• ASSAUT - BOX OFFICE JOHN CARPENTER 1978

     

     

    ASSAUT

    (ASSAULT ON PRECINCT 13)
     5 JUILLET 1978

     
      ASSAUT.jpg

    Réalisation

    John CARPENTER

    Scénario

    John CARPENTER

    Directeur de la photographie

    Douglas KNAPP

    Musique

    John CARPENTER

    Production

    Johnatan KAPLAN

    Distribution

    GAUMONT

    Durée

    91  minutes

    Le lieutenant Ethan Bishop

    Austin STOKER

    Napoleon Wilson

    Darwin JOSTON

    Leigh

    Laurie ZIMMER

     

    Non loin de Los Angeles, le misérable faubourg d'Anderson a été peu à peu abandonné à la pègre et aux marginaux. Dernier symbole de l'ordre, le commissariat n` 13 va fermer ses portes et, avant que téléphone et électricité n'y soient coupés, Leigh, la secrétaire et Julie, la standardiste, emballent matériel et dossiers avec l'aide du lieutenant Bishop. Tard dans l'après-midi, trois condamnés à mort - Wilson, Lawson et Wells - arrivent au commissariat sous la garde de plusieurs policiers et de l'officier Starker : ils sont enfermés dans les cellules du poste. Au même moment, dans une avenue déserte, non loin de là, des voyous tuent un marchand de glaces et une gamine dont le père abat un des meurtriers avant de se réfugier, terrorisé, dans le commissariat où la tension monte. En effet, avant l'heure prévue, le téléphone ne répond plus et l'électricité est coupée. Dehors, il fait nuit : aucun réverbère ne fonctionne. Inquiet, Starker décide de partir avec ses prisonniers. A sa sortie, le groupe est accueilli par une grêle de balles. Tous sont tués, sauf Wilson et Wells qui refluent dans les locaux. Des silhouettes imprécises courent dans l'obscurité et, avec leurs armes munies de silencieux, tirent sans arrêt, fracassant vitres et mobilier du poste. A l'intérieur, Bishop donne un fusil aux deux détenus et à Leigh tandis que Julie, affolée, ne peut leur être d'aucun secours. Les assaillants, qui tentent de forcer portes et fenêtres, sont repoussés une première fois, mais Julie est tuée. Bishop charge Wells de tenter une sortie pour avertir la police. Le malheureux, à peine dehors, est abattu. C'est alors qu'une voiture de patrouille remarque l'insolite agitation qui règne dans ce quartier désert d'Anderson. Quelques minutes plus tard, d'autres voitures alertées interviennent à temps pour dégager les assiégés sur le point de succomber sous le nombre. Bishop sort du commissariat n°13 avec, à ses côtés, un Wilson à qui on a laissé les mains libres.

    Il aura fallu du temps pour découvrir le deuxième film de John CARPENTER sorti depuis deux ans aux Etats-Unis. Réalisé pour un budget égal à deux sacs de patates le film n’a pas laissé de traces au box office américain, mais a cependant été remarqué par une jeune génération de journalistes US ce qui n’a pas manqué d’interpeller la presse spécialisée Française qui attend de pied ferme ce film à la bonne réputation. Pour le premier film du maître du fantastique, et bien pas de bol, c’est un polar urbain. Un huis clos pesant pour être précis, le synopsis est très habile et peut compenser des faiblesses budgétaires flagrantes et des acteurs quasi inconnus…heu, inconnus en fait. Réalisateur, scénariste et compositeur, John CARPENTER fait preuve de beaucoup d’habileté dans sa manière de mettre en scène les rapports entre des personnages totalement différents que ce soit dans les qualités morales ou dans la position sociale. En bref, un policier black doit composer avec les prisonniers d’un poste qui est pris d’assaut par un gang. Ce huis-clos est passionnant et relevé par la musique lancinante d’un synthétiseur omniprésent. C’est la marque de fabrique CARPENTER. Sorti en plein été 78, le film ne se débrouille pas si mal en parvenant à tenir tout l’été à l’affiche à Paris , ce qui n’est pas un mince exploit. Hélas au niveau national, l’effort est moins soutenu. La vidéo et des diffusions sur des chaînes câblées ont donné les lettres de noblesse à un film qui n’a pas vieilli, la preuve le pauvre remake qui a été fait en 2005 est passé totalement inaperçu, malgré des moyens bien plus conséquents. Nul doute que dans 20 ans, plus personne ne saura qu’il y a eu un remake.  

     

    ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

     

    133 566

     

     

    ENTREES Paris 1ère Exclusivité

     

     

    62 359

     

    ENTREES Paris 1ère SEMAINE

    27 900

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exclusivité

    7

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    12

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    2 325

    1er JOUR Paris

     

    Budget

    0,1 M$

    COTE DU SUCCES

    *

     

     

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  • Commentaires

    1
    steforce
    Mercredi 29 Mai 2013 à 04:57
    steforce
    aaaargh !!! Quel plaisir de parler et de faire découvrir un film tel que ASSAUT, cela montre ce que peut faire un bon metteur en scène avec quelques patates seulement.  J'ai découvert le film sur Canal + vers 1988 et je suis resté sous le charme (je suis fier de l'avoir en DVD). Parfois je me dis que Carpenter a le talent nécessaire pour réussir un drame intimiste, un jour peut-être...
    2
    lotislogan
    Lundi 18 Novembre 2013 à 18:01

    Carpenter est un grand fan du réalisateur howard Hawks et il à réalisé Assault comme un hommage au film Rio Bravo (c'est le film qui lui a donné l'envie de faire du cinéma). Plus tard il fit carément un remake de son réalisateur fétiche : The thing. Remake qui dépasse de loin l'original.

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