• COLINOT TROUSSE CHEMISE - BOX OFFICE BRIGITTE BARDOT 1973

     

     

    COLINOT TROUSSE CHEMISE

     

    25 OCTOBRE  1973

     

     

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    Réalisation

    Nina COMPANEEZ

    Scénario

    Nina COMPANEEZ

    Photographie

    Ghislain CLOQUET

    Musique

    Guy BONTEMPELLI

    Production

    Parc FILMS

    Tournage

    03/05/73-02/03/73 

    Distribution

    Warner Columbia

    Durée

    100  minutes

    Colinot

    Francis HUSTER

    Bergamotte Ottavia PICCOLO

    Bertrade

    Nathalie DELON

    Rosemonde

    Bernadette LAFONT

    Arabelle

    Brigitte BARDOT

     

     

    Pas très fort, ni très malin, mais jeune et fort beau: tel est Colinot surnommé Trousse-Chemise, à la suite d'exploits fort agréables et facilement imaginables. Un beau matin, Colinot rencontre Bergamotte: elle lui plaît, il ne lui déplaît pas: voici l'affaire faite! Hélas, le soir des accordailles, Bergamotte est enlevée par des malandrins. Colinot, accompagné de Tourneboeuf, se lance à sa poursuite. Dans sa quête, notre petit paysan du Nord de la France traverse des paysages inconnus et rencontre des personnes bien étranges: un voleur, Gagnepain, une fausse fofolle, Rosemonde, qui le déguise en fille pour échapper à la jalousie de son époux, une batelière mal mariée, Bertrade, un guerrier du sexe dit faible, Dame Blanche, dont la seule qualité consiste à héberger une trop jolie nièce... De temps à autre, Colinot croise aussi la route de la belle Arabelle, une femme d'Occitanie, qui voyage entourée d'une cour de poètes et de trouvères attachés à célébrer sa beauté. Lorsqu'il rejoint Bergamotte, c'est pour la retrouver mariée au viril seigneur de Mesnil-Plessac qu'elle aime de tout son coeur. Oublié par l'infidèle, Colinot est recueilli par Arabelle. Et c'est elle qui donnera à Colinot la leçon la plus douce et la plus instructive que l'on puisse imaginer...

     *********************************************

    Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas bonne l'histoire de Colinot trousse-chemise ! Nina Companeez est connue pour avoir travaillé sur plusieurs films avec Michel DEVILLE, son compagnon. Les deux ont connu un très beau succès avec "L'ours et la poupée", un des meilleurs films de Brigitte BARDOT de la période post 1965. Nina Companeez prend donc la caméra et adapte une histoire qu'elle a écrit. C'est peu de dire qu'elle rate son coup avec un film dont on ne sait pas trop quoi penser. A la fois un film libertin comme "Benjamin ou les mémoires d'un puceau" ou "Raphaël le débauché" et conte à la "Peau d'âne" le film est surtout ridicule.

    Déjà à la base, il y a le jeune et mignon Francis HUSTER, sans doute une découverte de la réalisatrice qui va lancer quelques temps après le jeune André DUSSOLLIER. L'acteur se démène et surtout donne de sa personne. Il n'est pas rare de l'apercevoir dénudé autour de belles actrices. De ce coté là l'actrice met le paquet et nous pouvons trouver dans le casting la très jolie Ottavia PICCOLO qui montre généreusement son anatomie, la belle Nathalie DELON et bien sûr la magnifique Brigitte BARDOT. D'autres acteurs font des apparitions, Francis BLANCHE en ménestrel fatigué joue un de ses derniers rôles, Jean Claude DROUOT, sosie de Sting, éructe comme d'habitude de sa grosse voix et répète sa future série "Gaston Phoebus", et surtout Alice SAPRITCH à la mode dans les années 70 se prend dans une comédie de Max PECAS.

    Heureusement Brigitte BARDOT apparait et le film s'éclaircit. Elle sauve ce qu'il y a à sauver avec le rôle d'Arabelle, le mentor de Colinot. Toujours très professionnelle, elle est utilisée encore une fois pour se montrer un peu dénudée, ce qu'elle fait très bien. Elle est le seul personnage "merveilleux du film". C'est évidemment le seul point positif de ce film ridicule de bout en bout et qui a très mal vieilli.

