• LA GRANDE MENACE - LINO VENTURA BOX OFFICE 1978

     

    LA GRANDE MENACE

    (the medusa touch)


    22 NOVEMBRE 1978

       

     

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    Réalisation

    Jack GOLD

    Scénario

    John BRILEY

    Photographie

    Arthur IBBETSON

    Musique

    Michael LEWIS

    Production

    Jack GOLD

    Arnon MILCHAN

    Distribution

    SNC

    Durée

    105 minutes

    Tournage

     

    John MORLAN

    Richard BURTON

    Inspecteur BRUNEL

    Lino VENTURA

    Docteur ZONFELD

    Lee REMICK

    Patricia MORLAR

    Marie Christine BARRAULT

    Le chef du Yard

    Harry ANDREWS

     

     

    L’écrivain John Morlar est sauvagement agressé devant la télévision qui retransmet le vol de la navette spatiale. On le croit mort, alors que son cerveau continue à fonctionner. Chargé de l’enquête, l’inspecteur Brunel, détaché à Londres, rencontre sa psychiatre, le docteur Zonfeld, selon laquelle Morlar détient le pouvoir de télékinésie qui, à distance, lui permet d’agir sur les objets et les personnes. Malgré lui, il a ainsi tué sa nurse puis ses parents, écrasés par leur propre voiture.
    Au fil des visites, Brunel apprend qu’il est encore à l’origine de plusieurs autres morts : un professeur qui l’avait humilié, la femme d’un voisin, un juge qui, lorsqu’il était jeune avocat, avait fait condamner l’homme qu’il défendait. Enfin, sa femme, qui le trompait effrontément, est morte dans un accident de voiture avec son amant. Brunel est convaincu que Zonfeld ne dit pas toute la vérité. Un soir, elle finit par avouer. Comme elle doutait des pouvoirs de Morlar, celui-ci avait sciemment provoqué la chute d’un avion sur un immeuble, causant ainsi la mort de trois cents personnes. Pour l’empêcher de nuire davantage, elle lui fracassa le crâne à coups de statuette. Peu après ses aveux, elle met fin à ses jours.
    En analysant les écrits de Morlar, Brunel comprend qu’il ne survit que pour provoquer une nouvelle catastrophe : détruire la cathédrale de Westminster, où la reine doit présider une cérémonie. Les autorités tardant à intervenir, la façade s’effondre, causant de nombreuses victimes. Brunel a tout juste le temps de sauver la reine puis débranche tous les tuyaux qui retiennent encore Morlar en vie, seul moyen de mettre un terme à ses sinistres activités. Mais avant de mourir, Morlar a encore le temps de griffonner le nom d’une centrale nucléaire qu’il menace de faire exploser.

     ************************************************************

     

    En 1976, "La malédiction" de Richard DONNER avec Gregory PECK a explosé le box office. Ce succès mondial présentait un Grégory PECK bien paranoïaque concernant la véritable identité de son jeune fils. Etait-il responsable de la mort étrange et brutale de plusieurs personnes de  son entourage et surtout est-il l'réellement  cet Antéchrist  tant  redouté par l'Eglise ? Le film de DONNER modèle de suspense et de fantastique a ramassé un paquet de dollars, prouvant après le formidable succès de "L'exorciste" qu'il était possible que des films d'épouvante ou fantastiques cassent la baraque au box office. De quoi attiser bien des convoitises de bien des producteurs....

    Jack GOLD aimable artisan du cinéma ("Le tigre du ciel" en 1976) qui travaille surtout pour la télévision voit l'opportunité de ramasser quelques dollars. Basé sur un roman de Peter Van Greenaway il va composer une trame qui mélange plusieurs genres tels le fantastique, les films catastrophes, le thriller, le tout calqué par bien des points sur " The Omen ("La Malédiction" en VF). Le film surfe aussi sur l'actualité fantastique de l'époque. En effet la mode est au "surnaturel". Les médias traitent de sujets tels les soucoupes volantes, la vie après la mort, les médecins Philippins qui opèrent à mains nues où Uri GELLER. Ce dernier est un charlatan bien connu. En effet celui-ci possède le pouvoir de télékinésie, c'est à dire de pouvoir déplacer des objets par la force de la pensée, et surtout de faire plier les petites cuillères, preuves à l'appui. Une supercherie que certains croient dur comme fer (elle était facile !).

