• LE CASSE - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1971

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    LE CASSE

     

    27 OCTOBRE 1971

     

     

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    Réalisation

    Henri VERNEUIL

    Scénario

    Vahé KATCHA

    Henri VERNEUIL

    Photographie

    Claude RENOIR

    Musique

    Ennio MORRICONE

    Production

    Henri VERNEUIL

    COLUMBIA

    Distribution

    PRODIS

    Durée

    110 minutes

    Tournage

    COLUMBIA

    Azad

    Jean-Paul BELMONDO

    Zacharia

    Omar SHARIF

    Ralph

    Robert HOSSEIN

    Hélène

    Nicole CALFAN

    Lena

    Dyan CANNON

    Renzi

    Renato SALVATORI

     

     

    Ralph, Renzi, Hélène et Azad, leur chef, se dirigent vers une villa isolée dans la banlieue athénienne. Après avoir ligoté le gardien, Azad commence à ouvrir le coffre mais il est interrompu par l'arrivée d'un officier de police, Abel Zacharia. Azad, pour donner le change, joue les automobilistes en panne, mais visiblement aucun d'eux ne croit ce que dit l'autre. Après le départ du policier, Azad termine son "casse" et s'empare de 36 émeraudes. Le lendemain matin, les complices ne peuvent embarquer comme convenu à bord d'un cargo, aussi Azad suggère-t-il qu'ils se séparent pendant les quatre jours que durera la réparation du bateau, tandis qu'il mettra les émeraudes en lieu sûr. Azad se rend compte alors pour la première fois qu'il est suivi et, après une course folle à travers la ville, qu'il est traqué par Zacharia. Celui-ci assure au propriétaire des émeraudes, M. Tasco, que le voleur est identifié. Il tue Renzi et fait croire que Ralph est le meurtrier. Lorsqu'il retrouve Azad dans un petit restaurant, il lui dévoile ses véritables intentions : s'emparer des émeraudes pour son propre compte. Grâce à Lena, Azad échappe de peu aux policiers, mais il découvre rapidement qu'elle est une complice de Zacharia. Le jour du départ, le cargo est cerné par la police; Ralph est arrêté. Conscient que Zacharia peut les empêcher de quitter le pays, Azad accepte, contre leur liberté, le marché du policier. Il l'entraîne alors vers les silos du port où les bijoux sont, dit-il, cachés. Là, les deux hommes vont s'affronter. Un seul en sortira vivant : Azad. Zacharia a péri sous des tonnes de blé.

     

     **********************************

    Tout sourit à Jean-Paul BELMONDO au début des années 70. « Borsalino » a été un triomphe européen et « Les mariés de l’An II » a très bien fonctionné et s’est révélé être une comédie de qualité, fort bien interprétée. Durant le tournage de ce dernier qui s’est déroulé pendant une longue période, Henri VERNEUIL, lui, prépare déjà son nouveau film qui se doit d’être encore plus spectaculaire que « Le clan des siciliens ». Car pour VERNEUIL, le spectateur doit être encore plus comblé et respecté même si parfois ces films ne sont prétextes qu’à scènes spectaculaires. Le point de départ du film sera un casse impressionnant qui voit une bande de voleurs menée par BELMONDO poursuivi par un flic vraiment sans scrupules. Le tout agrémenté de scènes de poursuites en voiture. Toujours obsédé par le cinéma américain, VERNEUIL désire insérer des scènes de poursuites en voiture à l’instar de « Bullit » qui l’a beaucoup impressionné. Le script est bouclé avec l’aide de Vahé KATCHA l’auteur du roman « Galia » qui a inspiré le film éponyme. Le film bénéficie d’un budget solide de 15 millions de francs et sera coproduit avec la COLUMBIA puissante major américaine qui aura un droit de regard sur le film. Après avoir effectué beaucoup de repérages en Allemagne, VERNEUIL décide de porter l’action de son film en Grèce où tous les extérieurs y seront tournés, le reste sera réalisé dans des studios français. L’auteur pense que le climat ensoleillé donnera un ton plus optimiste au film, et peut être que la raison est budgétaire, un tournage en Grèce s’avérant plus économique.

