• DIABOLIQUEMENT VOTRE - ALAIN DELON BOX OFFICE 1967

     

    DIABOLIQUEMENT VOTRE

    22 DECEMBRE 1967

     

     

    DIABOLIQUEMENT VOTRE -  ALAIN DELON BOX OFFICE 1967

     

     

     

    • Réalisation : Julien Duvivier
    • Scénario : Julien Duvivier, Roland Girard, Jean Bolvary et Paul Gégauff
    • Dialogue : Paul Gégauff
    • Sociétés de productions : Lira Films, Copernic-Comacio, Société Nouvelle de Cinématographie
    • Producteur : Raymond Danon
    • Directeur de production : Ralph Baum
    • Directeur de la photographie : Henri Decaë
    • Musique : François de Roubaix
    • Image : 35 mm- Couleur
    • Genre : Policier
    • Tournage : 21 août 1967 - 27 septembre 1967
    • Durée : 95 min
    • Alain Delon : Georges Campo
    • Senta Berger (V.F.: Anouk Ferjac) : Christiane
    • Sergio Fantoni : Frédéric « Freddie » Launay
    • Claude Piéplu : le décorateur
    • Peter Mosbacher : Kiem

       SYNOPSIS

    Un malade se réveille dans une clinique après un grave accident de voiture. On lui dit qu'il s'appelle Georges Campo. On lui présente sa femme, une ravissante créature, Christiane et le meilleur ami du couple : le docteur Frédéric. Christiane et lui emmènent Georges dans son château, où il doit passer sa convalescence. Celui-ci est peu à peu amené à admettre qu'il est amnésique. En tous cas, les bribes de souvenirs qu'il conserve de son passé ne coïncident pas du tout avec ce qu'on lui dit être sa véritable identité. Georges Campo revient de Saïgon (la preuve en est : Kiem, le domestique chinois qui ne le quitte pas d'une semelle) ; or l'amnésique n'a que des souvenirs d'Afrique du Nord. Christiane, quoiqu'elle se refuse à lui, assure être sa femme ; or il se croyait célibataire. Son nom même, Georges Campo, ne lui dit rien. Lui pense s'appeler Pierre Lagrange. Toutes les nuits, une voix, sans doute sa propre voix intérieure, lui dicte des conseils de suicide. Georges (ou Pierre) ne sait plus très bien où il en est, d'autant qu'il vient d'échapper plusieurs fois à des "accidents" mortels. Un jour qu'il monte au grenier, une trappe s'ouvre et il manque de se tuer. Un autre jour, son propre chien le poursuit comme un voleur et il doit se réfugier dans une serre. A un dîner, un énorme lustre tombe sur son fauteuil qu'il vient, par chance, de quitter. Ainsi Georges devient de plus en plus inquiet pour sa vie. Se promenant dans la jardin, il découvre un cadavre. Ses soupçons se confirment. Le soir même, la sinistre voix qui accompagne ses rêves reprend son monologue : mais Georges découvre dans le sommier un magnétophone, se précipite chez Christiane qui lui apprend la vérité : le docteur Frédéric, son amant, avait tué le vrai Georges Campo. Il l'avait rencontré, lui, Pierre Lagrange et avait préparé cet accident de voiture où il devait mourir en passant pour Georges. Mais il en avait réchappé... Après sa confession, Christiane se donne à son faux mari. Fou de jalousie, Frédéric la frappe mais est tué par Kiem. Christiane tue Klem et met le revolver dans la main de Frédéric. C'est une situation bien compliquée qu'aura à éclaircir la police...

     

     

