• JAMBON D'ARDENNE - BOX OFFICE ANNIE GIRARDOT 1977

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    JAMBON D'ARDENNE

     

    20 JUILLET 1977

     

     

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    Réalisation

    Benoit LAMY

    Scénario

    Benoit LAMY

    Photographie

    Michel BAUDOUR

    Musique

    Pieter VERLINDEN

    Production

    LAMY FILMS

    Distribution

    MOLIERE FILMS

    Durée

    86 minutes

    Tournage

    Nov/dec 1976

    Madame SIMONE

    Annie GIRARDOT

    La RADOUX

    Ann PETERSEN

    L'entrepreneur

    Christian BARBIER

    Bruno

    Dominique DROUOT

    Colette

    Nathalie VAN DE WALLE

     

    A Durbuy, petite localité belge qui vit principalement de l'industrie hôtelière, la population s'est divisée en deux clans. Il y a les mécontents, tous ceux qui voient leurs établissements boudés par les touristes, et puis la patronne et le personnel de "L'Esplanade", le seul hôtel-restaurant qui ne désemplit pas de la saison et qui refuse même du monde. A l'envie et à la jalousie ont bientôt succédé la méchanceté et la provocation; chacun s'emploie depuis à proférer des menaces et à souhaiter que la guerre des nerfs cesse au profit d'un conflit plus ouvert. C'est alors que Bruno, le fils de la patronne de "L'Esplanade", s'affiche ouvertement avec Colette, la fille de "La Radoue", chef de file des opposants et tenancière de la caravane-friture qui fait face à "L'Esplanade". Les deux femmes ne voient pas d'un bon oeil la liaison de leurs enfants, aussi sermonnent-elles et punissent-elles les jeunes gens, mais en vain. Bruno se révolte bientôt contre les méthodes et les agissements de sa mère avant de passer dans le camp adverse. L'escalade se poursuit ainsi, déchaînant les passions et les représailles. Cependant, un coup de feu malencontreux suivi d'un pillage systématique de "L'Esplanade" (pendant que la patronne est allée conduire un blessé à l'hôpital) viennent mettre un terme à la rivalité et ramener enfin le calme et la réconciliation générale.

     

    Benoit LAMY était un cinéaste belge respecté en son pays pour son oeuvre courte, mais qui rendait hommage à ce charmant pays qui a toujours eu un peu de mal à se faire une place face à son voisin, au niveau du cinéma s'entend. Très respecté de ses étudiants il a su imposer sa culture du cinéma et son style engagé. Bref, c'était une figure du cinéma belge.

    Après avoir connu un petit succès d'estime avec son premier film "Home sweet home" en 1972 il met en scène le second  avec une grande vedette comme tête d'affiche : Annie GIRARDOT. On le sait, celle-ci tourne beaucoup et accepte parfois des projets sur un coup de coeur. C'est tout à son honneur.

    Réalisé en décors naturels et utilisant souvent de vrais habitants de la petite ville de Durbuy, le film conte l'improbable combat entre une tenancière d'une baraque à frites et la gérante d'un restaurant tenu par Madame SIMONE.

    Car les restaurateurs traditionnels font grise mine. Les touristes désertent leurs friteries pour se rendre à "L'Esplanade" tenu par Simone. Petit à petit la haine envahit leur esprit. "La RADOUX" doit supporter la vue de ce resturant situé 100 mètres devant sa baraque avec amertume.

    Simone est une restauratrice atypique mais volontaire. Elle n'a pas le plus beau restaurant, mais la nourriture est bonne. Elle gère une équipe un peu étrange et hétéroclite. Lorsqu'on voit le cuistot obèse, on se rend compte que nous ne sommes pas au Crillon. La cuisine est également obsolète et certains appareils tombent en rade régulièrement. Elle tient son équipe d'une main de fer, et son énergie est parfois prise pour du harcèlement. Elle finira par causer le départ de son "chef cuistot", mais elle va reprendre la cuisine, et tout va tourner malgré tles difficultés pour répondre à l'affluence de son restaurant.

