• HALLOWEEN LA NUIT DES MASQUES - BOX OFFICE JOHN CARPENTER 1979

     

    LA NUIT DES MASQUES

    (HALLOWEEN)
     14 MARS 1979

     

      

    HALLOWEEN LA NUIT DES MASQUES - BOX OFFICE JOHN CARPENTER 1979

     

     

    Réalisation John CARPENTER
    Scénario John CARPENTER
    Debra HILL
    Photographie Dean CUNDEY
    Musique John CARPENTER
    Production Debra HILL
    Distribution WARNER COLUMBIA
    Durée 93  minutes
    Le docteur Sam Loomis Donald PLEASENCE
    Laurie Jamie Lee CURTIS

     

    Haddonfield, une petite ville de l'Illinois, 1963. La nuit d'Halloween, Michael Myers, 6 ans, assassine à coups de couteau de cuisine sa soeur aînée Judith, que venait de quitter son petit ami. Exactement quinze ans plus tard, Michael s'évade de l'asile où il était enfermé et revient à Haddonfield. Le docteur Loomis, qui a soigné Michael et le sait incurable, se lance à sa poursuite. En revenant de l'école, Laurie, une adolescente réservée, aperçoit à plusieurs reprises une silhouette inquiétante, mais ses craintes provoquent l'incrédulité moqueuse de ses deux amies, Lynda et Annie. Celle-ci et Laurie se retrouvent le soir même pour faire du baby-sitting dans deux maisons voisines. De son côté, Loomis surveille les abords de la maison du crime. Afin d'aller rejoindre son petit ami, Annie confie la petite Lindsey à Laurie, qui garde déjà le jeune Tommy. Mais le tueur psychopathe se cache dans la voiture d'Annie et la tue. Lynda et son ami Bob arrivent dans la maison vide et s'installent pour y faire l'amour. Michael les surprend et les assassine sauvagement. Anxieuse, Laurie finit par découvrir les cadavres de ses trois amis. Elle-même échappe de justesse à deux attaques du tueur et parvient à le terrasser. Mais Michael se relève et attaque de nouveau... jusqu'à l'intervention de Loomis, qui surgit, vide son revolver sur son ancien malade et lui fait faire une chute fatale.Laurie, la moins dévergondée des trois adolescentes, a survécu. Du moins provisoirement, car Loomis constate que le corps de l'assassin a disparu...

    *********************

    Pour subsister, John CARPENTER réalise un téléfilm passé inaperçu à l’époque « somebody’s watching me) refourgué ensuite sous le label : « c’est un téléfilm de John CARPENTER ! » puis rencontre Debra HILL jeune amoureuse du cinéma et qui désire produire des films, ce qui est plutôt rare dans le métier à l’époque. De cette rencontre naitra tout simplement un sous-genre cinématographique qui a depuis été largement reproduit : le « slasher ». On pourrait argumenter que « Psychose » est le premier slasher de l’histoire, ce qui ne serait pas faux, mais CARPENTER construit toute la panoplie du slasher type : le tueur en série doit avoir une identité forte, à défaut de connaître son identité. Le masque et le couteau seront donc les éléments qui symboliseront Michael Myers. Le tueur en série a une cible privilégiée : l’adolescent boutonneux dont l’intellect se situe dans la braguette, ou la culotte, s’il s’agit d’une adolescente. L’adolescente, une débile qui ne sait pas sauter par la fenêtre, déambule seule, en petite culotte et en tee shirt, dans les couloirs d’une maison, lumière éteinte, et crie beaucoup. Elle se cache généralement sous le lit, en pleurant bruyamment, voire dans le placard de la chambre qui est, manque de bol, la cachette préférée du tueur en série.Notez que vous pouvez aussi le trouver dans la cuisine, s'il a envie de se taper un bon sandwich au claquos avant de défourailler. Le tueur doit être « immortel » comme tout bon croquemitaine. Il doit être également fascinant-et faire peur- tant qu’à faire. Le cinéma de John CARPENTER est tout entier tourné vers la simplicité et l’efficacité. Dans le film le docteur Loomis, tel un Van Helsing, pourchasse le jeune Michael MYERS, échappé d’un asile psychiatrique. Il ne pourra empêcher le massacre d’un groupe de jeunes boutonneux, dont seule Jamie Lee Curtis, la plus sage sexuellement survivra. Car, tout comme « Psychose », le sexe et l’inceste, sont à l’origine du tueur en série. Même si la violence fait sourire aujourd’hui, face à la sauvagerie de « Saw » ou de « Hostel », ce film, redoutablement efficace leur doit tout…Efficace, parce que le budget est égal à trois paquets de chips… Pour jouer le docteur, prenons Donald PLEASANCE, acteur plus que has-been, payé en croutons de pain, et la sculpturale Jamie Lee CURTIS, qui pour se faire connaître, était prête à payer… Quand aux figurants, bin…peu payés ! CARPENTER signe même la musique comme d’habitude. Contre toute attente, le film est un succès fulgurant et rapporte 120 fois sa mise, rien qu’aux USA. On imagine les larmes de joie du studio. CARPENTER touche enfin de la thune, mais pour lui se sera un moyen de rester indépendant, ça, Thomas LANGMANN devrait le méditer. La suite sera un peu moins intéressante, plusieurs séquelles seront mises en chantier, avec moins de succès en salle, mais d’énormes bénéfices en vidéo, et sera le principal gagne pain de Debra HILL qui scénarisera la plupart des suites et les produira. Elle se cantonnera généralement  au genre fantastique et meurt en 2005 d’un cancer, non sans avoir été reconnue par ses pairs comme une productrice majeure des années 80-90. Pour Jamie Lee CURTIS elle aura beau faire quelques beaux films, elle est liée pour l’éternité à son rôle dans ce film et tournera même « Halloween, 20 ans après ». Parmi les imitations générées, citons la plus célèbre « Vendredi 13 » et son célèbre Jason ….En 2007, Rob ZOMBIE réalise le remake de « Halloween » avec un résultat mitigé, comme quoi révéler les origines du mal n’est pas toujours une bonne idée, mais on voit que 25 ans après, « La nuit des masques » est encore considéré comme un film majeur du genre.

