• LA COULEUR DE L'ARGENT - TOM CRUISE BOX OFFICE 1987

     
     
     

    LA COULEUR DE L'ARGENT

    USA : 17 OCTOBRE 1986

    11 MARS 1987

     

    LA COULEUR DE L'ARGENT - BOX OFFICE TOM CRUISE 1987


    • Réalisateur : Martin Scorsese
    • Scénario : Richard Price, d'après le roman The Color of Money de Walter Tevis
    • Montage : Thelma Schoonmaker
    • Photographie : Michael Ballhaus
    • Direction artistique : Boris Leven
    • Production : Irving Axelrad et Barbara De Fina
    • Sociétés de production : Touchstone Pictures et Silver Screen Partners II
    • Société de distribution : Buena Vista Pictures
    • Budget : 10 000 000 $
    • Langues originales : anglais et espagnol
    • Genre : Film dramatique
    • Durée : 119 minutes
    • Paul Newman (VF : Jean-Claude Michel) : Eddie Felson, dit "le fortiche" (Fast Eddie en V.O.)
    • Tom Cruise (VF : Patrick Poivey) : Vincent Lauria
    • Mary Elizabeth Mastrantonio (VF : Marie-Christine Darah) : Carmen
    • Helen Shaver (VF : Perrette Pradier) : Janelle
    • John Turturro (VF : José Luccioni) : Julian
    • Forest Whitaker (VF : Med Hondo) : Amos
    • Bill Cobbs (VF : Robert Liensol) : Orvis
    • Iggy Pop : un joueur
     
     

    SYNOPSIS


      En 1961, "Fast" Eddie Felson s'imposait comme l'un des meilleurs joueurs de billard des États-Unis. 25 ans ont passé et Eddie est tombé dans l'oubli. Devenu riche, il fréquente encore les bars et leurs salles enfumées, mais pour y vendre ses alcools et faire du charme à la patronne, en l'occurrence Janelle, sa maîtresse. Même s'il a pris ses distances avec la grande compétition, le billard demeure son principal divertissement. Ce jour-là, il remarque un jeune prodige, Vincent Lauria, dont les exploits lui rappellent sa jeunesse. Eddie sent en lui de la graine de champion. Il veut prendre en main ce jeune chien fou qui ne se sépare jamais de sa petite amie, Carmen. C'est justement en jouant sur les sentiments qu'il éprouve pour elle, qu'Eddie parvient à convaincre Vincent d'abandonner son emploi de vendeur de jouets pour l'accompagner dans une tournée qui doit s'achever par le prestigieux tournoi d'Atlantic City. Eddie apprend à Vince tous les trucs et toutes les ruses de l'arnaque du métier : savoir perdre pour mieux appâter les parieurs. Pour s'imposer comme entraîneur, Eddie doit aussi affronter la fougue et la frime de Vince et les ambitions de Carmen. Devant le champion Grady Seasons, Vince oublie tous les conseils d'Eddie Felson et ne résiste pas à l'envie de le battre, compromettant ainsi sa carrière. Stupidement plumé par un jeune " arnaqueur ", Eddie est écoeuré. Il estime qu'il n'a plus rien à apprendre à son poulain et se sépare de Vince et de Carmen. Eddie se remet à jouer, retrouve la forme et la technique qui firent sa grandeur. C'est à Atlantic City qu'il retrouve Vince. Il le bat dans les éliminatoires. Juste avant d'aborder la demi-finale, Vincent lui révèle qu'il s'est laissé battre et lui offre une part des bénéfices... Devant cet affront, Eddie abandonne le tournoi et offre une revanche, à la loyale, à Vince. Il sait qu'il le battra, tôt ou tard, car Eddie Felson est de retour...
     
