• LA MANDARINE - BOX OFFICE ANNIE GIRARDOT ET PHILIPPE NOIRET 1972

     

     

     

    LA MANDARINE

     

    17 MARS 1972

     

     

     

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    Réalisation

    Edouard MOLINARO

    Scénario

    Edouard MOLINARO

    Christine DE RIVOYRE

    Photographie

    Claude LECOMTE

    Musique

    Claude BOLLING

    Production

    FRANCO LONDON FILMS

    Robert BRADFORD

    Distribution

    PRODIS

    Durée

    90  minutes

    Tournage

    28/10/71 - 23/12/71

    Séverine

    Annie GIRARDOT

    Georges

    Philippe NOIRET

    Mémé BOUL

    Madeleine RENAUD

    Tony

    Murray HEAD

    Baba

    Marie Hélène BREILLAT

    Alain

    Jean-Claude DAUPHIN

     

    Séverine et Georges sont mariés et s'aiment tendrement. Ils dirigent un hôtel de luxe et de vieille tradition, rue de Rivoli. Mémé Boul, une vieille dame un peu farfelue, en est la propriétaire. Elle a adopté à la mort de leurs parents, Séverine et les jumeaux Alain et Baba. Tout ce petit monde vit sans problème. Alain et Baba prolongent tranquillement leur adolescence, passant le plus clair de leur temps soit dans leur chambre à écouter de la musique pop, soit à voyager. D'un de ces voyages, ils ramènent à l'hôtel Tony, un jeune écrivain anglais, très riche. Il promène, dans sa grosse voiture, Alain et Baba qui lui font découvrir Paris. Bientôt Mémé Boulle tombe sous le charme de Tony et celui-ci la mène en promenade au Bois de Boulogne... Séverine qui, au début, n'appréciait pas tellement le garçon, ira elle aussi faire un petit tour au Bois dans sa voiture. A la suite de cela, elle fuit l'hôtel, pour se réfugier dans un appartement de l'avenue Henri-Martin. On apprend que Baba est enceinte, de Tony bien sûr. A l'accouchement, Mémé Boulle et Séverine sont présentes pour égayer un peu l'atmosphère et rendre moins douloureuse l'opération, Baba leur demande de chanter... Il y aura un enfant de plus dans l'hôtel Boulard qui peut reprendre son existence douce et paisible.

     

    Le succès phénoménal de "Mourir d'aimer" a rendu Annie GIRARDOT très demandée par les réalisateurs et les tournages s'enchaînent. Dans une année 1972 très remplie, "La Mandarine" est déjà le second film de l'actrice à sortir alors que nous ne sommes  qu'en mars. Il a été tourné alors que "La vieille fille" n'est pas encore sorti sur les écrans. C'est une coïncidence que Annie GIRARDOT retrouve Philippe NOIRET à la suite de "La vieille fille".

    "La Mandarine" est réalisé par Edouard MOLINARO qui alterne les genres depuis son succès de "Mon oncle Benjamin" en 1969. Cependant il a connu un sévère échec avec "La liberté en croupe". La mise en route de "La Mandarine" n'a pu se faire que grâce à la présence d'Annie GIRARDOT devenue valeur sûre au box office et de Philippe NOIRET, ce que confirme le réalisateur dans un entretien à la télévision de l'époque . Car le sujet de "La Mandarine" n'est pas forcément vecteur d'un nombre d'entrées phénoménal. Le film est tiré d'un roman de Christine de RIVOYRE qui remettait en question certaines valeurs établies, institution du mariage, fidélité conjugale alors que la tendresse, la tolérance et la joie de vivre sont mises en valeur.

    En fait le film est bel et bien dans le ton de ce début des années 70 où une certaine joie de vivre et l'insouciance étaient de rigueur.

    D'abord comme le titre du film ne l'indique pas, "La Mandarine" est le nom d'une lampe présente depuis de nombreuses années au sein d'une famille. Le film commence par une scène d'amour sans équivoque entre Annie GIRARDOT et Philippe NOIRET. Loin de l'esprit de "La vieille fille", le couple fait l'amour d'une manière assez réaliste. L'occasion de voir nue Annie GIRARDOT et de constater qu'à 40 ans elle n'a jamais été aussi superbe.

    Séverine, donc, gère avec son mari Georges un palace à la mode bonne franquette. Nous pouvons être surpris de voir qu'un tel climat pépère règne au sein de l'établissement, nous sommes plus proches de la série "Petit déjeuner compris" qu'autre chose. Dans ce cadre magnifique (le film a été tourné à l'hôtel Lancaster à Paris) Séverine est heureuse et épanouie. En fait toute la famille vit dans l'hôtel. La patriarche est Mémé Boul interprétée par une Madeleine RENAUD en pleine forme qui n'est pas sans rappeler Denise GREY qui joue Poupette de "La boum".  Celle-ci a adopté trois frères et sœurs dont Séverine. Les deux autres sont deux jumeaux (dont le seul trait de ressemblance est une paire de lunettes) joués par Jean-Claude DAUPHIN et surtout par Marie Hélène BREILLAT troublante actrice. Les quarantenaires s'en souviennent, cette actrice fut l'objet d'un petit culte généré par une beauté indéniable et un charisme fragile. C'est la découverte du film, elle est fort bien mise en valeur par Edouard MOLINARO qui ne tardera pas à succomber au charme de l'actrice, puisqu'il l'épousera peu de temps après. Et puis il y a Georges le mari de Séverine.

    Les jumeaux sont assez typiques de l'époque. décomplexés, délurés, ils sont assez insouciants et inséparables, normal ce sont des jumeaux. Ils adorent leur grande sœur qui leur rend bien.

