• L' OURS EN PELUCHE - BOX OFFICE ALAIN DELON 1994

    L' OURS EN PELUCHE

     

    10 AOUT 1994

     

     

    L-OURS-EN-PELUCHE.jpg

     

     

    Réalisation

    Jacques DERAY

    Scénario

    Jacques DERAY

    Jean CURTELIN

    Filipo ASCIONE

    Dardano SACCHETTI

    Photographie

    Luciano TOVOLI

    Musique

    Romano MUSUMMARA

    Production

    M.M.D ROME

    TF1

    Distribution

    ROOS MOVIE

    Durée

    85 minutes

    Tournage

     

    Jean RIVIERE

    Alain DELON

    Christine RIVIERE

    Laure KILLING

    La mère de Jean

    Madeleine ROBINSON

    Chantal

    Francesca DELLARA

     

    Bruxelles, de nos jours. Jean Rivière est un professeur de médecine qui dirige une maternité de renommée internationale. Un jour, il reçoit un appel téléphonique anonyme : "Je vais vous tuer. Vous avez un meurtre sur la conscience et vous ne le savez pas". Dès le lendemain, une voiture lui fonce dessus. En arrivant à la maternité, il reçoit un colis de son interlocuteur anonyme : c'est un petit ours en peluche. La vue du jouet lui rappelle une nuit d'amour, sur un lit d'hôpital, avec Claudia, une jeune infirmière. La jeune fille a disparu et Rivière part à sa recherche. Elle habite un petit appartement dans un immeuble crasseux des faubourgs bruxellois. Quand il arrive, Claudia n'est pas chez elle. Les voisins n'ont pas de nouvelles depuis quelque temps. Alors qu'il regagne sa voiture, un inconnu lui indique une église. C'est là que la mère de Claudia annonce à Rivière que sa fille s'est suicidée. Dans un bar au bord du canal dans lequel elle s'est jetée, Rivière rencontre le frère de Claudia. C'est lui le mystérieux inconnu qui veut venger sa soeur. Il fixe un rendez-vous à Rivière pour le lendemain matin à l'aube, sur le bord du canal afin de le tuer. Rivière va revoir tous ses proches : sa mère, ses amis, sa maîtresse, sa fille et enfin sa femme. A l'aube, il est au rendez-vous. Le frère de Claudia arrive... 

     

    Après le cuisant échec de "Un crime" Alain DELON va êtyre approché par Wim WENDERS pour tourner un film qui serait financé par BOUYGUES, mais celui ci décède en juillet 1993. L'acteur se tourne vers un projet d'adaptation d'un roman de SIMENON produit par des italiens. D'ailleurs le scénario sera écrit par une équipe italienne et supervisé par Jean CURTELIN et DELON lui-même (non crédité). Pierre GRANIER-DEFERRE ne peut tourner le film du fait de sa santé fragile. C'est Jacques DERAY qui va réalisé le film. Le neuvième de l'équipe DELON / DERAY. Le roman de SIMENON décrit un médecin dont la réussite sociale cache l'indifférence de sa femme, de sa fille, et même de ses collègues. Une nuit, il découvre que même sa maîtresse à un amant. Las, il ne se suicide pas et décide de faire feu sur l'amant de sa maîtresse et retrouve sa vie d'antan et tente de se rapprocher de sa fille.

    A l'écran, le film est froid et ne parvient pas à se démarquer d'un téléfilm moyen. La faute à un scénario "italien" qui est d'une platitude redoutable. Nous avons beaucoup de peine à retrouver le talent de DERAY dans cette atmosphère froide, bleutée. Quelques beaux paysages urbains subsistent. Alain DELON semble s'ennuyer autant que DERAY. C'est avec difficulté qu'il tente de donner quelque convictions à son personnage. On lui adjoint une bimbo italienne Francesca DELLARA pour jouer sa maîtresse. Les deux s'ébattent d'une façon ridicule dans un lit où DELON s'acharne sur la jeune femme siliconée de partout. Dire que l'actrice possède un talent inversement proportionnel à sa poitrine est un doux euphémisme, mais sans doute quelque producteur italien aura été convaincu par la plastique provocante de cette personne. Heureusement nous pouvons voir une des dernières apparition de Madeleine ROBINSON qui nous rappelle les années 50 et 60, l'époque de la flamboyance de DELON.