    Surfant sur la mode des films, tels les contes de Canterbury ou de Boccace, le film prend cependant un départ très sobre pour rapidement s'éclipser à Paris. En province c'est un peu mieux, mais le film ne parvient pas à attirer le million de spectateur en France. Une nouvelle contre performance pour BARDOT qui n'apparait cependant qu'à la fin du film. La carrière de Francis HUSTER au cinéma ne part pas sous les meilleurs auspices et il aura bien du mal à monter des projets autour de sa personne et il se fera surtout connaître au théâtre où il obtiendra du succès. Nina COMPANEEZ se tournera peu à peu à la télivision où elle se fera un nom rapidement.  

     

     

    CATEGORIE

    RANG

    NOMBRE

    SALLES

    ENTREES FRANCE

     

    913 333

     

    ENTREES PARIS

     

    160 346

     

     

     

     

     

    1ère semaine

    4

    52 384

    14

    2ème semaine

    8

    43 783

     

    3ème semaine

    10

    25 995

     

    4ème semaine

    11

    20 138

     

    Nombre de semaines Paris

     

    7

     

    Moyenne salles Paris 1ère sem

     

    3 741

     

    Cote du succès

     

    * *

     

     

     

    Voilà, c'est fini....

     

    A bientôt 38 ans et après 20 ans de carrière, la lassitude semble avoir gagné Brigitte BARDOT. Malgré une campagne marketing importante, "Don Juan 73" et "Colinot" n'ont pas atteint le million d'entrées, soit le tiers des entrées de sa belle période. Un camouflet pour l'actrice qui doit se faire une raison: elle n'attire plus les spectateurs dans les salles. Mais ce n'est pas le pire: la nouvelle génération de réalisateurs ne tournent pas avec elle: Claude SAUTET a redécouvert Romy SCHNEIDER, Bernard BLIER va découvrir MIOU-MIOU. et Isabelle HUPPERT. Les meilleures comédies sont pour Annie GIRARDOT. Catherine DENEUVE et Marlène JOBERT ont dix et quinze ans de moins qu'elle.

    Montrer ses fesses à bientôt 40 ans malgré un physique impeccable ? La déferlante "Emmanuelle" débarque dès l'année suivante.

    Sans doute des projets sont sur sa table de nuit, mais lesquels ? Et avec quel argument artistique ? 

    Brigitte BARDOT continue d'apparaitre dans des shows, voire dans une publicité, mais pas de film en 1974, il faut bien se rendre à l'évidence, et l'actrice le confirmera au fil du temps, elle ne reviendra pas au cinéma. A 40 ans, elle se lance définitivement dans la protection des animaux avec un certain acharnement payant, puisqu'aujourd'hui elle symbolise encore la protection des animaux. Une seconde vie qu'elle avait tout à fait le droit de vivre.

    Elle n'a jamais cédé aux sirènes pour revenir sur un tournage contre un très gros chèque, et c'est tout à son honneur.

    Quelle que soit sa vie personnelle et ses avis plutôt tranchés, elle reste et restera la plus grande star du cinéma français. Aujourd'hui encore elle est l'actrice française la plus connue à l'étranger. Avec près de 100 millions de spectateurs en France elle demeure la championne du box office féminin.

    Après avoir été considérée comme une has been dans les années 90, force est de constater qu'il y a un fameux revival autour d'elle. Les blogs consacrée à sa splendeur ne se comptent plus, elle a bénéficié d'une exposition à succès sur sa carrière. Il reste ses films qui permettent à la jeune génération de prendre conscience de ce qu'elle a accompli dans sa carrière.

    J'espère que ce blog a permis, même modestement, à certains de redécouvrir les films de la belle.  Que ces fameuses initiales "B.B" raisonnent encore longtemps....   

