• DE L'OR POUR LES BRAVES - CLINT EASTWOOD BOX OFFICE 1971

     

    DE L'OR POUR LES BRAVES

    (KELLY'S HEROES)

    26 FÉVRIER 1971

     

    DE L'OR POUR LES BRAVES - BOX OFFICE CLINT EASTWOOD 1971

     

    • Réalisation : Brian G. Hutton, assistéde John Landis
    • Scénario : Troy Kennedy-Martin
    • Production : Sidney Beckerman, Gabriel Katzka (en), Harold Loeb et Irving L. Leonard
    • Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer
    • Musique : Lalo Schifrin
    • Photographie : Gabriel Figueroa
    • Pays d'origine : États-Unis, Yougoslavie
    • Langues originales : anglais, français et allemand
    • Format : couleur (Metrocolor) — 35 mm — 2,35:1 — son stéréo
    • Budget : 4 000 000 $
    • Genre : Guerre, comédie
    • Durée : 144 minutes

    Distribution

     

    • Clint Eastwood (VF : Denis Savignat4) : Kelly
    • Telly Savalas (VF : Claude Bertrand) : Sergent Joe dit "Big Joe"
    • Donald Sutherland (VF : Bernard Woringer) : Oddball dit "le cinglé"
    • Don Rickles (VF : Philippe Dumat) : Crapgame dit "l'escroc"
    • Carroll O'Connor (VF : Robert Bazil) : le général Colt
    • Gavin MacLeod (VF : René Bériard) : Moriarty
    • Hal Buckley : Maitland
    • Stuart Margolin (VF : Jacques Thébault) : Little Joe
    • Jeff Morris (VF : Jacques Deschamps) : Cowboy
    • Richard Davalos (VF : Daniel Gall) : Gutowski
    • Perry Lopez (VF : Gérard Hernandez) : Petuko
    • Tom Troupe (VF : Sady Rebbot) : Job
    • Harry Dean Stanton (VF : Bernard Tiphaine) : Willard
    • George Savalas (VF : Albert Augier) : Sergent Mulligan

     

     

    SYNOPSIS

    En 1944, quelque part près de Nancy. Le lieutenant américain Kelly capture un colonel allemand qu’il ramène à son quartier général. Il a la surprise de trouver deux lingots d’or dans les poches de son prisonnier. Un interrogatoire plus poussé lui apprend alors que l’armée adverse garde dans une banque située à quarante kilomètres derrière ses lignes, un trésor de seize millions de dollars en lingots d’or. Kelly met ses hommes au courant de son plan : s’emparer du magot pour leur propre compte. Tous sont volontaires et le sergent Big Joe, incapable de dissuader sa section d’une entreprise aussi corrompue, décide de les accompagner. Puis Kelly recrute Oddball, un excentrique qui a volé deux tanks Sherman, et s’assure la collaboration de Crapgame, le responsable du matériel de son unité. Pendant ce temps, le général Colt, qui a intercepté plusieurs communications radio, s’imagine que Kelly et sa brigade sont sur le point d’accomplir une action d’éclat et décide de leur apporter son soutien pour tirer profit de leur gloire. Kelly et ses complices traversent les lignes de l’armée ennemie, à laquelle ils infligent de lourdes pertes, puis réussissent l’assaut de la banque à Clairmont et parviennent à convaincre le commandant du Panzer de protection allemand de se rallier à leurs vues. Nanti d’un petit magot, l’officier allemand se retire. Kelly et ses hommes auront le temps de vider la banque et de mettre leur trésor en lieu sûr avant l’arrivée du général Colt et de ses hommes venus leur prêter main-forte…

     

    ANALYSE

     

