• LA BANDE A BONNOT - BOX OFFICE ANNIE GIRARDOT 1968

     

    LA BANDE A BONNOT

     

    30 OCTOBRE 1968

     

     

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    Réalisation

    Philippe FOURASTIE

    Assistant réalisateur
    Claude MILLER

    Scénario

    Philippe FOURASTIE

    Remo FORLANI

    Marcel JULLIAN

    Jean-Pierre BEAURENANT

    Photographie

    Alain LEVENT

    Musique

    Jacques BREL

    François RAUBER

    Production

    Jean-Paul GUIBERT

    INTERMONDIA

    Distribution

    VALORIA

    Durée

    110 minutes

    Tournage

    28/03/68 - 31/05/68

    Marie LA BELGE

    Annie GIRARDOT

    Jules BONNOT

    Bruno CREMER

    Raymond CAILLEMIN

    Jacques BREL

    Garnier

    Jean-Pierre KALFON

     

     

    1911. Un groupe d'anarchistes vit au "nid rouge". Leurs discours s'inspirent de Proudhon.Ils provoquent les ouvriers à la sortie des usines. Quand apparait Jules BONNOT tout change. Il est partisan de la violence et s'oppose en cela à Kibaltchiche. Les anarchistes se séparent alors et les plus durs suivent Bonnot. Ils forment ce que l'on appellera bientôt "La bande à Bonno"; quatre hommes, Raymond la science, Carrouy, Soudy, Garnier et une femme, Marie la Belge.

    Ils vont être les premiers gangsters en automobile. Ils tuent rue Ordener, ils attaquent la Société Générale à Chantilly...au volant de De Dion Bouton volées, ils parcourent la France. Entre Raymond et Bonnot une amitié naît, encore que Bonnot désire surtout l'argent, tandis que Raymond, lui, souhaite montrer par les meurtres l'importance de l'anarchie.

    Mais les filets tendus par Jouin, le sous-chef de la Sureté, se resserrent. La police fait arrêter un anarchiste innocent. Sa femme, "la Vénus rouge" dévoile alors la cachette des anarchistes. Soudy, Carouy et Raymond la Science sont pris. Bonnot abat Jouin. Lui et Garnier soutiennent alors un siège, près du viaduc de Nogent, contre 5000 gendarmes, autant de zouaves et une foule de 10 000 civils armés jusqu'au dents. Les deux hommes meurent en anarchistes. Criblé de balles, Bonnot à le temps d'écrire "Vive l'anarchie"....

     

    Malgré le succès de "Vivre pour vivre", Annie GIRARDOT éprouve toujours des difficultés à trouver de grands rôles construits autour d'elle. D'ailleurs le cinéma de cette fin des années 60 peine encore à procurer de bons rôles pour les actrices, une tendance qui va s'inverser dans les années 70. Dans l'attente, elle va tourner dans "La bande à Bonnot" pour un petit rôle, celui de Marie La Belge compagne de Garnier un des membres de la fameuse "Bande à Bonnot".

    Philippe FOURASTIER est un jeune réalisateur (1940-1982)qui a fait ses premières armes en tant qu'assistant réalisateur de Pierre SCHOENDORFFER et se lit d'amitié avec Bruno CREMER. En 1968 il est assistant sur "Les gauloises bleues" ce qui explique naturellement la participation d'Annie GIRARDOT au film en plus de Bruno CREMER tous deux crédités au film. Reste à intégrer Jacques BREL dans le rôle de "Raymond la Science", un acteur généreux et qui a prouvé qu'il pouvait être aussi bon acteur que chanteur.

    Le réalisateur a été a bonne école et il démontre grâce à ce film assez austère son implication dans une reconstitution fidèle de l'époque et du climat ambiant. Il est fortement inspiré par les illustrations des journaux de l'époque et ne s'en cache pas car le générique du film est entièrement composé d'illustrations.

    Le risque dans un "biopic" est d'idéaliser les personnages, leur donner une aura plus cinématographique que la réalité, mais le réalisateur va bien s'en sortir en décrivant un BONNOT antipathique et peu charismatique...Dans la réalité, Jules BONNOT est un anarchiste "naturel". Dès son plus jeune âge et il fait montre d'une indiscipline et d'une violence remarquable. Il faut dire que depuis la mort de sa mère, il a été élevé par son père ouvrier. Presque analphabète il sera plus tard de toutes les listes noires des employeurs de sa région. C'est la misère. Et pourtant, c'est parait-il un mécanicien d'exception ce qui lui rendra célèbre pour être le premier à utiliser des voitures pour commettre ses larcins. Le départ de sa femme pour un autre, le convaincra dans sa haine de l'autre....

