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    ALIEN – LE 8ème PASSAGER

    (ALIEN)
    25 MAI 1979 (USA)

     12 SEPTEMBRE 1979

     

     

    Réalisation

    Ridley SCOTT

    Scénario

    Dan O'BANNON

    Ronald SHUSETT

    Directeur de la photographie

    Derek VANLINT

    Musique

    Jerry GOLDSMITH

    Production

    Gordon CARROLL

    David GILER

    Walter HILL - Brandywine

    Distribution

    FOX

    Durée

    117 minutes

    Tournage

    5 juillet 1978 /  décembre 1978

    Dallas

    Tom SKERRITT

    Ellen Ripley

    Sigourney WEAVER

    Lambert

    Veronica CARTWRIGHT

    Brett

    Harry Dean STANTON

    Ash

    Ian HOLM

    Parker

    Yaphet KOTTO

     

    Bien qu'encore éloignés de leur destination, les sept membres de l'équipage du Nostromo, vaisseau commercial intergalactique, sont tirés de leur sommeil artificiel. Le commandant Dallas explique que "Maman", le super-ordinateur de bord, a détecté un signal inconnu sur Zeta-2-Reticuli. Leur contrat leur impose de partir en expédition. Lors de l'atterrissage, la navette est endommagée. Les réparations sont confiées aux deux machinistes, Parker et Brett. Sur son pupitre, l'officier scientifique Ash reste en contact vidéo avec Dallas, Kane et l'angoissée Lambert, sortis chercher l'origine du signal. Lorsque Ripley s'aperçoit qu'il s'agit d'un avertissement, les explorateurs sont injoignables. Le trio repère et pénètre dans un immense vaisseau aux parois osseuses. Ils trouvent un squelette géant d'une race inconnue, au thorax explosé de l'intérieur. Dans un champ d'œufs, une petite créature bondit sur le casque de Kane et s'agrippe à son visage. Ses compagnons le ramènent précipitamment à la navette. Ash les fait entrer malgré l'ordre de mise en quarantaine donné par Ripley. Après analyse, Ash précise que le parasite, constitué de silicone polarisé et d'un acide ultra-puissant, ne peut être ôté sans arracher le visage de Kane. Peu après, l'organisme se détache de son hôte puis est retrouvé mort. Bien que la navette soit partiellement réparée, l'équipage décolle et regagne le vaisseau en orbite. Kane semble se rétablir quand une bestiole - pondue par le parasite - sort de son ventre en lui explosant le thorax. Après les funérailles spatiales pour Kane, l'équipage se répartit en deux groupes munis d'un détecteur de mouvement, dans l'espoir de jeter l'intrus dans le vide. En cherchant à attraper le chat Jones, qui brouille leurs recherches, Brett est embroché par la créature devenue gigantesque. Témoin, Parker donne l'alerte. Faute de trouver une réponse auprès de "Maman" pour détruire l'indésirable bestiole, Dallas se lance à sa poursuite afin de l'acculer dans le sas d'aération. Parker ne retrouvera que son lance-flamme. Devenue la plus gradée, Ripley interroge le super-ordinateur. Elle découvre avec effroi que le Nostromo a été délibérément détourné pour ramener l'Alien aux Services de la Défense, en sacrifiant les humains. Ash tente alors d'étouffer la jeune femme. Surgissant avec Lambert, Parker fracasse la tête de l'officier scientifique... qui se révèle être un androïde. Celui-ci était chargé de protéger la créature indestructible. Bien qu'ils soient trois, Ripley décide de tenter le coup avec la navette, équipée d'un seul habitacle d'hibernation. elle lance le compte à rebours d'auto-destruction du vaisseau. Tandis qu'ils rassemblent du fréon, Parker et Lambert sont tués à leur tour. Trouvant l'Alien sur son chemin, Ripley tente en vain d'interrompre la procédure d'auto-destruction. Elle parvient enfin à récupérer Jones, à grimper dans la navette et à quitter le vaisseau avant qu'il n'explose. Alors qu'elle se prépare à hiberner, elle découvre la présence de l'Alien. Enfilant une combinaison spatiale, elle l'éjecte dans le sas et le grille d'un coup de réacteur. L'humaine et l'animal peuvent enfin se plonger dans leur long sommeil de retour...

