• L' AGRESSION - BOX OFFICE JEAN LOUIS TRINTIGNANT 1975

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    L'AGRESSION

     

    16 AVRIL 1975

     

     

    AGRESSION

     

     

    Réalisation

    Gérard PIRES

    Scénario

    Jean-Patrick MANCHETTE

    Gérard PIRES

    Photographie

    Silvano IPPOLITI

    Musique

    Robert CHARLEBOIS

    Production

    Alain POIRE

    Pierre BRAUNBERGE

    Distribution

    GAUMONT

    Durée

    101 minutes

    Tournage

     

    Paul VARLIN

    Jean-Louis TRINTIGNANT

    Sarah

    Catherine DENEUVE

    André DUCATEL

    Claude BRASSEUR

    Capitaine ESCUDERO

    Philippe BRIGAUD

    Justin

    Robert CHARLEBOIS

    Natacha

    Valérie MAIRESSE

    Le fiancé de Natacha

    Daniel AUTEUIL

     

    Après une halte dans un restaurant, Paul, Helen et leur fille Patty remontent en voiture pour effectuer la dernière étape qui les sépare de leur maison de vacances. Au moment de démarrer, Paul répond grossièrement aux quolibets de trois motocyclistes qui le rattrapent bientôt sur l'autoroute et l'obligent aux pires imprudences jusqu'à ce qu'il perde le contrôle de son véhicule qui s'immobilise, sans dégâts, dans un champ. Les motards se précipitent sur Paul et l'assomment après une courte mais violente bagarre. La nuit, reprenant conscience, Paul aperçoit les cadavres d'Helen et Patty. Dès lors, il n'aura qu'une seule idée en tête: retrouver les meurtriers et se venger. Au cours d'une confrontation avec des suspects, il croit reconnaître l'un de ses agresseurs, mais celui-ci a un solide alibi. Malgré cela, la conviction de Paul est faite et il va s'acharner sur ce jeune homme et ses copains, pour prouver leur culpabilité. Ses présomptions se confirment, quand il découvre que les jeunes gens ont un alibi de complaisance. Avec sa belle-soeur Sarah, Paul s'installe dans le resto-route à partir duquel tout le drame s'est joué. Il sympathise avec Ducatel, le barman de l'établissement, qui l'initie bientôt au maniement d'armes dont il est un véritable spécialiste. Paul achète un fusil, donne rendez-vous aux trois motards sur l'autoroute pour une franche explication, et blesse l'un d'entre eux. Un peu plus tard, Sarah et Ducatel s'arrêtent près du blessé et de sa passagère qui leur réclame de l'aide. A la vue de la jeune fille dont les habits sont en lambeaux, Ducatel se métamorphose. En pleine crise d'hystérie, il avoue sa rencontre avec Helen et Patty en quête de secours, le viol, puis le double assassinat. Retrouvé par les gendarmes quelque temps plus tard, Paul prend conscience de la fragilité de ses convictions en découvrant la vérité.

     

    Gérard PIRES s'est fait connaitre avec les beaux succès de deux comédies sympathiques "Erotissimo" et "elle court, elle court la banlieue". C'est donc un virage très sec qu'il prend avec ce film violent et interdit aux moins de 18 ans : "L'agression". Ecrit avec l'auteur de romans policiers Jean-Patrick MANCHETTE, le film est un thriller qui traite de la violence, à moins que ce ne soit l'inverse. Le réalisateur dispose d'un beau trio d'acteurs. Jean-Louis TRINTIGNANT est une valeur sûre du box office et un acteur polyvalent de qualité. Catherine DENEUVE qui a perdu beaucoup d'argent avec "Zig Zig" a repris le chemin des studios avec vigueur et va participer a des films plus commerciaux que ceux dont elle a l'habitude de tourner, histoire de se renflouer un peu. Claude BRASSEUR populaire depuis la série "Vidocq" est très demandé lui aussi, toujours dans des rôles sarcastiques.

    Le succès en France de "Un justicier dans la ville" avec Charles BRONSON semble avoir généré une mode aux films violents relatifs à la sécurité et à l'auto justice. A l'instar de BRONSON, Jean-Louis TRINTIGNANT va devenir un "vigilante" à la suite du meurtre de sa femme et de sa fille. D'ailleurs le personnage de Jean Louis TRINTIGNANT, Paul VARLIN est directement inspiré de Paul KERSEY le personnage joué par BRONSON. 

    En route vers Montpellier, Paul et sa petite famille rencontrent une bande de trois motards sur une aire d'autoroute qui admirent Madame. A la suite d'un geste d'agacement le feu est mis au poudres. S'ensuit une angoissante course poursuite sur l'autoroute où le talent d'acteur de TRINTIGNANT fait merveille. La famille se croit en sécurité mais les motards habillés de cuir noir, tels des oiseaux de mauvais augure, les rattrapent, et la voiture s'échoue sur le bas côté et  Paul est passé à tabac. En se réveillant il découvre sa femme et sa petite fille mortes et violées.