     

     

    LES "INDISPENSABLES" DE BRIGITTE BARDOT

     

    LE MEPRIS

     

    LA VERITE

    ET DIEU... CREA LA FEMME

    EN CAS DE MALHEUR

    VIE PRIVEE

     

    A DECOUVRIR OU A REDECOUVRIR

     

    L'OURS ET LA POUPEE

    VIVA MARIA

    LA LUMIERE D'EN FACE

    MANINA...LA FILLE SANS VOILES

    BABETTE S'EN-VA-T-EN GUERRE

    LE REPOS DU GUERRIER

     

    A EVITER

     

    DON JUAN 73

    A COEUR JOIE

    SHALAKO

    COLINOT TROUSSE CHEMISE

     


     

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    LA DERNIERE IMAGE DE BRIGITTE BARDOT AU CINEMA
     
     
     
     
    AFFICHE ITALIENNE
     
     

    COLINOT TROUSSE CHEMISE - BOX OFFICE BRIGITTE BARDOT 1973

     
     
    AFFICHE ITALIENNE 2
     
     
     
     

    COLINOT TROUSSE CHEMISE - BOX OFFICE BRIGITTE BARDOT 1973

     
     
     
     
     
     
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  • Commentaires

    1
    jerome
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    jerome
    Tu as raison, ces derniers films sont désastreux. je pense que BB a abandonné à cause de ça: plus personne ne la prenant au sérieux, elle tombait de Charrybde en Scylla! elle l'a fort bien compris, et s'est raccroché à la cause animale...il était temps: dans ses mémoires, elle explique que pendant le tournage des "Novices", elle turbinait à trois bouteilles de vin rouge par jour + une bouteille de champagne....sans commentaires! elle était à la dérive. cela a ouvert le porte à Deneuve...des rôle comme "je vous aime" auraient bien mieux convenu à BB...je pense qu'elle aurait pu durer encore une dizaine d'année si le milieu ne l'avait pas si mal employée; mais on ne refera pas l'histoire!
    2
    Bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    Bertrand

    Quand on compare avec d'autres actrices au top dans les années 70, on s'aperçoit que même dans ces années là et avec des films comme don juan(qui frôle le million!!) ce n'était pas si mal question box office.Entre échecs "honorables" et succés tels que les pétroleuses qui ne fait que 300 000 entrées de moins qu'un triomphe de l'époque comme César et Rosalie avec schneider au top! Voir ce que dit michel deville de la sortie escamotée de "l'ours et la poupée" dans le dvd du film, film qui était parti pour faire un carton aussi important que benjamin du même réalisateur avec deneuve(un des rares vrais gros succés de l'actrice).Et comparez avec les chiffres de tant de films de deneuve dans les 70's ! Certes , c'est une actrice du cinéma d'auteur et on ne fait pas un million d'entrées paris avec marco ferreri , hugo santiago ou lazlo szabo mais tout de même! d'où il ressort d'ailleurs qu'en france, post nouvelle vague et développement de la télé,le seul box office ne compte pas pour inscrire une carrière dans la durée et obtenir les meilleurs rôles, c'est ce qu'ont compris une deneuve, une huppert ou une binoche... Néanmoins chapeau bas Brigitte!

    3
    jerome
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    jerome

    résumé comme ça, en effet... le box office ne fait pas la qualité de la carrière...

    4
    jerome
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    jerome

    je n'ai pas le dvd de "l'ours..." en quoi a-t-il été sabordé?

    5
    renaud soyer
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    renaud soyer

    @ bertrand.

    Oui, je suis assez d'accord, mais il n'empêche que Deneuve, Huppert et Binoche ony quand même émaillé leur carrière de quelques beaux succès, histoire de pouvoir tourner quelques films plus cinfidentiels. 

    Jack NICHOLSON disait qu'il devait faire un succès au box office pour avoir "le droit" de faire 3 films plus risqués.

    Je pense simplement qu'elle n'avait plus envie de manger de la vache enragée, qu'elle n'avait pas envie de se voir vieillir à l'écran. Oui, les producteurs l'ont un peu laissé tomber, mais a t elle vraiment tout fait pour en trouver d'autres ? Les animaus étaient sa seconde ,voire sa principale passion, et c'est bien comme cela ce qu'il s'est passé finalement. Terminer comme DELON avec "L'ours en peluche" ou BELMONDO avec "Amazone" ou "Un homme et son chien" elle l'a évité et c'est bien.

    6
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    Pardon, j'avais mal lu! Mon dernier message concernant la sortie tronquée de l'ours et la poupée s'adressait à jérôme! Pardon Jérôme!

