• LE GRAND SILENCE - BOX OFFICE JEAN LOUIS TRINTIGNANT 1969

     

     

    LE GRAND SILENCE

    (il grande silenzio)

    19 NOVEMBRE 1968 (IT)

    27 JANVIER 1969

     

     

     

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    Réalisation

    Sergio CORBUCCI

    Scénario

    Sergio CORBUCCI

    Mario AMENDOLA

    Photographie

    Silvano IPPOLITI

    Musique

    Ennio MORRICONE

    Production

    Les films CORONA

    Distribution

    CORONA

    Durée

    105 minutes

    Tournage

     

    Silence

    Jean-Louis TRINTIGNANT

    Tigrero

    Klaus KINSKI

    Shériff Burnett

    Frank WOLFF

    Pauline

    Vonetta McGEE

     

    1898. Nous sommes à Snow Hill, un petit village de l’Utah perdu dans la neige, où les chasseurs de primes font régner la terreur en tuant des hors-la-loi alors que le gouverneur s’apprête à amnistier ces derniers. Cette amnistie prochaine provoque une montée de la violence de la part des chasseurs de primes qui font un véritable massacre. Les villageois se réfugient dans les collines enneigées pour échapper aux chasseurs menés par Tigrero, le plus impitoyable d’entre eux. Mais la faim commence à se faire sentir. C’est à ce moment là qu’un mystérieux cavalier fait son apparition. Apparemment muet, on le connaît sous le surnom de ‘Silence’. Les villageois lui demandent d’éliminer Tigrero. Il arrive donc à Snow Hill où il semble avoir des comptes à régler. N’éliminant ses adversaires qu’en état de légitime défense, il tente de provoquer Tigrero mais en vain. Un shérif dépêché par le gouverneur, arrive bientôt pour tenter de rétablir un semblant de loi à Snow Hill. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

     

     

    Si on pose la question de citer un réalisateur de western spaghettis il y a 99% de chances qu'on réponde Sergio LEONE. Mais au delà des grandes fresques crées par le maestro il y a de la place pour quelques perles inattendues. "Le grand silence" en est clairement une. J'ai découvert le film par hasard à la télévision au début des années 80 tout jeunot, et le moins que l'on puisse dire c'est que le film laisse un souvenir impérissable...

    A la base il y a Sergio CORBUCCI un des nombreux réalisateurs italiens, un obscur qui parmi tant d'autres a réalisé tous les genres de films du moment qu'il y avait du travail.

    En 1966, il se fait remarquer avec "Django" et va poursuivre dans le genre qui semble lui sourire. "Le grand silence" ne semble pas se démarquer à première vue des séries B du genre. Il y a Klaus KINSKI, un roi des séries B qui tourne dans tout ce qui bouge pour des raisons alimentaires et Frank WOLFF dans le rôle du Shérif, un acteur qui va tourner avec LEONE justement. Le plus étonnant provient de la présence de Jean-Louis TRINTIGNANT dans le rôle du héros, "Silence". Comment l'acteur de "Un homme et une femme" a-t-il pu se retrouver dans un western de ce type ? L'envie, l'amusement ? Certains sites relatent qu'il l'a tourné par amitié pour le producteur et qu'à ce titre il a demandé à tourner rapidement, sans textes à apprendre. Il sera donc muet. Une chouette légende, mais Sergio CORBUCCI a certainement eu l'idée tout seul d'un muet dans le rôle du héros.

    Avec un budget serré, CORBUCCI va mettre en boîte un film qui compense quelques erreurs techniques par une teneur nihiliste et une violence rarement vues dans un film à l'époque.

    Le film se déroule dans des paysages enneigés. Cette blancheur pure contraste fortement avec la teneur noire du film.

    Jean-Louis TRINTIGNANT interprète un pistoléro muet doué d'une incroyable vista au pistolet. D'ailleurs son pistolet est inhabituel pour le Far-West, c'est un Mauser qui possède un débit rapide. Dès le début "Silence" dégomme quelques individus à la vitesse de l'éclair. "Silence" ainsi que les autres personnages possède un look très inhabituel. Habillé de noir, de panchos, des manteaux de fourrure noirs et de chapeaux à larges bords, cette esthétique très spéciale sera reprise dans la bande dessinée "Durango".

