• L' AS DES AS - JEAN PAUL BELMONDO BOX OFFICE 1982

     

     

     

    L'AS DES AS

     

    27 OCTOBRE 1982 

     

     

    L'AS DES AS - BOX OFFICE JEAN-PAUL BELMONDO 1982

     

     

    • Réalisation : Gérard Oury
    • Scénario : Gérard Oury et Danièle Thompson
    • Musique : Vladimir Cosma
    • Directeur de la photographie : Xaver Schwarzenberger
    • Son : Alain Sempé
    • Producteurs : Alain Poiré et Horst Wendlandt
    • Producteur exécutif : Thomas Schühly
    • Directeurs de production : Alain Belmondo, Rolf M. Degener et Marc Goldstaub
    • Sociétés de production : Drapeau : France Cerito Films, Gaumont International • Drapeau : Allemagne Rialto Film
    • Société de distribution : Drapeau : France Gaumont et Éditions René Chateau (cinéma), StudioCanal (vidéo) • Drapeau : République fédérale d'Allemagne Tobis Filmkunst
    • Format : tourné en 1.66:1, 35mm et en couleurs (Eastmancolor) - Son Mono
    • Genre : aventure, comédie
    • Durée : 96 minutes
    • Tournage : mai 1992 - août 1992
    • Jean-Paul Belmondo : Jo Cavalier
    • Marie-France Pisier : Gabrielle Delcourt
    • Rachid Ferrache : Simon Rosenblum
    • Frank Hoffman : Günther von Beckmann
    • Günter Meisner : Adolf Hitler/Angela Hitler
    • Benno Sterzenbach : le commissaire
    • Florent Pagny : un boxeur

     

     Le 1er août 1936, Georges - dit "Jo" - Cavalier, entraîneur de l'équipe française de boxe, conduit ses "poulains" aux Jeux Olympiques de Berlin - dont l'organisation a prêté à controverse car l'Allemagne est sous la férule nazie depuis trois ans. Dans le Paris-Berlin qui file à bonne allure, Jo est abordé par un jeune garçon de dix ans - Karl Rosenblum - qui l'a reconnu et lui demande un autographe. L'enfant le suit un peu partout, alors que Jo aimerait bien rester seul avec Gaby Delcourt, une jolie Française qu'il vient de rencontrer à Paris. Jo est intrigué par cette jeune femme, mais à l'arrivée en gare de Berlin, c'est encore le petit Karl qui va lui donner du souci : en effet, l'enfant paraît abandonné; ses grands-parents ne sont pas venus le chercher.  Avec Karl, Jo se rend jusqu'à la librairie tenue par le grand-père du gamin, mais c'est pour y trouver les Nazis en train de mettre le magasin à sac. Jo apprend que toute la famille Rosenblum a été arrêtée (ce sont des Juifs), et il décide de contacter son vieil ami Gunther von Beckmann, qui fut son rival dans les airs lors de la première guerre mondiale et est aujourd'hui général. Gunther va donc l'aider, ainsi que Gaby Delcourt - dont Jo a finalement découvert la véritable identité : elle est en réalité la journaliste qui avait signé un article très ironique sur Jo Cavalier et ses boxeurs se rendant aux Jeux Olympiques.  À eux trois, ils retrouvent une première fois les Rosenblum, et le jeune Karl rejoint sa famille pour le meilleur et pour le pire. Mais la trêve n'est pas longue : le petit Karl est de nouveau abandonné quelque part en Bavière. Jo fait encore des miracles pour le retrouver. Le reste de la famille réapparaît, mais, croyant les faire passer en Autriche, Jo et Gunther conduisent en réalité les Rosenblum jusqu'à un chalet qui n'est autre que la maison d'Hitler et de sa sœur Angela. Il faudra encore bien des subterfuges pour que les Rosenblum rejoignent enfin l'Autriche.

     

     ******************************************************

     

     Avec le succès massif du "Professionnel" BELMONDO est redevenu la star incontestée du box office. Exactement ce qui intéresse Gérard OURY qui cherche toujours les vedettes les plus porteuses pour figurer dans ces films. Depuis deux film il tourne avec Pierre Richard, la vedette comique française qui marche très bien, mais il n'a pas connu les mêmes succès qu'avec DE FUNES qui ne tourne plus avec lui, car ses films sont trop durs physiquement. Alors quand il constate que BELMONDO cartonne au box office, il lui propose son nouveau film "L'as des as". Alors qu'on pouvait s'attendre à ce que l'acteur poursuive les tournages avec l'équipe de Georges LAUTNER, il est intéressé de retravailler avec celui qui lui a donné son plus gros succès à ce jour avec "Le cerveau" en 1969. Seulement voilà, Gérard OURY est exigeant et tient à ce que la production lui permette de bénéficier d'un large confort budgétaire. Le premier budget est chiffré à 50 millions de francs. BELMONDO qui tient à cofinancer le film n'a pas les reins assez solides et demande à retravailler le budget qui sera finalement ramené à "seulement" 40 millions de francs. C'est que si on le laisse faire le OURY rien n'est jamais trop beau pour lui.