    Le film n'est pas si mauvais que cela, il est simplement froid et réalisé très platement.  Il n y a pas d'enjeux ni de tension. Nous somme à des années lumière de "La piscine", mais la faute est sans doute due à l'équipe italienne et à un budget qui semble très modeste.

    Distribué par ROOS MOVIE le film est littéralement sacrifié et ne bénéficie d'aucune promotion. Il sort en catimini en plein mois d'août dans 7 salles à Paris et 18 salles en France, condamnant par avance le film aux abysses du box office. A Paris le film dépasse à peine les 5000 spectateurs la semaine de sa sortie . En Province les résultats font froid dans le dos : 45 spectateurs à Angers, 67 à Saint-Etienne. Au final le film dépasse  les 10 000 spectateurs en France. Nous sommes dans la quatrième dimension. Une épitaphe peu glorieuse pour un acteur qui ne méritait pas cela au vu de son talent, de sa carrière.

    C'est un résultat dont ne se remettra pas Jacques DERAY. 

    Dans une interview, DELON se déclare lassé après 87 films (?!), il  n'a plus envie de tourner pour le cinéma, d'ailleurs qui le financerait au vu de ses deux derniers désastres ? Il déclare aussi que le cinéma de BELMONDO et de DELON, le cinéma populaire, c'est foutu en France....     

       

    Merci à Fabrice pour les chiffres indispensable pour compendre la carrière météorique du film.

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    10 387

    18

    ENTREES PARIS

     

     

     

    ENTREES BANLIEUE

     

     

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE (film français)

     

    9 106

     

    exploitation Paris

     

     

     

     

     

     

     

    1ère semaine

     

    5 306

    7

    2ème semaine

     

    2 459

     

    Nombre de semaines Paris

     

     

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    758

     

    1er jour Paris

     

     

     

    entrées Paris 14h

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

     

     

    Box office annuel Allemagne

     

     

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    0 0

     

     

    vlcsnap-2010-11-02-20h27m58s31.png

     

    vlcsnap-2010-11-02-20h28m06s117.png

     

    vlcsnap-2010-11-02-20h28m21s8.png

     

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    vlcsnap-2010-11-02-20h31m36s170.png

     

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    vlcsnap-2010-11-03-03h16m28s172.png

     

    vlcsnap-2010-11-03-03h18m26s71.png

     

    vlcsnap-2010-11-03-03h19m13s33.png

     

    ......  

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  • Commentaires

    1
    cedric
    Mercredi 29 Mai 2013 à 02:44
    cedric

    Plusieurs problèmes ont suivi ce film, Jacques Deray les évoque dans son livre "j'ai connu une belle époque", que je conseille.

    Au départ le projet était avec Pierre Granier Deferre à la réalisation, un réalisateur qui connait sans doute le mieux l'univers de Simenon (le chat,...)Mais le réalisateur a prétexté une santé fragile pour refuser de faire le film, Deray lui pense d'avantage que Granier Deferre a senti le coup fourré de la part des producteurs italiens, mais bon... c'est donc Deray qui hérite du scénario. Il demande du temps pour pouvoir retravaillé complétement l'histoire, mais le temps c'est de l'argent et les producteurs refusent.

    Ces derniers ordonnent que l'on donne à Francesca Dellera un rôle, qui n'existait pas. Deray essaie tant bien que mal de sauver les meubles sur le tournage. Tournage qui débute à Bruxelles mais qui doit se terminer à Rome... pas une ambiance des plus heureuse.

    Le personnage de Delon est assez imprenable, et la fin est assez grotesque. Alors qu'au départ l'idée de cette errance sur une nuit d'un homme qui est "condamné" et qui se rend compte que finalement il n'a été qu'un égoïste, froid et qui ne trouve personne pour le soutenir et même pour l'aimer. Cela aurai pu donner un film beaucoup plus prenant et dramatique... mais bon quel dommage qu'un réalisateur comme finisse au cinéma avec ce film. Il a continué a la télévision. Deray termine son chapitre sur "l'ours en peluche" dans son livre par "Je ne connais pour cet ours en peluche, mon 24e film, ni le succès ni l'échec. Il ne se passe rien. Et je me souviens d'un dialogue dit par Redford dans "les trois jours du Condor" 'Je ne me souviens plus d'hier et aujourd'hui il pleut".

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