• LE RETOUR DE CASANOVA - BOX OFFICE ALAIN DELON

    LE RETOUR DE CASANOVA

     

    13 MAI 1992



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    Réalisation

    Edouard NIERMANS

    Scénario

    Jean-Claude CARRIERE

    Photographie

    Jean PENZER

    Musique

    Bruno COULAIS

    Production

    Alain SARDE

    A2

    Distribution

    AMLF

    Durée

    93 minutes

    Tournage

    Sept 91 -

    CASANOVA

    Alain DELON

    Camille

    Fabrice LUCHINI

    Marcolina

    ELSA

    Lorenzi

    Wadek STANCZAK


    Vieilli, las, ruiné mais portant encore beau, Casanova erre dans le sud de la France avec son fidèle Camille, valet à la langue bien pendue qui attend ses gages. Le séducteur espère avoir l'autorisation de revenir à Venise, sa patrie. Il vit de souvenirs et d'expédients, réglant son loyer en nature, pour le plaisir de sa logeuse... Un jour, il retrouve Olivo à qui, autrefois, il rendit service et qui l'invite chez lui. Amélie, femme du maître des lieux, revoit avec joie celui qu'elle a aimé et n'a pu oublier. Mais Casanova est attiré par Marcolina, nièce de son hôte, tendron adepte des idées nouvelles. Elle lui résiste. Il persévère. Il a l'occasion de plumer aux cartes Lorenzi, jeune et beau militaire aimé de Marcolina. Il annule la dette de jeu de son rival contre l'autorisation de rejoindre de nuit la belle, qu'il possède et humilie par ce stratagème. Lorenzi guette son retour, le provoque en duel, mais Casanova le tue. Venise. Casanova rentre d'exil, amer au souvenir de cette dernière aventure, humili‚ aussi : il est désormais chargé d'accomplir des basses besognes pour la police, le gouvernement n'ayant autorisé son retour qu'à cette seule condition.
    Après l'échec commercial de "Dancing Machine" il faut attendre 1992 pour revoir Alain DELON sur les écrans. Cette fois le projet semble être ambitieux. Il va interpréter un "Casanova" sur le retour dans un film réalisé par Edouard NIERMANS, un auteur rare et qui a connu un succès critisue avec "Poussière d'ange" en 1987. Pour assurer le succès on adjoint à DELON le très bon Fabrice LUCCHINI qui a enfin percé et qui va se révéler une valeur sûre au box office. Le beau Wadek STANCZAK va jouer le rival de Casanova et évidemment les producteurs comptent sur la popularité de la chanteuse ELSApour amener un public jeune et si possible féminin dans les salles.
    C'est vrai, Alain DELON à 56 ans semble tout désigné pour jouer le célèbre séducteur. Toujours aussi séduisant, il possède toujours un talent qui ne demande qu'à être exploité.
    La première partie du film montre un CASANOVA qui est en très mauvaise passe. Sans le sou, il loge dans une pension modeste et il attend désespérément une lettre en provenance de Venise, qui ne semble jamais arriver. Celle-ci doit officialiser une mission qui doit lui être confiée afin de le remettre à flot. Son fidèle valet fait semblant de le croire. Sincèrement admiratif, il fait l'article des exploits de son maître et de sa légendaire vigeur au lit. En fait, Casanova semble las d'utiliser son instrument, mais pourtant bien "drivé" par Camille, il va "payer" la maîtresse de maison en nature et profiter de sa période post- orgasme, pour s'éclipser par la petite porte.....
    Le duo  DELON / LUCCHINI fonctionne très bien, ce dernier apporte un ton joyeux au film et son célèbre phrasé fait merveille. Une très belle scène montre CASANOVA demander à son ami s'il n'a pas trop vieilli. Camille devra faire appel à toute sa diplomatie pour ne pas trop démoraliser le vieux beau.
    Les deux personnages vont loger dans la propriété d'une ancienne maîtresse de CASANOVA qui lui voue une grande dévotion, elle l'a toujours aimé et son mari est en admiration de l'homme. Certes, tout le monde a bien compris qu'il n'est plus fortuné, mais chacun fait tout comme....CASANOVA désire plus que tout séduire et coucher avec la belle Marcolina qui est jouée par la délicieuse Elsa. Elle possède la jeunesse, la beauté et CASANOVA désire se prouver qu'il est encore fidèle à sa légende. Mais il doit se heurter au jeune Lieutenant LORENZI qui n'a cure de la réputation de CASANOVA et n'hésite pas à  le railler en public. 
    On pouvait craindre que le film soit une farce et présente un CASANOVA ridicule. Mais la grande force de DELON est de montrer que si la carcasse s'affaiblit, l'esprit est là, et bien là, et au final il finit par arriver à ses fins. Mais pour cela il devra tricher, et se faire passer pour Lorenzi pour entrer dans la couche de Camille. Un odieux stratagème mis au point par le vieux séducteur qui abuse à la fois Lorenzi et Camille. Pas très glorieux en soi. Lorenzi défie CASANOVA en duel. Contre toute attente, alors que le public pensait voir CASANOVA perdre la vie, c'est au contraire celui-ci qui élimine le jeune homme assez facilement car c'est un bretteur hors paire. Non sans que celui-ci avoue son admiration, voire son amour au jeune homme qui possède ce qu'il ne possède plus: la beauté et la jeunesse.
    Camille va s'apercevoir finalement que son maître ne mentait pas. celui-ci est bien convoqué à Venise pour une obscure mission pas très glorieuse, mais lucrative. A venise, CASANOVA toujours accompagné de son fidèle valet rumine son amertume et accomplit peut être son dernier voyage.
    C'est un excellent film dominé par un DELON de haute volée. Certes CASANOVA a vielli, mais il rugit toujours et n'est jamais ridicule. Une grande performance. Fabrice LUCCHINI confirme qu'il faut désormais compter avec lui. ELSA, manque un peu d'ampleur mais possède une plastique irréprochable que les spectateurs peuvent admirer. STANCZAK est bel homme mais lui aussi manque un peu de réel talent. Il aura bien du mal d'ailleurs à persévérer à l'écran.
    Présenté à Cannes, le film obtient de critiques mi figue-mi raisin, mais la promo bat son plein. Un nombre d'écrans conséquent accompagne la sortie du film. Dans 39 salles sur Paris Banlieue le film obtient une moyenne assez modeste. Il est cependant à la seconde place du box office hebdomadaire, mais demeure très loin du premier "Basic instinct" qui cartonne. A cette époque le cinéma était au plus bas de son histoire avec seulement 121 millions de spectateurs dans les salles en 1992, un film pouvait être premier du box office hebdomadaire avec peu d'entrées. La deuxième semaine confirme cette impression. A peine plus de 20 000 spectateurs pour 40 salles, les exploitants jettent l'éponge et  le film s'écroule brutalement malgré l'apport d'admirateurs de la jolie ELSA. Au final le film dépasse à peine les 100 000 spectateurs sur Paris Banlieue et les 350 000 spectateurs sur la France, un terrible coup d'arrêt pour Alain DELON. Cet échec n'aura pas de conséquences pour fabrice LUCCHINI, mais pour DELON l'avenir semble bien incertain. Un échec d'autant plus injuste que le film , cruel, est fort réussi et reste à redécouvrir.     
                   