    Le film conte l'histoire de John MORLAR sauvagement agressé chez lui. Tout juste vivant il est transporté à l'hôpital. L'inspecteur Brunel, un français, enquête et avec l'aide du psychiatre de MORLAR va découvrir l'histoire de ce personnage qui se décrit lui  comme possédant le pouvoir de "produire des catastrophes".

    Toute bonne production fantastique qui se veut vraisemblable se doit de posséder une grande star à l'affiche, enfin, plutôt une ex grande star. En effet, de grands acteurs hollywoodiens quelque peu en fin de parcours, connaissent une seconde jeunesse avec ce type de films. Il y a Gregory PECK héros de "La malédiction" bien sûr, puis de "Ces garçons venus du Brésil", Burt LANCASTER avec "L'île du Docteur Moreau" et puis Kirk DOUGLAS avec "Furie"  "Holocaust 2000" , "Saturn 3" et "Nimitz, retour vers l'enfer". Dans ces conditions, il n'est pas étonnant de voir Richard BURTON se plier au genre. Le fier acteur shakespearien déjà nommé 6 fois pour les Oscar n'a plus grand chose à se mettre sous la dent depuis le début des années 70. On l'a vu dans "Barbe Bleue" et dans des série B. Il accepte donc le rôle principal de "L'exorciste II" plus gros budget de la Warner Bros en 1977, puis le tournage de "Equus" thriller fantastique de Sidney LUMET qui le verra nommé pour la 7ème et dernière fois aux Oscars.  

    A ses cotés Lee REMICK joue la psychiatre de MORLAR. En dehors du fait que cette excellente actrice trop tôt disparue possède une beauté naturelle fort attachante, elle a tourné dans "La Malédiction" le rôle de la mère de "Damien" où elle meurt tragiquement. La boucle est donc bouclée avec cet ersatz de "La Malédiction". Du reste, elle met fin à ces jours dans ce film, c'est une manie !

    Il convient d'opposer à cette ambiance fantastique le pragmatisme et la caution réaliste d'un flic français joué par l'impavide Lino VENTURA, coproduction anglo-française oblige. Pour Lino les deux échecs commerciaux de "Cadavres exquis" et d' "Un papillon sur l'épaule" le mettent dans l'obligation de trouver une production qui lui assure un bon cachet en attendant de meilleurs projets.

    Du reste, Lino VENTURA et Richard BURTON n'ont aucune scènes en commun. Brunel intervient après l'agression de Morlar et ce dernier a le visage entouré de bandages à l'hôpital. Nous assistons plus à une rencontre VENTURA / REMICK qu'autre chose.

    Le budget du film ne semblant pas être des plus conséquents, le réalisateur utilise de bonnes vieilles méthodes télévisuelles pour faire beaucoup avec peu. Du reste le film rappelle certains épisodes de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" dans sa forme.

     Le plus fascinant dans tout cela est bien sûr la personnalité de Morlar, un être détestable des plus torturés. Brimé depuis son enfance, il déteste ses parents et toute forme d'autorité. Des morts violentes interviendront dont celle de ces parents, jeté dans un précipice par leur propre voiture dont le frein à main s'est desserré (?). Son instituteur ainsi que sa nourrice seront également frappés par un destin funeste. Coïncidences, peut être..Mais Morlar est persuadé d'avoir un don. Il revendique un pouvoir de provoquer des catastrophes, ce qui rend circonspecte sa psychiatre qui voit un être malade plutôt qu'autre chose. Morlar déteste les institutions mais fait pourtant partie de l'establishment Anglais et est mariée à une délicieuse femme interprétée par la jeune Marie Christine BARRAULT. Pour elle, la haine de Morlar envers toutes les institutions que ce soit l'Eglise ou la maison Blanche viennent de son enfance. Le tout est saupoudré de séquences catastrophes plus évoquées que montrées à l'écran, mis à part un impressionnant crash d' un avion de ligne sur un gratte ciel hélas bien prémonitoire... Petit à petit l'esprit cartésien de  Brunel est ébranlé. tant de coïncidences, cela n'est pas possible. Il devient également convaincu que Morlar possède un terrible pouvoir. Le Docteur Zonfeld est l'agresseur de Morlar et celle-ci ne survivra pas à son geste.