    (cinéclap)

    L’état du cinéma fantastique n’était pas exceptionnel dans la deuxième partie des années 70. Il y a eu les succès de « l’exorciste » et plus tard celui de la « malediction » qui se situaient dans un milieu urbain et un cadre familial. Mais depuis, peu de frissons. Quant aux films de science fiction ils étaient limités par la frontière des effets spéciaux, qui ne permettaient que de filmer des monstres en plastique sur un fond quelconque, quand ce n’est pas un acteur dans un costume qui bousille des maquettes des villes Japonaises. Heureusement au niveau la bande dessinée les choses ne sont pas pareilles. Le genre est au contraire flamboyant grâce notamment à l’action de la Bande dessinée Française reconnue dans le monde entier, grâce à des artistes uniques tels MOEBIUS, DRUILLET, MEZIERES,BILAL…
    En 1977 beaucoup de verrous sautent avec « Star Wars » distribué et produit par la FOX qui devient le plus grand succès de tous les temps. Le succès du film est du, en particulier, a une stupéfiante scène d’attaque finale gérée par ordinateur. La frontière de ce qui est possible de donner à l’écran vient de reculer. La FOX vient de découvrir que les prochaines recettes phénoménales du Box Office seront sans doutes générées par des films à effets spéciaux plus crédibles désormais. C’est pourquoi il est décidé de lancer d’autres films fantastiques, et cela tombe bien puisque le jeune producteur / réalisateur Walter HILL leur faire part de mettre en route un de ses projets dont il a écrit le synopsis « Alien ». En l’état le film n’est qu’une énième resucée d’attaque de monstre dans l’espace. Pas de quoi s’emballer. Le coup de génie est de confier la réalisation à Ridley SCOTT réalisateur de pub qui a connu un petit succès d’estime avec « les duellistes » qui a la particularité d’être d’une très belle facture esthétique. Pour SCOTT le film doit être révolutionnaire dans son traitement et surtout compter sur les plus grand talents pour le design du film : Jean GIRAUD et le barré GIGER participeront largement à l’esthétique du film. Ridley SCOTT compte sur un ton résolument réaliste pour ne pas ressembler à « Star Wars » space opéra typique. Le « nostromo » sera donc un cargo spatial « normal » qui compte dans son équipage des techniciens « normaux » et un médecin qui ramène du minerai sur terre. A la suite d’un message d’aide intercepté, ils explorent un vaisseau spatial qui s’est échoué sur une planète inhospitalière. Ripley le second du vaisseau s’aperçoit qu’il s’agissait d’un signal d’avertissement, mais trop tard, l’intrus, le « alien » est ramené à bord du cargo. La grande force du film est d’installer une angoisse progressive dès lors que le « Alien » élimine un à un les membres du vaisseau. Il est évident que le fait que le Alien affronte des gens normaux force l’identification des spectateurs envers les membres de l’équipage. Lorsque le Alien surgit de l’ombre où sa carapace noire le dissimule parfaitement pour éliminer Lambert, celle-ci pleure comme une enfant, les jambes coupées  par la terreur. Car c’est parce que l’équipage n’est composé que de gens comme tout le monde qu’il commet une erreur mortelle. Le « alien » n’est qu’un animal  frustre qui craint le feu et la lumière et qui utilise les zones d’ombres pour se dissimuler et attaquer isolément les membres d’équipage et les éliminer grâce à une force physique supérieure. Malgré son système de défense organique des plus efficaces, il n’est pas immortel, c’est un être vivant. L’équipage n’avait donc qu’à se regrouper, s’isoler, pour ne pas craindre les attaques de l’Alien, voire facilement l’éliminer. C’est pour cela que lorsque « Ash » constate que Ripley est la seule qui face à l’adversité possède les ressources capable de venir à bout qu’il décide de tenter de l’éliminer. Car, les êtres les plus dangereux sont sans doutes les pontes restés sur terre et qui préfèrent éliminer l’équipage pour ramener un être extra terrestre. RIPLEY dominant sa peur panique va finalement se jouer d’un être frustre qui se reposait lové dans l’ombre, tel un serpent sous une pierre. Si le film fait si peur c’est qu’il joue sur nos terreurs enfantines, la peur d’ouvrir un placard dans une chambre sombre, la peur d’avancer dans un couloir dont on ne sait pas ce qu’il y a au bout. D’une redoutable efficacité, RIdley SCOTT a pu compter sur des décors magnifiques du vaisseau et de ses zones d’ombres dans les soutes ou les salles des machines. Le design des scaphandres sont dus à MOEBIUS mais surtout les dessins les plus originaux sont dus à GIGER dont Ridley SCOTT raconte que les équipes de tournage étaient quelque peu inquiètes du personnage qui restait des journées entières à construire, à peindre des décors bizarres. IL est évident que le design si original du monstre, que l’on ne voit que très peu, renforçant son impact, lui doit tout. Mélange de chair et de métal, apparence phallique, son look traumatisera et fascinera bon nombre de jeunes cinéphiles. Le film compte sur une bande son des plus exceptionnelle où chaque son, chaque bruit se révèle angoissant, la musique participe également à ce climat des plus moites. Le public est chauffé à blanc par une campagne de promotion très axée sur la terreur que la vision du film procure. Sorti dans seulement 91 salles au USA, c’est l’émeute, les salles sont bondées. D’après les échos le film serait terrifiant. Le succès pour un film de ce genre est énorme, près de 80 millions de dollars de recettes sur le sol Nord Américain.
    En France où le film sort 4 mois plus tard la presse s’est emparée du phénomène, le film est présenté comme un film de terreur ultime. D’ ailleurs ma mère, cinéphile bien connue et n’ayant pas mis les pieds dans un cinéma depuis 20 ans, m’interdisait de voir le film malgré mes 13 ans requis, parce qu’elle savait que « des gens » étaient devenus fous en voyant le film et avaient été internés et que les femmes s’évanouissaient durant la séance ( ah,bon…). Heureusement « l’Ecran fantastique », « Mad Movies » (de saines lectures) et « Temps X » sur TF1 rétablissaient la vérité : le film est un chef d’œuvre. Point.
     Le public Parisien réserve un triomphe au film qui prend  très largement la tête du Box Office à sa sortie. Six ans après « l’exorciste » un film fantastique et d’horreur ET de science fiction prend la tête du Box Office. Le genre a enfin ses lettres de noblesse. Bien que le succès du film soit mondial, la France réserve un accueil très favorable au film avec près de 3 millions de spectateurs. Ridley SCOTT rentre dans la A-list des réalisateurs d’Hollywood et Sigourney WEAVER inconnue auparavant se fait connaître dans le monde entier grâce à un physique inédit, ce n’est pas qu’elle ne soit pas belle (bien au contraire) mais elle ne correspond pas aux canons de l’époque, elle est très grande, sportive et énergique (et possède au moins autant de dents que l’Alien). Pour la première fois au cinéma, c’est elle qui porte la (petite) culotte dans un film et montre qu’une femme en a là où on pense. Elle a fait plus pour la cause des femmes que 10 ans de MLF.
    Trente ans après, il reste un film majeur du cinéma. Le film a largement contribué à  l’enrichissement du studio FOX grâce à des ventes continuelles de K7, de laserdiscs, de DVD du film qui compte sur un vivier de fans qui ne se dément pas avec les années. Grâce à « Star Wars » et à « Alien » qui défrichent le terrain, les années 80 seront ouvertes à un déferlement d’œuvre de science fiction où les effets spéciaux seront de plus en plus perfectionnés, les histoires plus abouties. Merci à eux.       