    En France, malgré les efforts de la presse spécialisée, le film ne réunit que 280 000 spectateurs, et à peine 70 000 à Paris. Malgré une belle combinaison de salles, le film ne se classe que 7ème à sa sortie à Paris. Mais qu’importe : nous, les jeunes adolescents, nous ferons de John CARPENTER un de nos héros grâce à une innovation majeure : le magnétoscope ! Ah, les soirées entre potes à regarder une bonne vidéocassette, dans le noir avec une pizza. Et oui, à l’époque, le magnétoscope c’était 8000 francs (grâce à une belle taxe de 33%) et la location d’une cassette faisait mal au porte monnaie, donc si un pote avait le film… Cela a donné lieu à des séances immortelles dans notre esprit : »Halloween » « fog » « New York 97 », « pulsions » « Poltergeist » »Rocky 2 » »l’Inspecteur Harry », j’en passe et des meilleurs (et quelques Brigitte LAHAIE !) … bref, une bien belle époque pour nous quarantenaires…        

     

     

    ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

     

    283 934

     

     

    ENTREES Paris 1ère Exclusivité

     

     

    67 570

     

    ENTREES Paris 1ère SEMAINE

    33 331

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exclusivité

    5

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    20

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    1 667

    1er JOUR Paris

     

    Budget

    0, 3 M$

    (1 M$ 2008)

    Recettes USA

    47 M$

    (135 M$ 2008)

    Recettes Mondiales

    60 M$

    (170 M$ 2008)

    COTE DU SUCCES

    *

     

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  • Commentaires

    1
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    steforce
    Belle description de "mes" soirées vidéo de jeunesse... Non sans rire, cet état d'esprit était formidable car à l'époque comme tu le rapelles c'était presque un luxe. De plus pour découvrir des films comme ceux de Carpenter, il fallait une voie alternative (le support vidéo) car la sortie cinéma de certains films restait confidentielle. Il fallait également s'émanciper de la presse "cinéma" parfois loin des films (devenus cultes) de la jeunesse des années 70 et 80.
    2
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    exactement, c'est ce qui explique que Rocky 2 a fait 60 000 entrées et Rocky 3 plus de 500 000; entretemps on avait vu la cassette vidéo.
    C'est pourquoi je pense que le téléchargement fait de la pub au cinéma, plus qu'autre chose...
    3
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    steforce
    Je suis globalement d'accord car lorsqu'un film t'intéresse vraiment tu vas le regarder sur un grand écran dans un cinéma, le téléchargement c'est du bonus pour les films pour lesquels on a une curiosité ou du temps libre. Par ailleurs, c'est peut-être toi qui disais que les gens téléchargent à donf mais ne visionnent paas forcément les films, en tous cas pas tous. C'est ce que j'ai souvent constaté autour de moi : on tombe un peu dans la surconsommation avec l'aspect qualitatif à la marge. Pour ma part j'avoue ne pas téléchargé : 1/ j'ai pas un gros matos informatique et je suis un mauvais 2/ je suis "stupidement" respectueux de la règlementation. Cela dit, j'achète énormément de DVD essentiellement anglo-saxons pour mon plus grand plaisir. Avec un certain écclectisme puisque je passe des Harry Potter à Kundun, de Sunshine à la captive aux yeux clairs sans aucun complexe. Bravo pour Carpenter car non seulement c'est intéressant mais cela rend un peu justice à un véritable auteur (de série B sans que cela soit péjoratif).
    4
    Marc l
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    D'accord pour le téléchargement et LA Brigitte LAHAIE...
    5
    renaud
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    oui pour les téléchargements, c'est un peu comme les gens qui mettent 1000 titres sur leur I pod alors qu'ils écoutent les 20 memes titres.....
    A quoi ca sert de telecharger l'intégrale de radiohead, si tu n'en écoute que 2 titres. En fait on est dans un système de possession.  Tu vois, j'achète plus de DVD, et je grave aucun film... y m reste que les souvenirs...
    mais tu vois grace à la mule, j'ai pu voir des Kirk DOUGLAS ou des John WAYNE que j'avais jamais vu, meme si c'est en Anglais. Et puis quelques BRANDO oubliés....alors c'est pas mal pour la culture quand même. Je comprends que les studios font  la gueule quand ils ont investi 300 millions de dollars dans Spiderman 3 et que tout le monde télécharge le film. Là, c'est du vol, je suis d'accord. Mais quand tu télécharges un Brando de 55 que jamais une chaine de la TNT ne passera, alors j'appelle çà de la culture et une formidable vidéothèque universelle.
    6
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    steforce
    Oui, tu as raison. Le cinéma et la télévision ont leurs limites dans la mesure où certains vieux  films ne passent jamais ou rarement. Récemment j'ai acheté Les trois lanciers du Bengale, Gunga Din, Autopsie d'un meurtre et ce fut un régal.
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