    7
    fabrice ferment
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    fabrice ferment

    Je vais donc vérifier de ce pas le détail exact des entrées salle par salle et semaine par semaine au CNC.

    Je me méfie terriblement des "anecdotes" comme "Marlène Dietrich et Jean Gabin au bord du suicide après l'épouvantable échec commercial de Martin Roumagnac" qui soit dit en passant a réalisé 2,5 M d'entrées en 1946/1947 dont 540000 à Paris.  

    Le film est dans le Top 30 de l'année !

    8
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    Vous avez tout à fait raison tous les deux , elle a évité le déclin total en se retirant assez tôt mais il faut dire qu'elle était une star commeon en faisait à une autre époque où l'on ne comprenait pas le cinéma comme les acteurs le font post nouvelle vague.Désormais on ne peut plus s'appuyer sur le seul box office et il n'existe plus de stars qui peuvent vraiment assurer sur leur seul nom les entréesd'un film , tout cela ainsi que leur côte commerciale est refondu dans la valeur-film, il  vaut mieux tourner avrc un téchiné respecté par la critique "acceptable"type cahiers du cinéma qu'avec certains cinéastes plus commerciaux mais peu respectés si l'on veut accéder à certains rôles césarisables et autres, pour cela il faut donner des gages à la cinéphilie, c'est ce qu'a su faire d'emblée une deneuve "formée " par les cinéastes nouvelle vague au moment de cette vraie prise de pouvoir. Au fond le vrai trait de carrierisme de deneuve , ce n'est pas d'apparaitre de temps en temps dans un succés mais c'est à chaque decennie d'avoir travaillé avec les nouveaux cinéastesprometteurs qui la decennie suivante sont installés et continuent à lui rester fidèle tandis que les nouveaux venus l'esperent comme interprete à leur tour.Cela perpetue de decennie en decennie sa carriere longuissime! elle a compris que post nouvelle vague et post feminisme, tout ne tient pas en france au seul box office. Pour bardot la question ne s'est jamais posée en ces termes car elle n'aimait pas le ciné tout simplement. Elle n'avait sans doute pas la reflexion d'une huppert ou d'une deneuve à ce sujet. Elle a été surtout à un moment précis de l'évolution des moeurs en france (et dans le monde) un phénomène commercial, cela n'avait plus de raisons d'être une fois l'extreme jeunesse passée , ce qui était la pierre de touche de son incroyable pouvoir d'attraction.Et même des films à 2 million d'entrées n'y suffisaient plus! regardez Marceau, connue  comme la plus poplaire des actrices française, elle n'est pas la pompeà entrées comme vous dites mais si , un peu tout de même  car ses cachets importants sont calculés ( pour elle comme pour d'autres d'ailleurs) sur les recettes pub que génèrent les passages télè de ses fims, d'où necessités de tourner des films fédérateurs pouvant passer en prime time , nottament sur tf1, chaine des familles.C'est ce qui la coupe aussi d'un certains cinéma français plus..."respecté" alors qu'une huppert ou une binoche moins populaire y font fureur.Pour Nicholson, Vous avez tout à fait raison mais n'oubliez pas qu'il est dans un systeme américain non soutenu par une politique de subventions d'états, et donc pour le coup entièrement soumis aux lois du box office comme aux plus beau jour des années trente.Cela laisse tout de même aux acteurs américains "artistiquement" tournés une moins grande liberté de manoeuvres, avec une sorte de vie plus..."risquée".PLutot qu'angelina jolie, je vous suggère d'étudier le BO de la superstar julia roberts, 20 ans réguliers au top a hollywood avec tant de fims à 100 millions de dollars sur le territoire US, c'est la premiere fois pour une femme dans l'histoire du ciné americain!! (ni bette davis, ni katharine hepburn , Barbra streisand ou jane fonda n'ont eu ça!!).Connaissez vous le site  US " boxoffice mojo "? vous y trouverez d'innombrables chiffres du Box office américain sur une très longue période classés par acteurs , films, periodes et tenant compte de l'inflation du dollars(autant en emporte le vent toujours au sommet des films les plus rentables de l'histoire)!!Vous devriez y faire un tour!