    "Silence" est chargé par Pauline de venger son mari descendu par Tigrero, le plus impitoyable tueur de la région. Klaus KINSKI campe un des vilains les plus marquant du western. Parfois doucereux, arborant une séduisante tête d'ange blond, il possède un sens animal des plus féroce et tue tout ce qui se met sur son chemin, que ce soit hommes ou femmes, cela lui est égal. Il est la cruauté incarné.

    La première confrontation entre "Silence" et "Tigrero" a lieu dans un saloon de la ville. Entouré de sa bande, "Tigrero" semble avoir le dessus sur "Silence", mais celui-ci l'assomme par surprise. Pendant ce temps "Silence" fait un carnage dans le saloon. "Tigrero" est arrêté par le shériff.   

    En dehors de la confrontation entre "Silence" et "Tigrero" tout le monde est pourri dans ce bas monde, que ce soit les politiciens, les chasseurs de primes, les hors-la-loi. Seul le shérif tente d'imposer des semblants de loi, mais lui aussi se fera descendre par Tigrero, qui profite d'une "pause caca" pour se saisir d'un fusil caché dans la neige.

    Pendant ce temps, "Silence" devient l'amant de la jeune veuve. Mais deux truands surgissent et l'un deux brûle la main de "Silence" dans un brazéro. Celui hurle en silence ce qui ajoute à cette scène impressionnante car le spectateur entend la main de "Silence" griller comme un steak sur un grill. Un autre truand tente de violer la jeune veuve, mais "Tigrero" les abat.

    Tigrero est de retour en ville et élimine tout ce qui bouge avec un sourire cruel. Il réunit tous les hors la loi dans le saloon afin de les éliminer. Contre toute attente "Silence" vient se battre contre "Tigrero". Dans une scène d'un grand sadisme, un sbire de "Tigrero" tire dans la main valide de "Silence". A genoux, "Silence" souffre. "Tigrero" lui tire une balle en pleine tête et "Silence" s'écroule dans un jet de sang. Pauline se rue vers lui et tente de tirer sur "Tigrero", mais celui-ci l'abat sans lever un sourcil. Puis ses hommes exécutent tous les hors-la loi. Ils s'en vont.

    Noir c'est noir, il n y a plus d'espoir et nous restons déçus et choqués de la mort douloureuse du héros du film, ce qui est rare dans le western. Le méchant a gagné après avoir sadiquement éliminé la moitié de la ville. Ce rôle de vilain sans pitié va coller à la peau de Kinski, un rôle à  la mesure de l'inquiétant (mais TOTALEMENT génial) acteur. Jean-Louis TRINTIGNANT surprend encore dans un rôle totalement inhabituel qui prouve une incroyable polyvalence.

    Le film n'obtient pas un succès important à sa sortie, même pas en Italie. En France, c'est un succès d'estime certainement dû à Jean-Louis TRINTIGNANT. Heureusement, ce western somptueux et noir comme l'ébène va connaître un succès grandissant au fur et à mesure de ses diffusions télévisées. La vidéo rendra justice à ce film qui reste pour les admirateurs du réalisateur, le meilleur de sa filmographie. Avec son rôle d'anthologie, KINSKI sera abonné aux rôles de fous, de pervers, de névrosés.

    A signaler une belle musique d'Ennio MORRICONE dans sa meilleure période.            

     

     

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    570 486

     

    ENTREES PARIS

     

    184 219

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    31 028

     

    TOTAL PARIS BANLIEUE

     

    215 247

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    2

    34 630

    5

    2ème semaine

    10

    20 391

     

    Nombre de semaines Paris

     

    3

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

     

     

    1er jour Paris

     

     

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel Allemagne

     

     

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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  • Commentaires

    1
    Bounouara Kevin
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:42
    Bounouara Kevin

    Surpris par le film mais un des meilleurs westerns du cinéma

    2
    renaud soyer
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:42
    renaud soyer

    Oui, il est passé au statut de film "culte" et c'est tout à fait normal

    3
    Bounouara Kevin
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:42
    Bounouara Kevin

    Tout à fait normal Trintignant est comme toujours épatant même si le fait qu'il joue un muet m'ai un peu perturbé au début mais on s'y fait rapidement

    Quel plaisir aussi de revoir quelques grands classiques en cette période de fêtes je viens de revoir "100 000 DOLLARS AU SOLEIL" et je le savoure de plus en plus à chaque rediffusion. les dialogues de Michel Audiard sont délicieux

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