    A la fin des années soixante, la guerre du Vietnam fait rage et le public n'a pas besoin de s'enfermer dans des salles obscures pour voir des images de mort et de désolation : il lui suffit de regarder les informations à la télévision. Certains cinéastes ont envie de montrer autre chose. Ils réalisent alors des films de guerre au ton plus léger, des comédies dans lesquelles la guerre n'est que le contexte historique de l'action. En France sortent la grande vadrouille, le mur de l'Atlantique et la trilogie de la septième compagnie. Aux USA, Robert Altman et Brian G. Hutton réalisent respectivement M.A.S.H dont l'action est censée se dérouler pendant la guerre de Corée (Tu parles !) et de l'or pour les braves. De l'or pour les braves n'est donc ni une reconstitution de faits historiques, ni une ode au patriotisme, mais tout simplement un western dans lequel les protagonistes ont troqué leurs stetsons contre des casques lourds, leurs colts contre des fusils d'assaut et leurs chevaux contre des blindés. Tous les ingrédients qui font les bons westerns y sont réunis : le héros taciturne, le duel dans la rue principale et l'attaque de la banque. Non seulement les quatre personnages centraux du film sont des cow-boys, mais ce sont aussi des truands et en plus ils sont sympas. Il y a tout d'abord Kelly (Clint Eastwood), le cerveau de la bande, celui qui parle peu. C'est un ancien lieutenant, dégradé pour avoir trop bien obéi aux ordres : il a attaqué une position occupée par... des soldats Américains et on lui a fait porter le chapeau. Inutile de dire qu'il n'y croit plus. Il y a ensuite Big Joe (Telly Savalas), le sergent qui participe plus à l'opération pour assurer la sécurité de ses hommes que par appât du gain. N'oublions pas Crapgame-"l'escroc"(Don Rickles), le magasinier pantouflard qui quitte sa planque pour veiller en personne sur sa part de butin. Et pour finir, il y a Oddball (Donald Sutherland) surnommé à juste titre "le cinglé", qui est le plus déjanté de la bande. Oddball, qui a une fâcheuse tendance à appeler tout le monde « mon mignon » et à s'exprimer en aboyant, n'aime pas les gens qui émettent des ondes négatives. On peut dire qu'il est, 25 ans avant l'heure, un hippie. L'unité de blindés qu'il commande n'est pas belle à voir : ses trois tanks Sherman sont couverts de crasse et de rouille. Quant à son campement, c'est une sorte de cour des miracles pleine d'animaux qui gambadent au milieu des tentes pendant qu'un phonographe diffuse de la musique indienne et que ses hommes paressent au soleil. Mais tout ceci n'est qu'une façade destinée à dissuader l'état major de le renvoyer au front. Sous les capots des tanks, les moteurs sont rutilants et gonflés à bloc. Quant aux canons, ils sont en parfait état de marche. Au combat, il organise de véritables happenings : alors qu'un haut-parleur diffuse de la musique, il crée des light-shows en tirant des obus remplis de peinture sur les chars Allemands. Du gros délire comme je les aime...Ces quatre héros sont réunis par un but commun qui va leur faire mener une guerre privée en pleine seconde guerre mondiale : 14000 lingots d'or, soit la bagatelle de 16 millions de dollars, qui les attendent dans une banque. De ce film, pas vraiment moral vous l'avez compris, on peut tirer quelques enseignements :
    Quand on veut, on peut. Surtout s'il y a de l'argent à gagner... Alors que les armées pataugent dans la gadoue, que l'intendance ne suit plus et que trouver des rations, du carburant ou des munitions devient un véritable casse-tête, rien n'est trop beau pour Kelly. Du matériel, des armes : il obtient tout ce dont il a besoin, y compris un soutien de l'artillerie, une passerelle pour remplacer un pont détruit et des photographies aériennes en provenance directe du quartier général. La notion d'ami ou d'ennemi est parfois très relative. Lorsque Kelly et Oddball découvrent qu'un char Tigre est en position devant la banque et qu'il possède une puissance de feu bien supérieure à la leur, ils décident, sur les conseils de Crapgame, d'aller parler au chef du char. Miracle du rapprochement entre les peuples : quelques minutes plus tard, un obus Allemand fait voler en éclats la porte de la banque.Allemande. Les braves soldats : a-t-on jamais vu pareil enthousiasme ? Les chefs sont toujours les derniers au courant. Ce n'est que lorsqu'on lui fait part d'étranges messages radio échangés par des unités de blindés, du génie, d'artillerie et dans lesquels il est question de « machine à coudre » et de « magot », que le général commandant les troupes alliées comprend qu'il se passe quelque-chose d'anormal. Mais il croit qu'il s'agit d'une offensive de ses troupes qui ont pénétré plus loin que prévu derrière les lignes Allemandes. De l'or pour les braves est aujourd'hui encore réputé pour ses scènes d'action qui restent très modernes. Du début à la fin du film, ce ne sont qu'explosions, incendies et maisons éventrées par des chars. Et si les explosions ont l'air si réalistes, c'est tout simplement parce que les techniciens chargés des effets spéciaux ont utilisé de véritables explosifs. Pour coller au style du film, Lalo Schifrin a composé une musique elle aussi très moderne. Pour tout dire, elle ne dépareillerait pas une des aventures de l'inspecteur Harry.