    Le début du film met l'accent sur "Raymond la Science" interprété à merveille par Jacques BREL. Il éructe, arrangue la foule des ouvriers devant les grilles des usines. C'est un anarchiste pur jus qui traîne ses guêtres avec une bande d'inadaptés : un tubard, un poète flanqué de sa muse, entre autres. Les influences sont nombreuses chez Raymond, et comme toute lutte politique, les raisons d'être sont discutables, parfois elles frôlent l'infantilisme, l'utopie. La vie du petit groupe va changer quand ils dérobent la sacoche d'un certain BONNOT à la terrasse d'un café. Celui-ci les retrouve et récupère son bien sous la menace d'un révolver. Mais il est intéressé par ce petit groupe, quelque peu amateur, il est vrai. Il provoque la scission du groupe avec leur mentor et devient le chef d'une petite troupe. Tout anarchistes qu'ils sont, l'intérêt premier de BONNOT est bel et bien le larcin. Ils commencent par faire un casse dans un magasin d'armes à feu, puis ils volent une bourgeoise qui s'occupe avec un amant durant l'absence de son mari, ce qui dégoûte BONNOT qui semble avoir quelques principes, discutables, certes, mais bon...

    Ils entreront dans  l'histoire du Crime en commettant le premier meurtre à automobile, rue Ordener à Paris. Le montant du butin est ridicule, le groupe est vraiment amateur. Ils se rendent sur les côtes de la Manche, certains n'ont jamais vu la mer de leur vie...

    Poursuivis par la police, le groupe qui reste très amateur se radicalise. C'est un cercle vicieux, pour survivre ils n'hésitent plus à tuer de sang froid, ce qui mobilise l'opinion publique. Poursuivis par le sous-chef de la sureté, Jouin, ils seront de plus en plus acculés. Un par un les membres sont capturés. Un se suicide à l'aide d'une pilule de cyanure. Raymond la Science demeure très véhément envers la police, la justice, il reste un "vrai" anarchiste dans l'âme....Il sera guillotiné. 

    Manquant d'être capturé, BONNOT tue Jouin et devient l'ennemi public numéro un. Des forces énormes seront mobilisées dans le but de l'éliminer (à l'instar d'un certain Mesrine bien des années plus tard). BONNOT et Garnier sont vendus par un des leurs. Garnier a le temps de permettre à Marie de s'échapper de la maison où ils sont réfugiés. Elle sera acquittée, n'ayant pas grand chose à se reprocher et mourra en 1968.

    Victime de sa réputation, il devra subir un siège disproportionné, des zouaves posté sur les toits du voisinage l'arrosant de feu de mitrailleuses... Il succombe, lui et son chien, criblés de balles, non sans avoir rédigé une sorte de testament à l'idéologie assez nébuleuse....

    Le film est une réussite, l'auteur ne prend par parti et ne cherche pas à attirer la sympathie du public envers la bande, d'ailleurs Bruno CREMER, excellent ne fait rien pour rendre son personnage charismatique. C'est un de ses meilleurs rôles à l'instar d'un Jacques BREL éructant ses répliques avec force de conviction. Annie GIRARDOT n'a hélas qu'un rôle peu étoffé, Marie n'ayant jamais été partie prenante de la bande... Elle dispose d'une scène de dialogue intéressante avec Jacques BREL, mais c'est bien peu pour un rôle anecdotique. Tout du moins le film lui aura permis de développer une courte idylle avec Jacques BREL. Une courte passion de sa part, l'acteur n'étant pas habitué à faire durer ses relations extra conjugales. Elle gardera toujours une admiration sans bornes pour l'acteur/chanteur.

    Manque de chance pour le film, celui-ci est terminé alors que les évènement de mai 1968 surgissent. Une bien mauvaise coïncidence pour le film, qui va souffrir de son propos même. Les autorités n'apprécient pas le ton du film qui sort frappé d'une sévère interdiction aux moins de 18 ans, sans doute le prix à payer pour la scène ou "Raymond-la-Science" abat un policier de sang froid...

    De fait le film, austère, peine à dépasser le million de spectateurs en France. Pourtant à Paris, le résultat est correct. le film se classe second du box office parisien durant deux semaines, avant chuter assez rapidement, mais le film passe quand même les 350 000 spectateurs sur Paris banlieue.

    Annie GIRARDOT s'en va à l'étranger tourner trois films. Un rythme toujours soutenu. Lors de son retour, elle choisira la comédie comme terrain de prédilection, avec des résultats plus que positifs....        

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 144 355

     

    ENTREES PARIS

     

    259 208

     

    ENTREES BANLIEUE

     

     

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    351 407

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    2

    48 416

    5

    2ème semaine

    2

    44 920

     

    3ème semaine

    3

    26 027

     

    4ème semaine

    11

    19 354

     

    5ème semaine

    14

    16 140

     

    Nombre de semaines Paris

     

    9

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    9 683

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel allemand

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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