    Enfin félicitations pour votre millionième "entrée"! Au fond, Renaud, le roi du box office, c'est vous!!

    9
    fabrice ferment
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    fabrice ferment

    La vérité sur l'exploitation Paris de "L'ours et la poupée".
    Renaud sait que je suis assez fou pour avoir chez moi à 23h23 toutes les entrées hebdomadaires, salle par salle du film :

    Le film sort en fait dans 5 salles à Paris :

    Le Balzac (Champs-Elysées)

    Le Festival (place de l'Opéra)

    Max Linder (boulevards)

    Paramount Montmartre (Moulin Rouge)

    Miramar (Montparnasse)

    Les résultats sont excellents donc la semaine suivante, on ajoute 2 salles :

    Paramount-Elysées et Rio-Opéra

    Pendant 3 semaines en effet le film reste en exploitation dans ces salles.

    Comme il faut céder la place à "Dernier domicile connu" dont on sait le potentiel considérable, le film est "transféré" au Triomphe (encore mieux), au Capri (pas loin du Max Linder), au Translux Pullman (Montparnasse), aux Luxembourg et il reste au Festival.
    Je commence à en connaître un sacré rayon en matière d'exploitation 1940/1980 et je peux vous confirmer n'a pas absolument été desservi de ce côté là.

    Ces salles étant tout aussi "classieuses" que les précédentes. 

    10
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    A fabrice.

    Concernant la sortie escamotée de l'ours et la poupée.Dans le dvd ,Nina companeez, compagne et scénariste de deville à l'époque et dernier metteur en scène de bardot comme vous savez, explique qu'ils voulaient deneuve et belmondo lors d'une première mouture du scenario en 1968.Ils sortaient du triomphe de benjamin avec deneuve (environ 2,5 millions d'entrées) et avaient du crédit, les deux acteurs sont d'accord à priori et donc deville et companéez s'attaquent à l'écriture , finalement c'est mag bodard la productrice qui n'aime pas le script et les encourage à se lancer dans un polar, Bye bye barbara, qui à sa sortie début 69, fait un bide enormissime. Ils reprennent donc l'ours avec cette fois ci bardot et cassel pour un "angle" différent. Mag bodard aime mais cette fois ci, ce sont les américains de la paramount qui pensent que cassel est inconnu et bardot sur le déclin.Selon Companeez, bardot y va "à la loyale" et dit aux yankees "ok, je suis bardot, je ne vaux plus rien, vous ne me payez pas , on verra plus tard " le tournage à lieu et finalement le film ne trouve pas de distributeurs et reste dans les tiroirs!!!!!!! (  un bardot quand même!!).Une projection privée pour des critiques est organisée, ils n'aiment pas le film! plusieurs mois passent (ce qui laisse à penser que le film devait sortir entre septembre et décembre 1969) et finalement de gros films prévus pour sortir dans un beau circuit de salles repoussent leur sortie, laissant ces salles vides et cherchant desespérement un bouche trou.Enquêtant sur un film, ils entendent parler de ce bardot et le sortent. Le film bénéficie donc d'une très belle sortie dans 3 belles salles comme on faisait à l'époque.Grande premiere organisée, on reproduit sur les champs élysées l'accident deuch-rolls royce, on frise l'émeute, bonnes critiques, le film démarre en trombe et de l'aveu même de Companeez, il était parti pour faire le même tabac que Benjamin! Malheureusement, au bout de 2-3 semaines, les gros poissons en attente réclament leurs salles et le film est relégué dans des salles plus modestes et diffciles à trouver, ce qui, je cite, "n'a pas tué le film mais il n'a pas fait ce qu'il aurait dû faire"... Michel deville en parle néanmoins comme d'un succés et il dit que ce duo" benjamin-ours/poupée" lui a permis de faire ses films suivants librement et libéré des contraintes commerciales car sur 3 films (avec bye bye barbara) cela lui faisait 2 succés, ce qui "était pas mal". Voilà, j'espère que cela vous a éclairé.Dans le dvd , on voit bardot répondre aux questions d'une journaliste fin des années soixante et dire qu'elle s'imaginerait bien arrêter le cinéma car elle a compris que rien ne vaut qu'on s'y attache , qu'elle a appris à se passer de tout.Deville et Companeez ont des mots très tendre et élogieux sur elle comme femme et comme actrice et companeez parle de colinot(" bardot se sentait ridicule harnachée dans son costume moyennageux et se trouvait moins fraîche dans le mirroir! même si companeez a dit dans une autre interview radio que sur le tournage,quand elle rentrait dans une piece,le monde s'arrêtait tant elle était belle!). Revoir également le bonus des "dames de la côte", le feuilleton triomphal de companeez, où elle parle de la sortie et des critiques de colinot avec sa voix inimitable et super drôle.ils avaient écrit "on s'attendait à piiiiire , c'est piiiiiire!"