     

    Les meilleures scènes
    Le capitaine qui commande l'unité de reconnaissance à laquelle Kelly appartient convoque Big Joe pour lui annoncer une mauvaise nouvelle : lui et ses hommes n'entreront pas dans Nancy. Ils devront se contenter de se reposer trois jours dans une vieille ferme en ruines avant de retourner au combat. Alors que Big Joe essaie tant bien que mal de maintenir le moral de ses troupes, le capitaine part en courant derrière une remorque sur laquelle il a fait charger un yacht qu'il a "trouvé" et qu'il espère pouvoir ramener chez lui, aux USA, dans la soute d'un bombardier. Et oui, en temps de guerre tout le monde "bricole" plus ou moins.
    Un GI saute sur une mine. Big Joe comprend que ses hommes se trouvent piégés au beau milieu d'un champ de mines. Kelly, qui ouvre la marche, avance prudemment en sondant le sol avec sa baïonnette et les autres marchent dans ses pas. Mais ils n'ont pas tous le temps de se mettre à l'abri : une patrouille Allemande se dirige dans leur direction et les repère. Encore une jolie scène de bagarre.
    Le cinglé passe à l'attaque. Il surprend les Allemands en surgissant à l'improviste d'un tunnel. Nous assistons à une scène de combat d'anthologie dans laquelle il atomise la position Allemande, massacrant les hommes et détruisant les bâtiments un par un. Lorsque ses trois tanks Sherman repartent, il ne reste que des ruines fumantes et quelques incendies.
    Oddball a détruit deux des chars Tigre, mais son tank Sherman est en panne. Le troisième Tigre est en position devant la banque et il est si puissamment armé que Kelly envisage un instant de renoncer. Mais Crapgame, qui ne perd jamais le nord, suggère d'aller discuter avec le chef de char qui ne sait peut-être pas qu'il monte la garde devant un trésor. Kelly et Big Joe, bientôt rejoints par Oddball, sortent dans la rue principale. A cet instant, la musique de Lalo Schifrin se transforme en thème musical de western Italien. Gros plan sur des visages, des armes, la main d'Oddball qui effleure la crosse de son pistolet. Les trois hommes avancent du même pas vers le char Allemand qui fait pivoter sa tourelle et pointe son canon dans leur direction. Est-ce une hallucination ou bien entend-on un bruit d'éperons ? Le bruiteur a juste rajouté le petit détail qui fait vrai...

    Autour du film :

    - Un enregistrement de Clint Eastwood chantant Burning Bridges, le thème du film, a été fait, mais ce dernier n'est jamais sorti.
    - Le réalisateur John Landis était assistant de production sur le film. Il apparaît d'ailleurs à l'écran déguisé en nonne. C'est pendant le tournage qu'il écrivit la première mouture du scénario de son futur film, Le Loup-Garou de Londres.
    - Le film fut principalement tourné en Yougoslavie car on y trouvait encore de nombreux tanks Sherman dans les années 1970. Quant aux « Tigres » des allemands, il s'agit en réalité de tanks T-34 russes modifiés.
    - Lors de la scène où le village est libéré, un jeune garçon agite un drapeau à croix gammée alors que les Allemands viennent d'être mis en fuite et que tout le monde célèbre la libération. Il est vrai qu'au début, on trouve Clint Eastwood en uniforme américain, avançant tranquillement avec sa jeep dans un village au beau milieu d'une colonne allemande qui ne s'aperçoit de rien.
    - L'action est censée se dérouler dans l'Est de la France, près de Nancy, ce que les décors ne reflètent pas réellement, évoquant davantage le Sud-Ouest qui ne fut que très partiellement libéré par les Américains. La scène finale prend donc quelques libertés avec la réalité historique et géographique.
    - L'une des musiques du film a été réutilisée dans Inglorious Basterds sous le nom de Tiger Tank