    La tension monte de plus et plus, sans compter que son jeune fils va lui jouer un mauvais tour. A l'instar de "Roméo et Juliette" le jeune homme, Bruno, est amoureux de "Colette" la très jeune fille de "La PRADOUX". Comme tous les jeunes de leur âge, les deux tourtereaux ne pensent qu'à eux et la concurrence entre leurs mères ne les concernent pas. On les voit s'ébattre, nus, dans une rivière et le réalisateur s'attarde longuement sur leur jeune nudité....Les rapports entre Simone et son fils s'enveniment et le comble est atteint quand celui-ci demande de l'aide à Colette pour éplucher les patates.... "La PRADOUX" assome le jeune coq et se rendant compte de son geste, le soigne et met un peu d'eau dans son vin...Simone folle de colère de voir son fils vendre des frites avec la fille de son ennemie tire sur la baraque à coups de fusil. 

    Alors que  les choses vont peut être s'arranger, un habitant, disons un peu frustre, de la petite ville tire au fusil sur un ami (joué par "L'homme du Picardie" lui-même) de Simone dans son restaurant. Elle l'emmène à l'hôpital, et confie son établissement à "La Pradoux" qui se laisse un peu déborder par une foule hystérique qui saccage le restaurant. A son retour, SImone constate les dégâts, va-t-elle s'en remettre ?

    Benoit LAMY livre un film quelque peu brut de décoffrage. Avec son image à la limite du documentaire et ses acteurs issus du village, c'est un film très personnel qui demande une attention accrue du spectateur. Sans compter la petite scène de baignade qui serait peut être impossible de tourner aujourd'hui. En tout cas le film sonne juste par son authenticité, même si le coté hystérique du propos peu agacer le spectateur. Au milieu de toute cette troupe d'acteurs amateurs, Annie GIRARDOT n'a aucun problème pour incarner une femme frondeuse, volontaire, gouailleuse. On y croit, à son talent de cuisinière et elle excelle dans les scènes de disputes, de tension. Le réalisateur peut dire merçi à la grande dame.

    Evidemment, le film par son image crue et peu glamour ne sera pas un champion du box office.  Ici, pas de costumes sur mesure ni de robes de stars, mais des tabliers et des bottes de caoutchouc pour les actrices ! Les critiques sont fraîches, peut être l'actrice est elle trop présente à l'écran. Le film sort en plein mois de juillet dans la période creuse du box office. Son principal concurrent sera "L'île du Docteur Moreau" avec Burt Lancaster. Contre toute attente dans un box office morose, le film s'empare de la seconde place du box office parisien  avec 30 000 entrées et se maintien en troisième position en ne perdant pas d'entrées en seconde semaine. le journal "Pariscope" le déclare surprise de l'été 1977. Il faut dire que c'est une des rares nouveautés  de l'été en dehors des films de Jean LEFEBVRE et des multiples rééditions.  Le film dépasse les 100 000 spectateurs sur Paris Banlieue et c'est évidemment dû à Annie GIRARDOT une nouvelle fois impeccable. En France, le résultat est plus modeste, car le film au final n'atteint pas les 200 000 entrées. Sans doute le parc de salles allouées n'était-il pas important. L'actrice poursuit donc son parcours entre films commerciaux et films plus exigeants.

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    191 329

     

    ENTREES PARIS

     

    75 974

     

    ENTREES BANLIEUE

     

    36 291

     

    ENTREES PARIS BANLIEUE

     

    112 265

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    2

    30 707

    15

    2ème semaine

    3

    30 834

     

    3ème semaine

    5

    20 834

     

    Nombre de semaines Paris

     

    9

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    2 047

     

    Box office 1er Jour

     

     

     

    Box office annuel FRANCE

     

     

     

    Box office annuel Espagne

     

    2 088

     

    Box office annuel Italien

     

     

     

    Cote du succès

     

    *

     


      vlcsnap-2010-11-12-23h32m49s61

     

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