine

    7

    40 402

     

    Nombre de semaines Paris

     

    22

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    15 476

     

    Budget

     

     

     

    Cote du succès

     

    * * * * *

     

     

    SEMAINE DE SORTIE

    20 860 ENTREES AU MARIGNAN

    18 000 ENTREES AU FRANCAIS

     

    LES TRICHEURS BANDE ANNONCE

     

     

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    JACQUES CHARRIER - LES TRICHEURS

     

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    PASCALE PETIT - LES TRICHEURS

     

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    PASCALE PETIT - LES TRICHEURS

     

    JEAN PAUL BELMONDO - LES TRICHEURS

     

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    PASCALE PETIT - LES TRICHEURS

     

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