    Clint s’enferme en Yougoslavie pour un tournage de 5 mois en compagnie d’une sacrée distribution, sous les ordres de Brian G. HUTTON, le réalisateur des « Aigles attaquent ». Cette fois c’est une comédie satirique à la « M.A.S.H » qui est clairement réalisée.  Clint ne campe  pas réellement un héros de guerre, mais un voleur de banque, en compagnie de compères originaux, dont un Telly SAVALAS des grands jours et un Donald SUTHERLAND dantesque avec ses « ondes négatives ». C’est un film savoureux dont Clint reste cependant très déçu, le film aurait pu être autrement meilleur, si le réalisateur n’avait pas perdu le montage final du film, réalisé par le studio. Clint, défenseur des réalisateurs, plaide la cause au studio « le film pourrait rapporter quelques millions de dollars de plus, si on laisse le réalisateur le monter ». Le studio répond oui, mais dans la réalité rien ne sera laissé au réalisateur. Comme dit Clint « ils ont du se demander ce qu’un tocard comme moi y connaissait ». Bref, cet épisode poussera certainement Clint à réaliser lui-même ses films en gardant le contrôle final.

     BOX OFFICE

    Aux USA le film sort peu de temps après "Sierra torride" ce qui a pour conséquence une collision entre les deux films et le film ne figure qu'une semaine dans le top 10 hebdomadaire de Variety (top 2). Le film figure à la 30ème place du top annuel de Variety (5 places derrière "Sierra torride") avec une recette de 4.2 millions de dollars net. Au total le film rapportera 5  millions de dollars net. Une place un peu décevante pour ce film choral. Les films suivants de l'acteur seront plus focalisés sur sa personne en solo.

    En Italie le résultat est également un peu décevant avec une 49ème place au top annuel (soit environ 2 200 000 entrées ) loin des standards habituels de l'acteur pourtant très populaire en Italie.

    En Grande Bretagne le film prend la tête du box office hebdomadaire la semaine du 25 septembre 1970. Il reste plus d'un moins dans le top 5. 

    En Espagne le film attire 1 429 000 spectateurs. C'est également un résultat un peu en deçà de ses scores habituels.

    A Bruxelles le film sort le 21 janvier 1971 en exclusivité dans deux salles :l'Avenue et le El Dorado. Il se classe 3ème de la semaine derrière "Le Distrait" et "Mont-Dragon" avec 613 000 francs belges de recettes et est 4ème la semaine suivante avec 562 000 francs. Au total il rapporte 1 521 000 francs belges au terme de son exclusivité Bruxelloise soit environ 28 000 entrées.  

    Le film sort à Paris le 24 février 1971 où il entre top 4 derrière 3 films français dont "Max et les ferrailleurs" qui est en tête du box office. Mais il chute assez rapidement. En France le résultat. En France sans un très grand soutien du distributeur le film attire 661 000 spectateurs ce qui le classe à une modeste 64ème place au top annuel 1971.    

      

    DE L'OR POUR LES BRAVES BANDE ANNONCE VO


     

    ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

    661 768

     

    ENTREES PARIS

     

    170 596

    ENTREES PARIS 1ère SEMAINE

    42 834 

    NOMBRE DE SEMAINES PRESENCE

    5

    NOMBRE DE SALLES  PARIS

    5

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    8 567

    Recettes US Guichet

    13  M$

    COTE DU SUCCES

    * *

     

     

     

    US POSTER

     

    KELLY'S HEROES US POSTER 1970

     

    UK POSTER

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    AFFICHE JAPON

    DE L'OR POUR LES BRAVES AFFICHE JAPONAISE

    AFFICHE ALLEMAGNE

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    AFFICHE ESPAGNE

    DE L'OR POUR LES BRAVES -AFFICHE ESPAGNE

     

    AFFICHE ITALIE

     

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