• ADIEU L'AMI - CHARLES BRONSON BOX OFFICE 1968

     

    ADIEU L’AMI

     

    14 AOUT 1968

     

     


     

    Réalisation

    Jean HERMAN

    Scénario

    Sébastien JAPRISOT

    Directeur de la photographie

    Jean-Jacques TARBÈS

    Musique

    François de ROUBAIX

    Production

    Serge SILBERMAN

    Distribution

    C.C.F.C

    Durée

    95 minutes

    Tournage

    15/01/ 1968 / 9 /03/ 1968

    Dino Barran

    Alain DELON

    Franz Propp

    Charles BRONSON

    Isabelle Moreau

    Olga GEORGES-PICOT

    Dominique Austerlitz

    Brigitte FOSSEY

    L'inspecteur Antoine Meloutis

    Bernard FRESSON

     

     

    Marseille, en hiver, au lendemain de la guerre d'Algérie. Un paquebot ramène en France des légionnaires, parmi lesquels un médecin, Dino Barran. Dès son arrivée, celui-ci est abordé par une jeune femme qui recherche son ami, un certain Mozart. Dino dit ne pas le connaître. Il fait bientôt la connaissance de Franz Propp, légionnaire lui aussi, qui semble vouloir se lier avec lui. Isabelle Moreau, la jeune femme qui l'avait abordé à son arrivée, retrouve bientôt Dino. Elle avait fait engager Mozart dans son entreprise, comme médecin chargé de faire passer les visites médicales. Dino part avec elle pour Paris et prend la place de Mozart. Isabelle le convainc de l'aider à remettre dans le coffre de la société des titres qu'elle avait dérobés. Une caméra doit filmer l'ouverture du coffre et ainsi permettre à Dino et Isabelle d'en connaître la combinaison. Mais ils ne réussissent à découvrir que trois chiffres sur sept. Dino décide malgré tout de tenter le coup : les fêtes de Noël lui permettront de passer trois jours et trois nuits à essayer de trouver la combinaison. Franz Propp, qui semble avoir suivi Dino à Paris, fera partie de l'expédition, bien que Dino ne le souhaite pas. Propp s'intéresse quant à lui à la très grosse somme d'argent que doit contenir le coffre. Les deux hommes finissent par ouvrir celui-ci, mais il est vide. Ils découvrent bientôt un des vigiles de la société, tué de quatre balles de revolver, Lorsque les bureaux de la société ouvrent de nouveau, ils réussissent à s'enfuir. Ils veulent partir pour Marseille, en faisant mine de ne pas se connaître. La police leur tend un piège à Orly : Franz est arrêté, tandis que Dino se réfugie chez son assistante dans la société, Dominique Austerlitz, surnommée "Waterloo". A la police, Franz nie connaître Dino, qui, de son côté, découvre qu'Isabelle s'est présentée à lui sous un faux nom. Il convainc "Waterloo " de l'accompagner dans son ancien bureau pour découvrir la véritable identité d'Isabelle. Mais celle-ci l'attend, son propre revolver à la main : elle a tout organisé avec la complicité de " Waterloo " pour dérober l'argent et faire porter tous les soupçons sur Dino et Franz. Les policiers sont lit eux aussi, qui abattent les deux femmes. Devant l'inspecteur Meloutis. Dino et Franz persistent à feindre de ne pas se connaître : pas un regard complice, pas un sourire ne les trahit. Propp prend juste la main de Dino dans les siennes, pour allumer une cigarette. Emmené par Méloutis, Dino lui hurle au visage le mot de Propp : « Yeahhh !!! »

     

    Une date à marquer d’une pierre blanche pour Charles BRONSON. Avec ce film, l’acteur accède à la popularité en France et  forge l’image définitive du personnage Charles BRONSON.

    Alors que Alain DELON a connu un grand succès avec « les aventuriers"» en 1967, il reste sur trois vestes au box office avec le bide surprise de "Diaboliquement vôtre" et celui plus prévisible de "La motocyclette", il convient de se refaire rapidement une santé au box office. Pour ce faire il accepte le rôle vedette d’un polar « adieu l’ami » dont le scénario inspiré d’un roman de José GIOVANNI est adapté par Sébastien JAPRISOT et mis en scène par Jean HARMAN, dont le vrai nom est plus connu, il s’agit de Jean VAUTRIN.