    Soyons francs, je n'ai jamais aimé le cinéma de Gérard OURY, c'est comme cela. j'éprouve quelques sympathies pour ceux avec le génial DE FUNES avec ou sans BOURVIL, mais vraiment pour le reste... Gérard OURY semble avoir eu dans sa vie quelques peines bien compréhensibles à se remettre de la seconde guerre mondiale. Ayant eu la chance de naître (bien) après la fin de la seconde guerre mondiale, je ne prononcerai donc pas en hommage à cette dure période traversée par les français, mais bon. Pour Oury le problème est exacerbé par le fait qu'il soit juif et que bien sûr il fut encore plus concerné par les autres par la seconde guerre mondiale et l'Holocauste. C'est pourquoi sa filmographie traite autant de la cause juive que ce soit avec "Rabbi Jacob" ou "Levy et Goliath". Le problème c'est que contrairement à un Charlie CHAPLIN qui a livré un sublime "Dictateur" en son temps, Gérard OURY est un cinéaste particulièrement lourd. Il dissimule  cette lourdeur par une attention particulière à l'aspect technique de ses films, un grand sens du détail. 

    OURY nourrit son film de ses propres souvenirs, en particulier de la période précédant la seconde guerre mondiale. Dans ce film assez court, il assemble un nombre de séquences qui rappellent les jeux olympiques de 1936, des combats de boxe entre autres... Bref, difficile pour moi de trouver de bonnes choses dans ce film. Il est assez désolant de voir autant de moyens mis au service d'une histoire aussi grossière et des gags désolants (marque de fabrique bien connue d'un spécialiste du gag téléphoné 10 kilomètres à l'avance). La palme du film si j'ose dire vient de cette sorte de remake d'une des scènes de "La grande vadrouille" où DE FUNES et BOURVIL dormaient dans une auberge occupée par des allemands. Dans "L'as des as", BELMONDO rencontre dans un chalet un Hitler de pacotille à l'aspect désolant. Je cherche encore l'effet comique dans les scènes suivantes.

    Reste quelques petites choses sympathiques dont la relation entre BELMONDO et le petit garçon qu'il doit sauver, la présence d'un ours sympathique qui grimpe sur la tête de Bebel et la présence toujours classe de la divine Marie France PISIER. C'est peu.

    Le film sort sur les écrans après une grosse campagne d'affichage. Il faut dire que l'affiche en jette un maximum, toujours avec cette couleur rouge dominante à l'instar de l'affiche du "Professionnel". Un mois avant "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ, le (mauvais) film de Jean YANNE à explosé le record d'entrées de la première semaine parisienne avec 396 000 entrées soit 96 000 entrées de plus que "Le professionnel". La barre semble trop haute. Le mercredi de sa sortie à Paris le film bat le record de la première journée avec 72 000 entrées. Les salles sont pleines. je me souviens que des spectateurs étaient assis sur les marches de la salle de mon cinéma de quartier. Une journée énorme confirmé par un week end colossal qui permet au film de  passer la barre des 400 000 spectateurs et de réduire en bouillie le record du film de Jean YANNE et pas qu'un peu avec 67 000 entrées de plus. Par rapport au "Professionnel" BELMONDO gagne 163 000 spectateurs sur la première semaine. Ce séisme est largement rapporté par les médias. L'acteur est devenu l'acteur aux records. Certes la chute est lourde en deuxième semaine mais avec près de  700 000 entrées, c'est un nouveau record. La troisième semaine est également superbe. Cependant le film décline ensuite rapidement et il ne reste que 6 semaines dans le top 10 parisien. En France le film passe la barre des 5 millions de spectateurs, tout comme "Le professionnel" mais fait 200 000 entrées de plus devenant le deuxième succès de la carrière de l'acteur derrière "Le cerveau" soit deux films de Gérard OURY. L'acteur ne peut pas se plaindre de cette association. Au final, "L'As des as" rapporte de l'argent au vu de ses succès dans d'autres pays, bien qu'il fasse la moitié des entrées du "Professionnel" sur le sol Allemand, on se demande bien pourquoi....

    Malgré une critique mitigées, BELMONDO a réussi son pari. Mais il est désormais attendu au tournant. Son insolente réussite va-t-elle se poursuivre. On ne peut rester au top indéfiniment. Désormais nommé "Roi du box office" il aura tout à prouver avec "Le marginal" qui doit sortir en 1983.  Gérard OURY a donc trouvé le bon cheval pour porter de nouveau un de ses films dans les cimes du box office. Toujours à la recherche de la meilleure star, il va s'offrir Coluche fraîchement Césarisé pour "Tchao Pantin" pour tourner le toujours désolant "La vengeance du serpent à plumes" qui sera un demi succès. dès lors la qualité des films du réalisateur ira en décroissant, tout comme son box office d'ailleurs. 

    Cependant "L'as des as" reste pour beaucoup d'enfants de l'époque devenus grands un merveilleux souvenir. Donner une note au film dépendra donc du souvenir que l'on en garde...  

       

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    5 452 593

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    1 223 205

    49

    Détail entrées Paris

     

     

     

    1ère semaine

    1

    463 028

    52

    2ème semaine

    1

    217 299

    52

    3ème semaine

    2

    185 507

    55

    4ème semaine

    2

    99 591

    55

    5ème semaine

    5

    66 283

    43

    6ème semaine

    6

    41 231

    31

    7ème semaine

    12

    23 251

    17

    Nombre de semaines Paris

     

    26

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    8 904

     

    1er jour Paris

     

    72 493

     

    Budget

     

      40 MF

     

    Box office annuel Allemagne

    15

    1 486 283

     

    Box office annuel Espagne

     

    488 468

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    * * * * *

     

     

     

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    L'AS DES AS - JEAN PAUL BELMONDO

     

    MARIE FRANCE PISIER - L'AS DES AS

     

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    L'AS DES AS - JEAN PAUL BELMONDO

     

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    .

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