    Au niveau du casting il faudra équilibrer le budget des acteurs, car s’offrir BELMONDO ce n’est pas donné surtout que l’autre star du film n’est autre qu’Omar SHARIF. L’acteur mondialement connu sort du succès de « Mayerling » et est de plus francophile, un choix évident pour VERNEUIL qui désire un acteur méditerranéen. Coproduction américaine oblige, le rôle un peu inutile de la bimbo du film est tenu par Dyan CANNON starlette à l’avant scène plantureuse que l’on peut voir dans « Le gang Anderson » avec Sean CONNERY. Au niveau des seconds rôles, la jeune Nicole CALFAN fait ses classes, Robert HOSSEIN qui est tombé dans les séries B en ce début des années 70 trouve une belle occasion de jouer dans une production confortable. Autre second rôle notable, celui de Renato SALVATORI, sans doute un alibi pour entrer sur le marché italien, bien que l’acteur ne soit plus grand-chose de l’autre coté des Alpes.

    Afin d’être certain de posséder tous les atouts de son coté, VERNEUIL fait appel une nouvelle fois à Ennio MORRICONE pour écrire la musique du film, ce sera encore une grande réussite.

    BELMONDO intègre le tournage dès la fin de celui des « Mariés de l’an II ». Le tournage va se dérouler dans une ambiance des plus positives. BELMONDO et SHARIF vont s’entendre comme des larrons en foire car ils possèdent un goût commun pour les chevaux et la boxe.

    Comme d’habitude avec VERNEUIL, les scènes s’emboitent les unes aux autres avec plus ou moins de cohérence, l’important étant que le spectateur ne s’ennuie pas.

    BELMONDO joue le rôle d’Azad, un habile perceur de coffres forts portant une inséparable veste en mouton (très frais lorsqu’on travaille à Athènes) et une seyante casquette écossaise. 

    La scène du casse en lui-même a marqué les souvenirs des jeunes spectateurs. BELMONDO et sa petite bande de malfaiteurs décide d’ouvrir un coffre contenant des émeraudes. Non pas à la dynamite où à la foreuse, mais à la « scientifique ». BELMONDO possède une valise à faire pâlir de jalousie James BOND lui-même. Celle-ci contient un magnétophone à bande, une caméra à rayons X, une petite télé, un mini ordinateur qui édite des cartes perforées et une mini fraiseuse qui peut fabriquer une clé pour ouvrir les coffres, grâce à un mystérieux manuel qui répertorie tous les modèles de coffre forts. Bref, nous assistons à un casse High Tech à l’aide d’un matériel bien sûr fantaisiste mais très impressionnant.

    Le casse manque de rater lorsqu’un commissaire de police grec tourne autour de leur voiture. Il s’agit de Zacharia un policier aussi séduisant que fourbe et qui va se révéler un ennemi redoutable. Après avoir fait connaissance avec Azad, il s’éloigne, mais il a tout compris.

    Azad et ses complices n’ont pas de chance. Le cargo sur lequel ils devaient s’enfuir est en cale sèche pour plusieurs jours. Comme le savent ceux qui ont eu la chance de voyager en Grèce, trouver un bateau ou un Ferry au Pirée se révèle du domaine de l’impossible… voilà nos héros bloqués en Grèce.

    Alors que Zacharia se balade en voiture à Athènes, il remarque qu’il est suivit en voiture, l’occasion pour Rémy JULIENNE de mettre au point quelques longues séquences de cascades en voiture qui vont enthousiasmer le studio américain. Après avoir mis à feu et à sang la capitale grecque, Zacharia retrouve Azad et discutent de choses et d’autres et surtout de limitation de vitesse. Les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris, c’est d’ailleurs la grosse qualité du film.

    Azad rentre à son hôtel et fait connaissance avec la pulpeuse Lena et nous apprenons qu’Athènes comptait à l’époque des salles de spectacles olé-olé. L’occasion pour VERNEUIL de nous offrir la vision de belles pépées.

    Pendant ce temps, ZACHARIA qui possède un flair infaillible a trouvé pile poil la planque des complices d’Azad. Omar SHARIF s’offre un beau numéro de flic pervers qui tente de faire avouer la planque des émeraudes en leur tirant dessus après avoir absorbé des verres d’alcool. Le pauvre Renzi sera abattu par Zacharia.

    Puis celui retrouve Azad au restaurant, l’occasion de poser ses conditions et de présenter la cuisine locale au spectateur (la recette de la Moussaka n’aura plus de secrets pour les spectateurs).