     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    356 908

     

    ENTREES PARIS

     

    65 989

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    42 665

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE (film français)

     

    108 654

     

    exploitation Paris

     

     

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    2

    37 421

    39

    2ème semaine

    5

    22 490

    42

    3ème semaine

    11

    12 262

    17

    4ème semaine

    15

    7 532

    18

    Nombre de semaines Paris

     

    10

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    959

     

    1er jour Paris

     

     

     

    entrées Paris 14h

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel Allemagne

     

     

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    *

     

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  • Commentaires

    1
    cedric
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:44
    cedric

    il est parfois cruel quand on regarde en arrière de constater que les spectateurs (je me compte dedans) passent a côté de beau et grand film. "Le retour de Casanova" fait partie de ceux là... Delon y fait une très belle composition, qui aurait sans doute mérité une récompense. Mais les années 90 ont été très dur pour tout le monde, et encore plus pour les acteurs de l'ancienne génération, Belmondo et Delon en tête.

    A cette époque il y avait un projet que José Giovanni voulait mettre sur pellicule, c'était l'adaptation de son livre "le musher", il avait même été annoncé avec Delon dans le rôle titre et Christophe Lambert. L'histoire se passait dans le grand nord évidemment, pendant une course de traineau... le film coutait cher, et sans doute que les résultats un peu maigre des récents Delon ont dû dérouter les producteurs. Peut être que ce genre de film aurait drainé plus de spectateurs vers les salles, on ne le saura jamais... car "le musher" ne se fera pas. Les succès des films de Nicolas Vanier aurait sans doute fait plaisir à José Giovanni. A noter aussi que Christophe Lambert tentera l'aventure avec "grand nord", avec James Caan, mais ne rencontrera pas le succès (enfin je crois ...)

    Pour revenir au "retour de casanova", c'est un film que j'ai plaisir a revoir.

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