    Brunel a peur de comprendre où va mener la haine de Morlar envers l'Eglise. Il assiste impuissant à l'effondrement de la cathédrale de Westminster. C'est la scène la plus ambitieuse du film où le budget semble avoir été englouti. Pas mal de figurants, des pierres qui tombent sur le public, l'ensemble est correct.

    Brunel "débranche" Morlar. Mais trop tard, l'esprit de celui-ci est bien présent et actif, malgré son corps sans vie....Brunel assiste au début de l'inéluctable catastrophe finale. Morlar est plus fort que la mort et son esprit immortel va devenir la Generis de l'humanité.

    Cette sympathique série B vaut surtout pour ses acteurs. Richard BURTON est statique, mais offre un Morlar violent et torturé. Avec lui pas besoin d'effets spéciaux: un visage grimaçant et un regard bleu "à la Uri GELLER" suffisent à impressionner. Pas le rôle du siècle, mais ce grand professionnel s'acquitte de sa tâche de façon satisfaisante.

    Lee REMICK est la clase personnifiée. Bien que son rôle soit caricatural elle joue avec conviction et forme un beau couple d'acteurs avec Lino VENTURA.

    Lino VENTURA joue un flic sympathique et intègre. On imagine Lino trouver le scénario abracadabrantesque, mais il n'en montre rien à l'écran et semble bien impliqué. Avec son rôle de flic qui a la tête sur les épaules, il est rassurant et ajoute du crédit à la confrontation d'un homme normal confronté à un phénomène paranormal.

    A l'aide de gros plans sur l'écran de l'encéphalogramme de Morlar accompagné de petits bruits significatifs des productions télévisuelles, le réalisateur tire le maximum des moyens qui lui sont alloué, même s'il suggère plus qu'il ne montre.

    Le film ne fait pas de ravages au Box office américain et anglais. A peine une petite trace dans le top 10 hebdo américain durant une seule semaine. En France c'est mieux grâce au statut de Lino VENTURA, le film prend une honnête troisième place au box office parisien hebdomadaire. Mais le film ne parvient pas encore une fois à atteindre le million de spectateurs en France. Cela devient un peu inquiétant, surtout que le projet suivant de Lino ne semble pas bénéficier d'un énorme potentiel au box office.

    Richard BURTON va poursuivre sa route dans d'autres séries B telles "Les oies sauvages" ou "La percée d'Avranches" de quoi se payer quelques caisses de bourbon...Lee REMICK terminera sa carrière à la télévision.

    Alors qu'il apparait que le film ne dépasse pas le cadre de la série B, celui-ci a gagné avec les années un petit cachet de film fantastique hautement recommandable grâce à sa réalisation habile. Du reste, il a impressionné bon nombre d'adolescents lors de son passage à la télévision au début des années 80. L'occasion de bien frissonner devant son petit écran et d'en faire un petit film culte.          

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    794 459

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE
    source "le Film FRANCAIS"

     

    241 762

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    3

    62 196

    20

    2ème semaine

    3

    56 739

     

    3ème semaine

    6

    41 685

     

    4ème semaine

    11

    23 878

     

    5ème semaine

     

     

     

    Nombre de semaines Paris

     

    20

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    3 110

     

    1er jour Paris

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

    383 884

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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    LA GRANDE MENACE - RICHARD BURTON

     

    LA GRANDE MENACE - LINO VENTURAg

     

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    LA GRANDE MENACE - LEE REMICK

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Février 2015 à 17:10

    Bonjour,

    c'est un film que j'aime bien. même si la rencontre Ventura/Burton n'a pas vraiment lieu... dommage.

    Par contre Ventura/Remick ont de très jolies scènes.

    J'avais lu que les critiques et finalement le film n'avait pas enchanté Lino, qui ne se sentait pas a l'aise dans la genre fantastique, la conséquence sera dommage pour le spectateur, puisque Spielberg proposera à Lino le rôle finalement tenu par François Truffaut dans "Rencontre du troisieme type"... Lino le refusera... tant mieux pour Truffaut. Mais j'aurai été curieux de voir Lino travailler pour Spielberg...

    ça tient a peu de chose les choix de film...

     

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