    Les deux vont se retrouver dans la planque et Azad menace d’éliminer Zacharia qui pense perdre la partie. Mais Azad n’est pas un  tueur. Du reste doit-il s’échapper des griffes de la police, l’occasion d’effectuer de nouvelles cascades en voiture où BELMONDO donne de lui-même en sautant de véhicules en véhicules et en dévalant une pente raide avec brio.

    Azad retrouve Lena qui est en fait la maîtresse de Zacharia. L’occasion pour Azad de lui administrer plusieurs baffes retentissantes qui éteignent et rallument les lumières de l’appartement de Lena (gadget bien connu des années 70). Un très bon gag il faut bien l’avouer.

    Le temps de retrouver Hélène et de s’offrir une longue baston inutile avec un prétendant d’Hélène que nous assistons au clou du film : la rencontre finale entre Azad et Zacharia dans un silo à blé. Bien calé dans une chaise au fond du silo, ZACHARIA va périr noyé sous des tonnes de blé. Une scène très spectaculaire qui a marqué mon adolescence devant la télévision. Azad et ses amis peuvent s’échapper. Les émeraudes seront récupérées dans la nourriture des 6000 poulets mis à la disposition de la production.

    Une nouvelle fois, Henri VERNEUIL comble les spectateurs sans s’encombrer de cohérences scénaristiques, les invraisemblances sont nombreuses, mais qu’importe le spectacle est là. Le film est très spectaculaire et bénéficie de l’apport de la prestation d’Omar SHARIF parfait en méchant charismatique. VERNEUIL le sait très bien, plus le méchant est réussi plus le film fonctionne. Le spectateur est presque triste de voir ZACHARIA mourir à la fin du film….Un des meilleurs rôles de l’acteur.

    BELMONDO lui prend goût aux cascades en tous genres et on ne peut pas dire qu’il s’économise. Cette réputation de cascadeur en fait le digne successeur du grand Jean Marais.

    Henri VERNEUIL réalise encore un modèle du genre 

    Le film ne peut que triompher sur les écrans et c’est ce qu’il fait. Le film va sortir sur un nombre de copies maximum à Paris pour capitaliser le maximum d’entrées. Le film passe donc pour la première fois la barre symbolique des 200 000 spectateurs. Si cette marque n’était pas rare dans les années 50 avec les salles de quartiers, c’est la première fois que cette marque est passée en « exclusivité ». Le bouche à oreille est formidable et le film va devenir le 7ème succès de la carrière de l’acteur avec près de 4.5 millions de specateurs. Le film reste six semaines de suite en tête du box office parisien et passe facilement la barre du million d’entrées sur Paris Banlieue ce qui prouve que BELMONDO était un champion du box office bien avant « Flic ou voyou » ou « L’As des as » champions des trophées de la revue le « Film Français » des années 80.

    Au vu des recettes générées à l’international (le film fut même classé dans le top 10 US), BELMONDO va décider de devenir son propre producteur à l’instar d’un Alain DELON qui a touché le pactole en produisant « Borsalino ». Mais BELMONDO n’est-il devenu qu’une immense pompe à fric ? Est-il encore capable de prendre des risques et de tourner avec des réalisateurs plus « cotés » comme à ses débuts ? La question mérite d’être posée.   

        

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    4 410 120

     

    ENTREES PARIS

     

    774 537

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    427 474

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    1 202 011

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    1

    207 306

    16

    2ème semaine

    1

    134 059

     

    3ème semaine

    1

    129 554

     

    4ème semaine

    1

    79 256

     

    5ème semaine

    1

    66 535

     

    6ème semaine

    1

    51 584

     

    7ème semaine

    6

    21 571

     

    8ème semaine

    15

    16 159

     

    9ème semaine

    10

    24 717

     

    10ème semaine

    9

    23 143

     

    Nombre de semaines Paris

     

    14

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    12 957

     

    Budget

     

    15 MF

     

    Box office annuel Espagne

     

    1 232 655

     

    Cote du succès

     

    * * * * *

     

     

    GENERIQUE DU FILM "LE CASSE"

     

     

    vlcsnap-00009

     

    ROBERT HOSSEIN - LE CASSE

     

    JEAN PAUL BELMONDO - OMAR SHARIF - LE CASSE

     

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    DYAN CANNON - LE CASSE

     

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