    Tout comme  "Un justicier dans la ville" Paul va être pris dans l'engrenage froid de la police très inefficace, voire inhumaine. Les policiers parlent de la mort de sa fille devant lui, et sans aucun ménagement il subit un interrogatoire serré de la part de la police. Pas d'aide psychologique, mais plutôt des soupçons envers lui, car la police manque d'indices. Paul subit donc un deuxième préjudice psychologique. Déboussolé il remercie même la police pour le choix des pompes funèbres, d'un bon rapport qualité prix.

    Le spectateur est donc mal à l'aise dans ce monde très déshumanisé.

    A l'enterrement de sa famille, Paul est photographié par des paparazzis pas vraiment polis et insultants. Là encore, PIRES force le trait, et dresse un portrait et féroce et abject du journalisme.

    Seul apport d'air frais pour Paul, la présence de sa belle-soeur qui porte bien son nom. Sarah, jouée par la sublime Catherine DENEUVE est quelque peu délurée et n'a pas froid aux yeux. Paul, qui s'est bourré l'agresse sexuellement. Mais à sa surprise, celle-ci l'aguiche en lui montrant sa poitrine (irréprochable) ce qui est rare chez DENEUVE. Décontenancé, Paul perd ses moyens, mais Sarah a toujours eu envie de coucher avec le mec de sa soeur. Alors... Le nouveau couple est formé et nos deux enquêteurs en herbe vont tenter de remonter le fil de l'enquête qui va se révéler dangereuse.

    Il vont se rapprocher d'André qui est le seul témoin de l'avant meurtre. celui-ci est un personnage étrange. Sous des dehors débonnaires, c'est un personnage ambigü qui prône l'auto justice, la vengeance. Grâce aux journalistes ripoux ils remontent la filière des motards et se retrouvent en mauvaise posture. Les 3 motards manquent de violer Sarah et de molester Paul. Mais le chef du trio, Robert CHARLEBOIS qui est tout sauf inquiétant, ne fait que les avertir sans frais. Nous reconnaissons aussi Etienne CHICOT en motard à la Mad MAX... Paul et Sarah sont maintenant amis avec André qui va convertir Paul au maniement des armes de combat. Devenu un spécialiste, Paul part défourailler les motards au cours d'une belle course poursuite, bien menée par le cascadeur rémy JULIENNE. Malheureusement SARAH va de voir affronter en parallèle le vrai tueur de l'autoroute, un sadique psychopathe qui enregistre les supplications de ses victimes pendant qu'il les viole et les tue. Elle s'en sortira de peu.

    Paul s'est donc trompé, mais est laissé libre par la police. Il retrouve Sarah qui va repartir en Angleterre, mais la belle lui laisse la porte ouverte à une future liaison, s'il veut.

    Le spectateur peut être décontenancé par le film, un des premiers "vigilante" à la française. Si le jeu des acteurs n'est pas à remettre en cause, TRINTIGNANT est excellent dans la première partie du film, où cet homme de tous les jours est confronté à l'extrème violence et DENEUVE pour une fois joue une fofolle libérée des fesses. BRASSEUR pas l'acteur que j'apprécie le plus au monde est correct, mais ne parvient pas à être trop crédible dans son rôle ambivalent.

    Par contre le film est un peu trop extrême et invraisemblable contrairement à son homologue américain plus maîtrisé. Les dialogues à la française, ne collent pas trop au sujet. Un résultat mitigé donc, mais qui marque une transformation dans le cinéma français des années 70 qui aborde la violence avec des films chocs tel "Dupond la Joie" par exemple.

    Notons au passage une petite scène avec Daniel AUTEUIL et Valérie MAIRESSE. Catherine DENEUVE retrouvera quelques années plus tard l'acteur qui sera devenu entretemps une grande vedette du cinéma.

    Malgré son interdiction, le film rencontre le succès dans les salles où il reste 6 semaines dans le top 10 hebdomadaire parisien et termine sa carrière à plus de 300 000 spectateurs Paris Banlieue. La province suit et le film passe confortablement la barre du million de spectateurs un score très correct pour un film "de genre".

    Un bon succès donc, en particulier pour DENEUVE qui va connaître une année 1975 particulièrement fructueuse au box office.     

     

    Merci à Fabrice pour son aide sur les chiffres

             

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    1 227 990

     

    ENTREES PARIS

     

    214 385

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    124 268

     

    TOTAL PARIS BANLIEUE

     

    338 653

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    3

    55 855

    14

    2ème semaine

    4

    40 482

     

    3ème semaine

    4

    43 748

     

    4ème semaine

    4

    42 816

     

    5ème semaine

    4

    29 706

     

    6ème semaine

    8

    23 573

     

    7ème semaine

    11

    21 697

     

    Nombre de semaines Paris

     

    11

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    3 990

     

    1er jour Paris

     

    6 116

     

    Budget

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

    288 166

     

    Box office annuel Italie

     

     

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

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