     ANALYSE DU FILM ( publiée sur le site TV Classik)
     
     Réunissez quelques cinéphiles autour d'une bonne table, abordez le sujet Martin Scorsese et vous observerez que ce sont souvent les mêmes œuvres du maître new-yorkais qui viennent alimenter la conversation. Il y a les classiques Mean Streets, Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis ou encore Casino, les œuvres plus underground comme After Hours ou King of Comedy, et évidemment le grand débat sur ses films les plus récents tels Aviator, Gangs of New York ou Les Infiltrés. Mais vous remarquerez qu'on omet souvent de citer La Couleur de l'argent. Ceci étant dit, il n’en demeure pas moins que cette séquelle du film de Robert Rossen (The Hustler, 1961) est une pure partie de plaisir. 25 ans après son ainé, Martin Scorsese filme le come-back de Fast Eddie Felson. N’ayant pas perdu grand-chose de sa superbe, Eddie est toujours en quête de victoires jusqu'au jour où il rencontre un jeune surdoué dont il va devenir le maître. Eddie et Vince forment alors un duo maître/élève captivant et porté par deux comédiens en état de grâce. Paul Newman qui nous a quitté cette année (alors âgé de 61 ans) est Fast Eddie. Avec son regard bleu acier et son charme dévastateur, il est le pendant idéal de Tom Cruise. Jeune, frimeur et désinvolte, Cruise (24 ans) électrise littéralement l’écran et signe ici une étape importante dans sa jeune carrière : à partir de La Couleur de l’argent, il ne sera plus considéré comme une icône pour adolescentes. Sous la houlette de Scorsese, il gagne ses galons de grand comédien et pourra alors jouer devant la caméra des plus grands (De Palma, Stone, Spielberg, Mann, Kubrick...). Le duo Newman/Cruise est complété par Mary Elizabeth Mastrantonio et John Turturro. Cette distribution savoureuse, filmée dans les décors clinquants des salles de jeux, associée à la légèreté de l’intrigue confère au film une forme d'élégance désinvolte qui évoque parfois le style Rat Pack ou plus récemment celui de la série Ocean's 11. Par ailleurs, Martin Scorsese donne l’impression de prendre un immense plaisir à diriger son équipe technique et profite des nombreuses scènes de jeu pour faire preuve de sa virtuosité technique. Le maître impose sa griffe en offrant notamment quelques mouvements de caméra hallucinants, un montage musique/image millimétré (Thelma Schoonmaker est évidemment à la baguette), et se permet même d’utiliser une boule de billard comme un miroir (sublime plan offrant cette figure récurrente de son cinéma). Si certains considèrent que La Couleur de l’argent n’est pas le film le plus personnel du cinéaste new-yorkais, ils n’ont certainement pas tort. Mais à l’instar des Infiltrés ou de Cape Fear, ce film de commande n’en demeure pas moins un pur plaisir pour les yeux, un divertissement de premier ordre et un merveilleux écrin pour un duo de comédiens prodigieux.

    ANALYSE DU BOX OFFICE
     
    Malgré son nom de la même taille que celui de paul Newman sur l'affiche, Tom Cruise est encore considéré comme un acteur à minettes US au vu de son succès dans "Top gun" film généralement éreinté par la critique française. En général la presse consacre Martin Scorsese et le retour au premier plan du box office US de Paul Newman. La presse s'extasie sur la suite de "L'arnaqueur" qui soyons franc, pas grand monde n'a vu mis à part les critiques des "cahiers du cinéma". Les lecteurs de Starfix de l'époque ainsi que quelques spectatrices admiratives du beau gosse vu dans "Top gun" iront cependant voir le film qui connait encore un bon succès en France et une très belle semaine d'ouverture parisienne où il prend facilement la tête du box office avec 123 000 spectateurs. Au final le film passe tranquillement la barre du million d'entrées en France. Mais pour la critique le film reste un succès de Martin Scorsese et le dernier pour Paul Newman. Tom Cruise a encore bien du chemin à effectuer en France pour devenir crédible alors qu'il est déjà une star et un acteur reconnu par son professionnalisme et son humilité envers ses glorieux ainés.  
     
     
     
     


    BOX OFFICE FRANCE :  1 167 887
    BOX OFFICE PARIS      :     359 184  (22 semaines)
    1ère semaine PARIS    :     17 327 (29 salles)
    COTE DU SUCCES :  *   *   * 

     

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  • Commentaires

    1
    Smenu
    Mercredi 29 Mai 2013 à 03:33
    Pour LA COULEUR DE L'ARGENT j'ai :

    Total France : 1 167 887
    1ere semaine Paris : 123 180
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