    Voila!

    11
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    whaouh quelle interactivité!, Fabrice! Effectivement, les gens de cinéma ont peut être une mémoire sélective mais après tout cela date d'il y a 40 ans et est -il envisageable que le déplacement dans d'autres salles ,même aussi classieuses, ait pu perturber les spectateurs habitués à trouver ce film dans des salles précises à une époque où peut être le public lamda et populaire  ne consultait pas aussi facilement les guides spectacles mais où se laissait "porter" vers ce qu'il voyait dans la rue au hasard  de ses pérégrinations? Quoiqu'il en soit tout marchait un minimum à l'époque où la télé n'avait pas autant envahi les foyers.Les spectacles foisonnaient et faisaient salles combles et pas seulement au cinéma, voir la surabondance d'opéras et operettes partout à Paris et en province, les chanteurs de variétés qui tenaient l'affiche à l'olympia jusqu'a épuisement de la location...une autre époque apparemment d'après ce que me racontent des amis du spectacle...

    12
    fabrice ferment
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    fabrice ferment

    J'ignore si vous connaissez le système d'exploitation en vigueur jusqu'en 1974 qui reposait sur 3 étapes bien distinctes : la 1ère exclusivité, la continuation et l'exploitation dans les salles de quartiers.

    Il était très courant vu la taille des salles de 1ère exclusivité qu'un film ne reste que 3 ou 4 semaines pour ensuite être "transféré" des salles de continuation tout aussi bien placées.

    Je pense que Nina Companeez a plutôt mal vécu le fait qu'il ait fallu "dégager" son film pour installer le très attendu "Dernier domicile connu".   

    Je vous confirme que "L'ours et la poupée" a eu un traitement tout à fait normal. 

    13
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    Oui, j'ai appris ce systeme grace à vos deux sites.Je ne le connaissais effectivement pas avant.De quelle taille était à peu près une de ces énormes salles?Dans les vieux films ou dans bon voyage de Rappeneau qui évoquent les années 40, on voit en effet des cinés énormes comme de vraies salles de spectacles!Le ciné était en effet un vrai spectacle populaire pré6télévision, si je m'en réfère à l'énormité de vos chiffres! Il serait interressant de connaitre les chiffres d'une superstar des annèes 30 et 40 telle que danielle darrieux, vraie coqueluche du publoc de ces années là! sorte de julia roberts spécialisée dans les comédies romantique et dont les films tels que mayerling(36) battement de coeur (40) ou premier rendez vous(41 avaient des exploitations énormissimes .En 38, un article dénonçait le scandale des énormes cachets des stars, elle était la mieux payée avec plus d'un milloin de franc, chiffre énorme à l'époque.Je m'interresse énormément au cinéma français sous l'occupation,pas seulement les films mais la situation "politique" des films.Le cnc ou vous mêmes possedezvous les chiffres d'avant guerre et de l'occupation? je serais curieux de connaitre les chiffres des superstars de ces années là:gabin, morgan, darrieux, viviane romance,harry baur,fernandel,mireille balin, gaby morlay,raimu,pierre fresnay et tant d'autres.Ces stars de la pèriode classique (1930-1960) étaient d'énormes vedettes!  Merci et bonne continuation à vos deux sites!

    14
    fabrice ferment
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    fabrice ferment

    Cher Bertrand, votre curiosité sur ces années anciennes vous honore.

    Il serait bon que vous procuriez les brochures 1961 et 1962 que j'ai éditées au CNC.

    Vous en saurez long sur ces salles qui vous intéressent.