                      

    ENTREES France

     

    2 886 118

     

     

    ENTREES Paris 1ère exploitation

     

     

    612 090

     

     

    ENTREES PARIS TOUTES EXPLOITATIONS

     

    (81 100 entrées en 1982)

    (34 102 entrées en 2003)

     

    727 292

    ENTREES Paris

     

    1ère semaine  n°1

    2ème semaine n°1

    3ème semaine n°3

    4ème semaine n°3

    5ème semaine n°5

    6ème semaine n°8

     

     

     

    167 929(29)

    121 778(29)

     81 082 (31)

     61 095 (30)

    44 926 (30)

    26 785 (19)

     

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS

    32

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    29

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    5 787

    1er JOUR Paris

     

    Budget

    11 M$

    (34 M$ 2008)

    Recettes US

     

    78.9 M$

    (240 M$ 2008)

    Recettes mondiales

     

    184 M$

    (560 M$ 2008)

     

    BOX OFFICE ANNUEL USA

    N° 6

    BOX OFFICE ANNUEL France

    N° 7

    BOX OFFICE ANNUEL Italie

    N° 13

    BOX OFFICE Allemagne – 1 957 963 entrées

    N°13

    BOX OFFICE Espagne – 1 379 717 entrées

     

    COTE DU SUCCES

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