    Alors que Séverine se régale dans la spacieuse et magnifique cuisine de l'hôtel une bonne quiche laissé là par la gentille cuisinière, elle fait connaissance d'un jeune homme qui  fait le  poirier dans la cuisine... Tony est une sorte de "Théorème" soft made in England. A l'instar du personnage joué par Terence STAMP dans le film de PASOLINI ce charmant jeune homme va semer la perturbation dans cette gentille famille atypique. C'est le jeune Murray HEAD qui joue Tony. L'acteur/chanteur possède quelques qualités. Doté d'un physique agréable, il est charmant avec ses cheveux longs, il est l'archétype du jeune anglais joyeux et charismatique issu du swinging London. D'autre part il est parfaitement bilingue.

    Qui est ce Tony ? On ne sait pas grand chose. C'est un ami des jumeaux, semble être très aisé et il est adorable. LA première à tomber sous le charme est Mémé BOUL. Il s'occupe d'elle, la sort, lui change les idées et l'initie même au bowling. Avec elle, c'est dans la poche. Cependant, il semble promis à avoir une aventure avec Baba (qui n'est pas comme le nom pourrait le laisser supposer le personnage noir de la bande dessinée Barbe Rouge mais le joli nom donné au personnage joué par Marie Hélène BREILLAT) mais c'est Séverine qui succombe rapidement au charme british. 

    Il est étonnant que Séverine se jette dans les bras de Tony. Elle est très amoureuse de Georges et leur couple semble heureux. Evidemment Georges va sans doute s'apercevoir de quelque chose, mais n'en montre rien en surface. Très accaparé par l'hôtel il souligne son envie de "se retrouver"  ailleurs. Séverine semble assumer sa double vie sans états d'âme. N'oublions pas que le film date de 1971 époque où les femmes découvraient la liberté sexuelle et remettaient en question l'institution du mariage.

    Les choses se compliquent lorsque baba annonce qu'elle est enceinte de Tony. Celui-ci semble très heureux, mais il est vite douché par Séverine qui doute de sa sincérité, et elle est bien placée pour pouvoir en juger.

    Alors qu'elle prépare la venue du bébé dans une délicieuse chambre d'un orange très kitsch, elle décide de prendre du recul et de quitter l'hôtel. Elle sera rejointe par Georges et le couple se retrouve bien que chez Séverine il ne semble pas que son couple fut remis en cause.

    L'accouchement de Baba se passe bien sous l'œil de toute sa famille venue assister à l'accouchement.

    La vie semble avoir repris son cours, comme d'habitude. Tony habite l'hôtel. Cependant, le dernier tête à tête entre Séverine et Tony laisse la porte ouverte à toutes les spéculations.

    Le film a très longtemps été invisible et à fait la joie des collectionneurs revendeurs de copies,. désormais disponible, nous découvrons un film témoin de cette glorieuse époque, kitsch, haute en couleur emprunte d'un sentiment de liberté et surtout d'un optimisme dans le futur qui n'existe plus aujourd'hui. Des valeurs qui semblent bien étranges pour un jeune cinéphile qui découvrirait le film aujourd'hui.

    Si le film n'a pas la force d'un " Mon oncle benjamin" au vu de ses longueurs, il reste cependant un film à découvrir pour tous les fans d'Annie GIRARDOT. L'actrice est excellente comme d'habitude et porte le film sur les épaules. Philippe NOIRET ne démérite pas, mais son temps de présence est assez limité finalement. Pas réellement drôle ou truculent, l'acteur se contente de roucouler la majeure partie du temps avec Annie GIRARDOT. Jean-Claude DAUPHIN ne parvient pas vraiment à s'imposer non plus. Mention bien à Madeleine RENAUD pleine de fraîcheur dont le rôle va inspirer Claude PINOTEAU pour sa "Boum". Evidemment mention spéciale à Marie Hélène BREILLAT qui semble promise à un avenir radieux au cinéma, ce qui n'est pas le cas de Murray HEAD qui lui va se tourner définitivement vers une carrière musicale à succès. Du reste, il s'en tire convenablement malgré un rôle limité.

    Le film sort à Paris alors que "La vieille fille" est encore dans le top 10 hebdomadaire. le film va profiter du succès surprise de ce dernier. Sans doute attiré par l'affiche le public impose le film à la troisième place du box office hebdomadaire derrière la suite de "Trinita" et "Les malheurs d'Alfred". Il va faire mieux que de se maintenir puisqu'il prend la tête du box office hebdomadaire et va rester finalement 7 semaines dans le top  10 parisien. Avec près de 400 000 entrées sur Paris Banlieue le film a réussit son pari difficile et rassure Edouard MOLINARO. Le résultat est peut être moins probant en France, mais avec plus de 1.2 millions d'entrées le film figure dans le top 30 annuel. Il reste cependant à bonne distance de "La vieille fille".

    Annie GIRARDOT est omniprésente sur les écrans et va être de retour dès le mois de mai avec son troisième film de l'année "Les feux de la chandeleur" où elle va retrouver un acteur enfin révélé au très grand public, Jean ROCHEFORT. Le ton du film sera proche de "La Mandarine", une comédie romantique douce amère où l'actrice campera de nouveau un personnage atypique.

              
    COTE DU FILM : 6/10       

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 265 200

     

    ENTREES PARIS

     

     

     

    ENTREES BANLIEUE

     

     

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    338 536

     

    Détail entrées Paris

     

     

     

    1ère semaine

    3

    40 188

    8

    2ème semaine

    1

    59 386

     

    3ème semaine

    2

    56 158

     

    4ème semaine

    4

    51 668

     

    5ème semaine

    3

    39 986

     

    6ème semaine

    3

    30 276

     

    7ème semaine

    7

    27 500

     

    Nombre de semaines Paris

     

    12

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    5 024

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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