    J'ai une vraie passion pour cette longue époque et connais sur le bout des doigts l'emplacement des salles d'exclu et de continuation.

    La majorité avait une capacité allant de 1000 à 2000 places.

    Le Rex sur les Boulevard (créé en 1932) possédait 3300 fauteuils et le sublime Gaumont Palace (Ibis/Castorama de la place Clichy) : 4220 mais 6200 en 1938 ! L'Eldorado (Théâtre Comédia bd de Strasbourg) : 1500

    Le Paramount à l'Oéra :   1900

    Berlitz (en face du Paramount) : 1600

    Marignan : 1670

    Normandie : 1900

    Richelieu (boulevards) : 1500

    Scala (en face de l'Eldorado) : 1000

    J'en passe et des meilleurs.

    Le système de l'exclusivité était de fait dans tous les pays occidentaux et privilégiait donc "l'exceptionnel".

    Nous disposons au CNC des entrées jusq'uen 1943 inclus et de toutes les recettes jusqu'en 1940.

    Patiente donc ! 

    15
    bertrand
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    bertrand

    Merci beaucoup Fabrice pour votre réponse!Ce sera génial en effet si on peut avoir les chiffres de ces années là! je serai sage et patienterai donc!En effet mettre en fiches darrieux ce serait interressant et interressant à analyser d'autant que sa carriere épouse les évolutions de 40 ans du ciné(du début du parlant aux évolutions de la nouvelle vague en passant par la situation politique de l'occupation! ) et sa carrière est analysable autant dans ses triomphes que dans ses périodes plus creuses en regard de ces bouleversements esthétiques et politiques! c'est assez fascinant, sans compter l'interet plus purement cinéphilique bien sûr! Bravo pour votre travail à tous deux! A bientôt!

    16
    jérôme
    Mercredi 29 Mai 2013 à 05:18
    jérôme

    ouh, la, la, mais j'ai du retard, moi! j'ai loupé cette passionnante discussion! bon, ça conforte ma théorie: Bardot etait "finie" dès..."Viva Maria": j'ai trouvé une interview d'Omar Sharif en janvier 67 qui a monté un projet de film dès 66 avec Bardot qui accepte de n'être que "modestement" payée, mais les producteurs américains veulent...Raquel Welsh! Sharif préfère ne pas donner suite. Bardot, qui a laissé passer Vahé Katcha dans un film qui échoit à Mireille Darc (zut! quel titre déjà?!...Galia?) pense se "rattrapper"a avec "A coeur joie" et le tourne aussi en...anglais! las, le film est nul (et encore moins bon dans la version anglaise parait-il!). à cette époque, elle déclare "on aurait du tourner "Viva" en anglais! malheureusement, elle vas de mal en pis, passant à "histoires extraordinaires" et au mauvais "Shalako" qui aurait du être un super film mais qui fut un flop (elle y est un peu pour quelque chose)...Si bien qu'elle se "brade" pour (je crois) 80 000 Francs (oui: quatre vingt mille) à Jean Aurel pour le nullissime "les femmes". Donc, pour "lours", c'est très plausible qu'elle le fasse quasi "pour rien" et que le film ne trouve pas preneur dans un pemier temps; Le coup de grâce? Robert Enrico qui voulait Mitchum pour son film "Bd du Rhum" et qui s'entend répondre par Poiré: "pour Bardot vous prendrez Ventura, ce sera bien suffisant" rideau! le film fut à peine distribué à l'étranger! après? les miettes: Novices, pétroleuses...des conneries (qui l'une comme l'autre furent mis en "sinistre"!!!), quoi! elle a parfaitement compris ça et s'est tournée vers autre chose...quel gâchis! ajoutons à cela quelle "néglige" les scénario des "Angélique", de "Barbarella"... à la fin, Brigitte ne vend plus que...sa frimousse en couverture de "Jours de France": elle reste omniprésente, mais ça ne suffit pas. elle s'egare  (un peu) dans la variétoche (fille de paille, soleil de ma vie...) fait trois pub par ci, par là... et le téléphone cesse de sonner. Evidemment, la version officielle est sensiblement différente...nomal. Quel dommage, s'ils avaient un tant soi peu soutenu BB...

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