• LES HUSSARDS - BOURVIL BOX OFFICE 1955

     

     

     

    LES HUSSARDS


    14 DECEMBRE 1955

     

     

     

    • Réalisation : Alex Joffé
    • Adaptation et dialogues : Pierre-Aristide Bréal, Alex Joffé, Gabriel Arout
    • Photographie : Jean-Serge Bourgoin
    • : Gilbert Chain, assisté de Jacques Chotel
    • Musique : Georges Auricorchestre dirigé par Jacques Météhen
    • Assistants réalisateur : Bacque et Jacques RouffioJean Vigne (stagiaire)
    • Production : Ignace Morgenstern
    • Sociétés de production : Cocinor, Cocinex, Sédif
    • Tournage : 4 mai au 6 août 1955, à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) et dans les studios de Boulogne
    • Enregistrement : Westrex Company, société Optiphone
    • Distribution : Cocinor
    • Format : Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - Son mono
    • Genre : Comédie historique
    • Durée : 102 min

     

    • André Bourvil : Le trompette Flicot Jean-Louis
    • Bernard Blier : Le brigadier Le Gouce
    • Giovanna Ralli : Cosima
    • Georges Wilson : Le capitaine Georges
    • Virna Lisi : Elisa
    • Clelia Matania : Mme Luppi
    • Louis de Funès : Le bedeau Luigi

     

     

    L'action du film se passe durant la campagne d'Italie (1796-1797). Une compagnie de hussards approche d'un petit village d'agriculteurs italiens dans le Piémont. Le brigadier Le Gouce (Bernard Blier) et le soldat Flicot (Bourvil) sont envoyés en éclaireurs pour chercher d'éventuels francs-tireurs. Pour satisfaire un besoin naturel, ils descendent de cheval et s'éloignent de quelques mètres de leurs montures. Grave erreur, car deux jeunes amoureux (Giani Esposito et Virna Lisi) cachés dans les fourrés font fuir leurs chevaux. Or un hussard qui perd son cheval perd son honneur et porte également gravement atteinte à l'honneur du corps des Hussards. Dépités et à pied, ils partent alors vers le village à la recherche de leurs chevaux et du coupable. Mais ils sont précédés par les deux amoureux et par quelques villageoises qui courent tous au village répandre l'annonce de l'arrivée des français dans la région et de l'entrée de soldats napoléoniens dans le village. Tous les villageois sont terrorisés car les armées napoléoniennes semaient une véritable terreur, et étaient connus pour leur comportement sanguinaire, leur violence envers les hommes et leurs viols des femmes (origine de l'expression « l'amour à la hussarde »). Mais Le Gouce et Flicot ne sont que deux hommes braves et naïfs, enrôlés de force dans l'armée napoléonienne. Le Gouce et Flicot sont donc tout sauf des soldats téméraires et sanguinaires... Arrivés au village ils cherchent simplement le coupable de la fuite de leurs montures et tentent surtout de retrouver leurs chevaux, sans violence et en essayant de parler avec les villageois malgré la barrière des langues. Or le reste de la compagnie sous le commandement du capitaine Georges (Georges Wilson) entre à son tour au village, à la recherche des deux hussards disparus, les croyant tués par des francs-tireurs du village. Le capitaine Georges ne tarde pas à retrouver les deux énergumènes au comportement bien peu compatible avec celui d'un occupant en terre ennemie. Craignant une réprimande du capitaine Georges, pour ne pas avouer qu'ils ont été stupidement défaits de leurs chevaux en ayant mis pied à terre pour soulager leur vessie, ils prétendent avoir été attaqués par un franc-tireur qu'ils n'arrivent pas à identifier et à retrouver. Mensonge lourd de conséquences qui provoque la prise des villageois en otage par les soldats. Après cette décision du capitaine, les deux piètres hussards sont rongés par leur conscience, hésitant longuement entre avouer la vérité et perdre définitivement leur honneur, ou persister à mentir pour sauver leur semblant d'honneur et préserver leur vie (car ils risquent le peloton d'exécution pour avoir menti à leur hiérarchie, mais aussi pour avoir perdu leurs chevaux). Ils tentent, avec l'aide d'une villageoise, Cosima (Giovanna Ralli), de trouver une solution. Ils finissent par avouer et sont conduits au peloton d'exécution. Mais une attaque soudaine des Autrichiens au moment de leur exécution réduit à néant la compagnie... à l'exception de nos deux héros. Quelques heures plus tard, Bonaparte lance une contre-offensive qui bien que trop tardive repousse les Autrichiens hors du village. Le Gouce et Flicot, seuls rescapés de la compagnie du capitaine Georges, sont décorés au village par Bonaparte lui-même. Et Flicot qui est tombé amoureux de Cosima lui promet de revenir quand la guerre sera finie...

     


    La rencontre avec Alex JOFFE sera une grande chance pour BOURVIL. Le réalisateur a bien compris que l'acteur avait un potentiel bien supérieur que les rôles de benêt que BERTHOMIEU, réalisateur peu inspiré, proposait à BOURVIL. Avec JOFFE, l'acteur va disposer de rôles bien plus interessants que les rôles d'opérette ou de laquais. 
    Premier bon rôle avec "Les Hussards" très bonne comédie quelque peu oubliée aujourd'hui. L'acteur, jamais aussi bon que lorsqu'il joue en duo va bénéficier du grand Bernard BLIER qui va se révéler excellent, comme d'habitude. 
    Filmé en noir et blanc, le film donne une image réaliste de ce qui reste de la troupe dse hussards commandés par le capitaine Georges interprété par un Georges WILSON démentiel en capitaine borné et psychopathe. Les hussards sont fatigués et leurs uniformes sont bien usés. Envoyés en mission, les deux hussards vont perdre leur chevaux en allant pisser et ils accuseront un habitant du village italien a proximité. JOFFE va démontrer les effets de la peur et des ravages de la guerre sur la population du village, le comportement des lâches, mais aussi des quelques courageux qui sont présents, en particulier les femmes, dont la magnifique Virna LISI. Les deux acteurs sont très justes dans leur composition: lâches, veules, mais pas antipathiques, ils font ce qu'il peuvent dans un environnement qu'ils n'ont certainement pas choisi. Au final, ils se feront adopter par les villageois. Il reste quelques moments forts dans le film. Un échange de bottes entre BLIER et un George WILSON éructant et l'arrivée d'une troupe autrichienne dans le village, dont les soldats sont impeccables dans leurs uniformes, en totale opposition avec la tenue affligeante des troupes françaises. Et bien sûr le quiproquo final, où les deux hussards qui se sont cachés durant la bataille qui se déroule dans le village (ils étaient consignés en attendant d'être fusillés par leur propre unité) sont pris pour des héros par Bonaparte lui-même.
    Ce très bon film qui relate les travers humains est une grande réussite d'Alex JOFFE qui bénéficie de la présence des deux acteurs, superbes, qui alternent les divers sentiments. Ce n'est pas encore le duo BOURVIL / DE FUNES main on en était pas loin. Ce n'est qu'une confirmation pour Bernard BLIER déja un vétéran des écrans, mais pour BOURVIL c'est une révélation. Le film fait une bonne exclusivité, malgré une redoutable concurrence due aux fêtes de fin d'année. Mais au final, grâce aux quartiers le film attire un demi-million de spectateurs. En France où l'acteur est populaire, le film approche les 3 millions de spectateurs, ce qui est très satisfaisant. BOURVIL, ravi de cette réussite artistique va devenir un des acteurs fétiche d'Alex JOFFE.    
     

     

     

     

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