    DELON cherche une vedette américaine pour le rôle. Richard WIDMARK est évoqué, mais comme Charles BRONSON tourne en Espagne et que DELON a remarqué les compétences physiques de l’acteur, un deal sera conclu rapidement avec l’acteur qui tourne son premier film français.

    Le calcul sera bon. Sans doute BRONSON ne se doute pas du formidable accueil du public à son égard. Certes, DELON monopolise la majorité du film, mais le rôle marquant est bel et bien celui de BRONSON. Celui-ci justifie déjà de près de 20 ans de travail à Hollywood, et il a possède un sacré métier. Les deux acteurs sont athlétiques il est vrai, même si BRONSON a 15 ans de plus, physiquement c’est une vraie caisse. Les muscles dessinés, tel un fauve, il  impressionne par le charisme qu’il dégage. Certes DELON, c’est pas mal non plus. Comme d’habitude, DELON joue la pile électrique, le nerveux. BRONSON, lui, est un félin nonchalant, dotant son personnage d’une terrible personnalité.

    Au cours du film, nos deux héros sont emprisonnés dans la salle des coffres, ce qui donne l’occasion de les voir torses nus, tous muscles dehors.

    BRONSON se fait attraper par la police (assommé par une bonne beigne donnée par Bernard FRESSON). Doté d’un accent américain à couper au couteau, l’acteur démontre la maîtrise de ses nerfs, en jouant avec l’inspecteur, en empilant des pièces de monnaie dans une tasse de café sans faire déborder le liquide de la tasse. Son personnage lâche régulièrement des « yeahhh ! » qui demeureront célèbres.

    Bien sûr les deux acteurs monolithiques feront tout pour ne pas avouer aux flics qu'ils étaient ensemble dans le coffre,c'est un des bons gimmicks du film.

    C'est un très bon polar, très spectaculaire, un petit classique du genre.

    Sorti à la fin de l’été, le film prend la première place du box office parisien, avant de chuter sensiblement la deuxième semaine, effet habituel pour les films policiers. Mais, bénéficiant d’un bouche à oreille favorable, le film reprend sa première place avant de se maintenir remarquablement durant les trois mois suivants. Le film devient un très grand succès populaire et entre dans le top 10 annuel, ce qui n’était pas vraiment attendu. Charles BRONSON est découvert par le public français grâce à sa fine moustache qui orne un visage émacié, un physique  hors du commun, et un fort accent américain. Il est devenu populaire, et ce phénomène ne va pas s’inverser, loin de là, les mois suivants, alors que l’acteur tourne sous les ordres de Sergio LEONE « il était une fois dans l’Ouest ». Pour l’acteur c’est la fin des seconds rôles.  

    Pour Alain DELON, c'est la confirmation qu'il est une très solide star du Box Office dès lors qu'il demeure dans le genre des polars à la française. Ce résultat, très rassurant, montre qu'il peut être l'égal de BELMONDO dans le coeur des français. Il va devenir plus attentif dans le choix de ses films et va d'ailleurs renforcer ses investissements. Le meilleur est à venir.  

     

     

    ENTREES France

     

     

    2 639 716

     

     

    Exclusivité Paris

    419 272

     

    Total ENTREES Paris

    TOTAL PARIS BANLIEUE

     

     

    681 710

    924 271

    Entrées PARIS exclusivité

     

    1ère semaine n° 1

    2ème semaine n° 2

    3ème semaine n° 1

    4ème semaine n° 2

    5ème semaine n° 2

    6ème semaine n° 3

    7ème semaine n° 6

    8ème semaine n° 7

    9ème semaine n° 6

    10ème semaine n° 3

    11ème semaine n° 7

     

     

     

    58 385

    38 762

    51 551

    47 083

    41 248

    38 340

    29 902

    25 404

    23 773

    23 654

    20 797

     

    NOMBRE DE SEMAINES PARIS

    14

    NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

    4

    Moyenne entrées par salles 1ère semaine

    13 346

    1er JOUR Paris

     

    COTE DU SUCCES

    * * *

     

    BANDE ANNONCE / TRAILER DE "ADIEU L'AMI"

     

     

     

     

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