    ANALYSE ET BOX OFFICE  

       Après deux films remarquables, Alain DELON revient pour la quatrième fois de l'année sur les écrans pour les fêtes de fin d'année 1967. C'est un thriller qui est mis en scène par le vétéran Julien DUVIVIER destiné à devenir un aimable divertissement, un film commercial de qualité. Co scénarisé par Julien DUVIVIER lui-même, le film louche sur un polar à la Hitchcock où plutôt, au vu du résultat final sur du Boileau-Narcejac. Julien DUVIVIER est une légende du cinéma français, mais on ne l'attendait pas  sur le tournage d'un polar. Sans doute l'auteur est-il en recherche d'un succès commercial garanti avec la présence d'Alain DELON à l'écran. Le film part plutôt bien après un générique nerveux qui symbolise l'accident de Georges CAMPO. Le personnage blessé et amnésique fait connaissance de sa femme. Ouf, il est rassuré. Sa femme n'est autre que la belle Santa BERGER, l'actrice autrichienne à la forte poitrine. Cette jeune actrice qui s'est fait connaître avec des films comme "Major Dundee" ou "Les vainqueurs" est une réponse européenne à la sculpturale Raquel WELCH. Courtisée par Hollywood, celle-ci préfère rester en Europe, et Georges CAMPO peut donc profiter d'une bombe dans son lit, sauf que celle-ci semble très gênée lorsqu'elle doit accomplir son devoir conjugal, qu'elle évite sous divers prétexte. Pourtant Georges constate aussi qu'il est plein au as, qu'il bénéficie d'une magnifique propriété et qu'il a autour de lui un ami bienveillant. Naturellement, le spectateur va constater qu'il est victime d'une machination. Nous suivons donc l'histoire de Georges avec plaisir, du moins au début. DELON est toujours bon professionnel et sa présence féline est l'atout du film. Même si ce n'est pas du MELVILLE, il s'acquitte de sa tâche avec la même passion. Santa BERGER est fort séduisante, et elle distille un charme indéniable au film.

    Le film traîne en longueur, car l'intrigue est assez mince. Heureusement, le public est émoustillé par la présence de quelques scènes de fétichisme, le majodorme asiatique de santa BERGER semble très attaché à sa "maîtresse" qui est en fait la dominatrice du film, la tête pensante de la machination. Mais on ne berne pas Alain DELON comme cela, non mais ! C'est qu'il a du chou, notre Alain ! Des rêves bizarres, une femme superbe qui se dérobe, un cadavre dans le jardin (peuvent pas enterrer le vrai Georges CAMPO un peu plus loin dans la forêt ?), y aurait pas anguille sous roche? Utilisant un des plus vieux clichés cinématographiques du cinéma, Georges jette les médicaments donnés par sa femme par la fenêtre dans un geste d'une rare discrétion. Il découvre la machination.  Evidemment la belle ne peut résister au charme d'Alain DELON, comment pourrait-elle d'ailleurs, ce qui nous vaut un joli dialogue:

    - Tu fais bien l'amour...

    - Toi aussi.

    - Merci....

    Malheureusement, le réalisateur va nous imposer la solution de l'intrigue durant les vingt dernière minutes, des fois que le spectateur n'aurait pas tout compris. DELON et BERGER débitent des longs dialogues explicatifs. Du reste, les dernières scènes sont laborieuses, les protagonistes s'entretuant devant les yeux d'un DELON monolithique. Le tout filmé comme une bonne pièce d'au théâtre ce soir. Il faut dire que le tournage est court et que le film doit sortir quelques semaines plus tard. DUVIVIER s'attelle au montage du film et se tue en voiture en octobre 1967 (sans qu'il y ait de rapport). Malheureusement le public ne rend pas hommage au réalisateur. Le film prend un terrible bouillon à Paris où il sort face à une concurrence écrasante : "Les grandes vacances", "Astérix", "Les 12 salopards", "Symphonie pour un massacre" et "Play time". Le film se fait même battre par "7 écossais explosent", c'est dire l'échec cuisant du film qui disparait rapidement de l'affiche. La date de sortie était une erreur, même si le film se rattrape en province. 

    Cela reste un DELON mineur. Mais le film, le dernier de DUVIVIER est bien photographié et reste très agréable à voir à la télévision malgré une baisse de rythme flagrante, rien que pour la présence de la belle Santa...     

     

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    835 942

     

    ENTREES PARIS

     

    113 880

     

    ENTREES BANLIEUE   62 762  

    ENTREES PARIS BANLIEUE 

     

         176 642

     

    1ère semaine

    10

    21 722

    6

    2ème semaine

    14

    20 873

     

    Nombre de semaines Paris

     

    6

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    3 620

     

    Cote du succès

     

    *

     

     

    ALAIN DELON - DIABOLIQUEMENT VOTRE

     

    SANTA BERGE - DIABOLIQUEMENT VOTRE

     

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    SANTA BERGER NUE - DIABOLIQUEMENT VOTRE

     

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    ALAIN DELON ET SANTA BERGER

     

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    .

     

     

     

     

     

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